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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 08:52

 

 

 

 O mon peuple, que t’ai-je fait ?

            En quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi!

            Peuple égaré par l’amertume

            Peuple au coeur fermé,

            souviens-toi !

            Le Maître t’a libéré.

            Tant d’amour serait-il sans réponse,

            tant d’amour d’un Dieu crucifié ?

ViergeChristCouronne.jpg

 


                

 

Hagios, Ischyros

Hagios Athanatos,

Hagios, o Theos,

eleison imas.

Sanctus Deus

Sanctus fortis,

Sanctus immortalis,

miserere nobis.

 

 

O Dieu saint,

O Dieu fort,

O Dieu immortel,

prends pitié de nous.

 

 

Moi, depuis l’aurore des mondes,

j’ai préparé ton aujourd’hui ;

toi, tu rejettes la vraie Vie

qui peut donner la joie sans ombre,

ô mon peuple, réponds-moi !

 

Moi, j’ai brisé tes liens d’esclave,

J’ai fait sombrer tes ennemis ;

Toi, tu me livres à l’Ennemi,

tu me prépares une autre Pâque, 

ô mon peuple, réponds-moi !

 

Moi, j’ai pris part à ton exode,

Par la nuée je t’ai conduit ;

toi, tu m’enfermes dans ta nuit,

tu ne sais plus où va ma gloire,

ô mon peuple, réponds-moi !

 

Moi, j’ai envoyé mes prophètes,

Ils ont crié dans ton exil ;

toi, tu ne veux pas revenir,

tu deviens sourd quand je t’appelle,

ô mon peuple, réponds-moi !

 

Moi, j’ai voulu, vivante Sève,

jeter l’espoir de fruits nouveaux ;

toi, tu te coupes de mes eaux

mais pour aller vers quelle sève ?

ô mon peuple, réponds-moi ! 

 

               Vigne aux raisins d’amertume,

               Vigne aux sarments desséchés,

               Souviens-toi !

               La Grappe fut vendangée ;

               ce Fruit mûr serait-il sans partage,

               ce Fruit mûr que Dieu a pressé ?

 

Moi, j’ai porté le poids des chaînes,

j’ai courbé le dos sous les fouets ;

toi, tu me blesses en l’opprimé,

l’innocent tombé sous la haine,

ô mon frère, réponds-moi !  

 

Moi, j’ai porté sceptre et couronne

Et manteau royal empourpré ;

toi, tu rougis de confesser

le Fils de Dieu parmi les hommes,

ô mon frère, réponds-moi !

 

Moi, j’ai marché vers le Calvaire

Où mes deux bras furent cloués ;

toi, tu refuses la montée

Quand meurt en croix l’un de mes frères,

ô mon frère, réponds-moi !

 

Moi, je revis depuis l’Aurore

Où le Vivant m’a réveillé ;

toi, le témoin de ma clarté,

es-tu vivant parmi les hommes ?

ô mon frère, réponds-moi ! 

 

               Frère sevré d’amertume,

               frère au coeur desséché,

               souviens-toi !

               Ton frère t’a relevé,

               Jésus-christ, le Verbe et la Réponse,

               Jésus-Christ, l’Amour révélé

 

 

Le mot latin improperium signifie « reproche ». Les Impropères sont les « reproches » attristés du Christ au Peuple qui l’a rejeté ; on les chante le Vendredi saint pendant l’adoration de la Croix. A chaque fois, un bienfait de Dieu dans l’Exode est mis en contraste avec un épisode de la Passion. En réparation, l’assemblée reprend en refrain l’acclamation grecque Hagios o Theos.
(Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie)

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 08:59

Nous allons parler de ma Passion, afin que ton âme s'alimente constamment de ce souvenir et que mes âmes trouvent où rassasier leur faim et apaiser leur soif.  (Jésus à Soeur Josefa Menéndez)

 

Josepha Menendez   Ma Révérende Mère,

Je ne doute pas que le Sacré-Coeur de Jésus n'ait pour agréable la publication de ces pages toutes pleines du grand amour inspiré par sa grâce à sa très humble servante Maria-Josefa Menéndez: puissent-elles contribuer efficacement à développer en beaucoup d'âmes une confiance toujours plus complète et plus aimante dans l'infinie miséricorde de ce divin Coeur envers les pauvres pécheurs que nous sommes tous.

C'est le voeu que je forme en vous bénissant, vous et toute la Société du Sacré-Coeur.

Em. Card. Pacelli (le futur Pape Pie XII) qui bénissait ainsi la première édition complète de UN APPEL A L'AMOUR. (1938)

 

Chère amie, Cher ami,

En ce début de Triduum Pascal, j'aimerais vous offrir un des plus beaux joyaux que j'aie dans ma bibliothèque et dans mon coeur... Joyau hélas trop oublié!

J'ai recopié (en y ajoutant quelques extraits à partir de l'Oeuvre complète et quelques images) un petit livret édité à de nombreuses reprises à partir de 1944, tiré d'UN APPEL A L'AMOUR, et je l'ai mis en forme pour que vous puissiez l'imprimer et le garder, et le relire et le méditer à loisir...

Jésus non seulement y raconte sa Passion mais encore et surtout comment Il a pensé à nous durant ces Heures, et quelles lumières nous pouvons en tirer pour notre vie...

Puissent ces pages être pour vous source d'une plus grande intimité et union avec le Seigneur, en ces derniers jours de Carême mais aussi durant toute votre vie!

Belle Fête de Pâques!

 

Pour aller plus loin, le site de l'Oeuvre du Sacré-Coeur


La Passion de Jésus-Christ telle qu'elle a été révélée à Soeur Josefa Menéndez

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 14:13

Eh bien, voici un texte, s'il en est, que j'aimerais pouvoir, s'il était possible, mettre entre toutes les mains et... enraciner dans tous les coeurs! 

Surtout ne vous enfuyez pas dès que vous en aurez lu le titre... Nan nan... Il ne va pas vous manger, puisqu'il ne m'a pas mangée, moi, qui ai pourtant, à chaque fois, les mêmes angoisses que tout un chacun devant le confessionnal, et qui ai cependant pris le temps de le lire attentivement avant de décider de vous le partager  

Loin d'être moralisateur ou chargé de conseils plus difficiles à suivre les uns que les autres, il met en douce Lumière, avec simplicité, lucidité, profondeur, sagesse et même... humour! certaines manières erronées que nous avons d'aborder le Sacrement de Réconciliation; il nous encourage avec délicatesse à les corriger... sans crainte ni scrupule, dans une démarche de Vérité, sous l'Eclairage vivifiant de l'infini Amour miséricordieux du Seigneur.

Le père dominicain qui l'a signé doit avoir une longue expérience du Pardon que l'on vient chercher et qu'il accorde In Persona Christi dans cette petite boîte:

confessionnal

Puisse ce beau texte nous aider à nous bien préparer à la Joie de la Résurrection du Christ, ainsi qu'à toutes nos résurrections quotidiennes en Lui !!!

P.S Le Père Chery prétend qu'il ne s'adresse pas aux "grands pécheurs"... qu'il me permette de ne pas être d'accord avec lui!

 

L'ART DE SE CONFESSER      

 

INTRODUCTION

Ces lignes ne s'adressent pas aux « grands pécheurs » qui viennent se décharger auprès du Christ d'un lourd fardeau. Et pas même aux catholiques de l'unique confession pascale. Mais peut-être pourront-elles offrir quelque utilité aux personnes qui ont « l’habitude » de la confession, hebdomadaire, bi-mensuelle ou mensuelle. 

« L'habitude » : mot sans couleur s'il désigne simplement une louable régularité ; mot tristement gris s’il désigne une routine. Et malheureusement, chacun sait qu'une louable régularité dégénère facilement en routine. La plupart des pénitents se désolent sur la misérable banalité de leurs confessions, sur le peu de fruit qu'ils en retirent, et même parfois sur le peu d'intérêt de l'exhortation que le confesseur leur adresse quand ils viennent le trouver. Plusieurs en prennent le dégoût, ne se confessent plus que par coutume, ou, finalement, arrivent à espacer leur recours au sacrement de pénitence d'une manière qui est préjudiciable à leur progrès spirituel.

Ce dégoût et ses conséquences ne viennent-ils pas de ce qu'ils ne savent pas se confesser ? Il y a une manière, un « art », qui ferait de cet exercice régulier un sérieux moyen de sanctification. En écrivant ces lignes, nous avons songé particulièrement à cette nombreuse jeunesse – jeunesse d’action catholique, jeunesse des foyers nouveaux – qui cherche à vivre un christianisme vrai, dans un généreux effort de sincérité. Point encore« habituée » elle souffre de toute menace de sclérose, elle a horreur des routines et rejette les formalités. Elle a raison. Mais il faut qu'elle sache que le formalisme s'introduit par la faute des « usagers », si j'ose dire, et qu'il dépend d'elle de garder intacte sa vitalité religieuse ou de la laisser s'étioler, faute d'un effort personnel.

Les rites sont porteurs de vie, mais aux seuls vivants.

L'usage de la confession, si elle est bien comprise, peut être un sérieux appui pour le développement de la vie spirituelle.


I. LA CONFESSION N'EST PAS TOUT.

CONTRITION ET ABSOLUTION SONT PLUS IMPORTANTS

 

Mais d'abord, puisque nous allons parler de la confession et rien que de la confession, il faut noter soigneusement qu'elle n'est pas tout le sacrement de pénitence, qu'elle n'en est même pas l'élément principal. Celui-ci comporte un regret, un aveu, une absolution, une réparation. Le sacrement est constitué essentiellement par une absolution effaçant la faute d'un cœur qui se repent. Qu'un pénitent – sur son lit de mort, par exemple – ne puisse exprimer son aveu, le sacrement peut se passer de cet aveu ; il ne peut se passer du regret. Dieu, de son côté, peut se passer du sacrement (en l'absence de tout prêtre qualifié pour le donner) : il ne peut sauver une âme malgré elle, remettre un péché qu'on refuse obstinément de regretter.

Feront bien de s'en souvenir ces personnes pour qui l’essentiel semble être leur accusation. Que le prêtre les exhorte à la contrition, aux moyens à envisager pour ne pas retomber dans leur faute, elles paraissent ne pas le suivre, distraites qu'elles sont, une fois leur accusation faite, par le souci d'énoncer encore tel ou tel péché qui n'est pas d'abord venu sur leurs lèvres. S'il s’agissait d'une faute grave, il serait normal qu'on ne voulût pas se retirer avant de l'avoir exprimée ; mais le plus souvent il s'agit de fautes vénielles. On s'inquiète surtout d'être complet ; il faut s'inquiéter surtout d’être contrit.

Et on en tirera cette conséquence que, dans les quelques instants que l'on consacre d'ordinaire à se préparer immédiatement à sa confession, on fera bien de ne pas tout donner à « l'examen de conscience », mais plus encore d'implorer la grâce de Dieu pour obtenir un sincère regret de ses fautes, d'exprimer par avance sa contrition, son intention de ne pas retomber.


II. A QUI S'ADRESSER POUR SE CONFESSER?

 

À qui vais-je m'adresser pour me confesser ?

Première réponse : à un prêtre. J'emploie à dessein ce terme général pour souligner que l'importance primordiale, dans l'usage du sacrement de pénitence, doit être accordée, non aux qualités de l'homme qui entend la confession, mais à sa qualité de ministre du Christ. Parce que nous manquons de foi, nous nous attachons exagérément à la valeur humaine du confesseur, valeur réelle, objective, ou valeur que lui attribuent notre sympathie et notre confiance. Qu'elle soit à prendre en considération, c'est indéniable, mais à un point de vue qui se situe pour ainsi dire en marge du sacrement. Elle va jouer pour les conseils qui suivront l'accusation et précéderont l'absolution. Mais le sacrement n'est pas constitué par ces conseils ; il peut même s'en passer totalement. L'important est d'avoir affaire au Christ qui détient le pardon, au Christ vivant et agissant dans son Église. 

Tout prêtre ayant reçu de l’Église les pouvoirs de vous absoudre validement agit in persona Christi, au nom du Christ. Il ouvre pour votre âme la source du pardon qui est le sang du Christ Rédempteur et il la lave dans ce sang. 

Erronée par manque de foi est donc l'attitude de ces pénitents qui diffèrent de se libérer d'un péché grave ou qui retardent indéfiniment une confession qui les sortirait d'un malaise grandissant (en les purifiant des foyers d'infection qui se propagent peu à peu) parce que « leur confesseur » n'est pas là. S'ils avaient la compréhension de ce qu'est le sacrement, souverainement valable dans son oeuvre purificatrice indépendamment de la qualité du prêtre qui l'administre, s'ils comprenaient que le confesseur est avant tout « ministre du Christ », c'est-à-dire oreille du Christ pour entendre l'aveu, sagesse du Christ pour juger, bouche du Christ pour prononcer l'effacement, ils s'attacheraient moins aux apparences humaines et ne différeraient point.

C'est le lieu de dire d'un mot pourquoi je dois avouer mes fautes à un prêtre, au lieu de me contenter d'un aveu directement exprimé à Dieu dans l'intime de mon cœur. C'est parce que je suis membre de l’Église.

Ma faute a offensé Dieu et m'a abîmé moi-même : manquement à l'amour que je dois à mon Créateur et au vertueux amour que je dois porter à cet enfant de Dieu que je suis. Mais elle a aussi porté atteinte à l'Église, au Corps mystique. « Toute âme qui s'élève élève le monde. » Tout chrétien qui déchoit contrarie la perfection de la communauté chrétienne. Le plus obscur des péchés cause une blessure à cet arbre dont je suis un rameau. Que je me détache de l'arbre complètement par le péché mortel ou que je m'en sépare un peu seulement, l'arbre entier souffre. Je relève de l’Église dans ma vitalité, car Dieu a confié pour moi ses grâces à l'Église, Corps du Christ. J'en dois donc aussi relever pour sortir de ma faute. Aux premiers siècles, cette responsabilité devant l'Église apparaissait plus manifestement, lorsque l'accusation était publique, faite devant la communauté réunie. Actuellement, la discipline est adoucie, mais c'est toujours devant l'Église que je m’accuse en la personne du prêtre qui m'entend, de l'Église que je reçois la réconciliation par le ministère du prêtre qui m'absout.

Je me confesse donc au prêtre parce qu'il est prêtre. Cela ne m'interdit pas de le choisir humainement capable de me comprendre et de me conseiller. Ne parlons pas ici, puisque ce n’est pas notre objet, de ce qu'on appelle (un peu improprement, peut-être) la « direction ». Même en restant strictement sur le plan de la confession, il vaut sûrement mieux, pour les progrès de l'âme, qu'elle s'adresse habituellement au même confesseur. Au bout de quelque temps (pourvu qu'on ait suivi, dans la manière de s'accuser, les conseils que nous donnerons plus loin), il sait à qui il a affaire. Il connaît vos tendances, vos faiblesses habituelles. Même si vous avez peu de choses à dire, il sait sur quel point il est bon d'insister dans son exhortation. Vous avez dévoilé peu à peu les difficultés dans lesquelles vous vous débattiez, votre situation particulière : il ne risque pas, comme un étranger qui vous comprendrait mal, de vous dérouter par quelque remarque intempestive. À un moment difficile de votre vie, il peut vous arrêter à temps sur une pente dangereuse. Et à tout moment il est à même de vous suggérer les décisions opportunes, de vous tirer de votre torpeur si vous vous laissez endormir.

Comment le choisirez-vous ? Avant tout de sens droit, de jugement sûr. Saint s'il est possible, c'est bien clair, mais un prêtre équilibré et perspicace sera toujours préférable à un autre d'une vie plus fervente mais d'un jugement moins pondéré. N’oubliez pas qu'il s'agit d'un conseiller, et que, tant vaut la sagesse du conseiller, tant vaut le conseil. Mais il s'agit aussi d’un entraîneur, et vous devez le souhaiter exigeant : un confesseur bonasse, qui se contenterait de vous bercer de paroles lénitives ou de vous renvoyer avec l'absolution et une exhortation générale, risquerait de vous laisser croupir dans votre péché ou vos graves imperfections. C'est pourquoi il faut, au besoin, provoquer le confesseur à cette exigence bienfaisante et accepter humblement ses invitations à l'effort. Vous vous souviendrez que la première condition à réaliser pour qu'il vous soit utile, c'est que vous lui fassiez confiance. Ayez le meilleur confesseur de la ville : s'il vous est impossible de vous ouvrir à lui franchement, il ne pourra rien pour vous. Vous le choisirez donc tel que vous ne vous sentiez pas paralysé en sa présence et que volontiers vous le considériez comme un Père, compréhensif, capable de réaliser votre cas et de s'y intéresser, ouvert aux réalités de la vie, sûr dans ses diagnostics, et d'une bonté ferme dans ses conseils.

Si vous ne le trouvez pas, ne vous désolez pas pour autant ; allez à un prêtre : il a grâce d'état, l'Esprit-Saint se servira de lui quand même pour votre meilleur bien, pourvu que vous soyez à l'écoute.

Si vous le trouvez, n’en changez pas facilement. Tout en restant pleinement libre d'un autre choix, ne vous laissez pas démonter par quelques impressions, à plus forte raison par quelques froissements d'amour-propre ou par quelques exigences ; persévérez jusqu'à preuve évidente que vous ne faites aucun progrès à son école, malgré un effort loyal et constant de votre part.


III. QUELS PECHES ACCUSER?

 

Me voici auprès du confessionnal, commençant mon examen de conscience. Quels péchés vais-je accuser ?

La question se pose, c'est clair. Car je ne saurais prétendre accuser toutes mes fautes. « Le juste pèche sept fois le jour », dit l'Écriture. Moi qui ne suis pas juste, combien de péchés m'échappent chaque jour ? Être complet, faire un total aussi exact que possible : rêve irréalisable – et d'ailleurs inutile. Il faut choisir. Que choisir ?

Évidemment d'abord tous les péchés mortels. Refuser volontairement d'accuser un péché mortel, même si on en accuse d'autres d'une égale gravité, serait rendre la confession nulle et sacrilège. Cet acte par lequel nous nous sommes détournés de Dieu, notre fin dernière, en lui disant équivalemment et bien consciemment qu'il nous était égal de lui désobéir en une matière grave, pourvu que nous puissions satisfaire l'une ou l'autre de nos tendances désordonnées – comment pourrions-nous rentrer en grâce avec Dieu sans le renier et donc l'avouer ? Nous ne pouvons à la fois être en amitié et en hostilité avec Lui. 

La difficulté, pour certains, est de savoir quand il y a péché mortel. Théoriquement, chacun sait : matière grave, pleine advertance, plein consentement. Pratiquement, on se demande souvent : la matière était-elle grave ? Et plus communément encore : ai-je bien consenti ? Sur la première question, il est aisé de se renseigner auprès de son confesseur. Quant à la seconde, du fait qu'on se la pose « en conscience », loyalement, du fait qu'on n’est pas absolument sûr, elle est réglée : il n'y a pas eu plein consentement. Est-ce à dire qu'il ne faut pas accuser ce péché « douteux », ou plutôt « douteusement commis » ? Certes non ! On peut s'autoriser légitimement du doute pour s'approcher du sacrement d'eucharistie ; en rigueur de termes, on n'est même pas obligé de s'accuser de ce péché ; mais on aurait tort, si l'on veut progresser dans la vie spirituelle, de se réfugier derrière cette non-obligation pour conserver une conscience douteuse. Pratiquement, la règle est bien simple. On ne vous demande pas de dire : je m'accuse d'avoir commis un péché mortel, mais : je m'accuse d'avoir commis tel péché, d'avoir accompli tel acte. Qu'on ajoute, si c’est le cas : je ne sais pas si j'ai pleinement consenti, et tout sera dans l'ordre. Nous serons toujours à temps de répondre selon notre conscience, si le confesseur nous demande : croyez-vous avoir, en agissant ainsi, péché mortellement ?

Que penser de la formule, si chère à certains qu'ils l'emploient constamment et quasi automatiquement : « Je m'en accuse comme Dieu m’en reconnaît coupable. » Utilisable à bon droit quand on hésite sur le caractère de sa culpabilité, elle me paraît trop facile et quelque peu hypocrite quand on sait fort bien à quoi s'en tenir. 

Disons par contre, à l'usage de certaines âmes, qu'il ne faut pas voir du « mortel » partout... Un péché qui mérite, de soi, la séparation d'avec Dieu pendant l'éternité et les peines de l'enfer, cela ne se commet pas sans qu'on en ait une claire conscience ! Si cette conscience a besoin d'être formée, on demandera la lumière à son confesseur et l'on s'en tiendra strictement à ses indications. Cette formation de la conscience devrait être faite dans le jeune age. On est stupéfié, en entendant des confessions d'enfants, de leur aptitude à croire mortelles des fautes qui ne sont que des peccadilles... N'y a-t-il pas là (soit dit en passant) une responsabilité qui remonte aux éducateurs, qui ne savent pas proportionner leurs gronderies à la valeur réelle (morale) des fautes enfantines ? En tout cas, ce problème de la formation de la conscience chez l'enfant devrait faire l'objet d'un examen attentif et individuel de la part des parents et des confesseurs habituels, car il est aussi dangereux de laisser les enfants croire à la gravité de fautes légères que de les laisser commettre comme indifférents des actes gravement répréhensibles. Une conscience scrupuleuse, angoissée, dans le jeune âge, prépare un adulte faible, replié, sans virilité, ou, par contrecoup, un adolescent qui se « libère » brutalement d'une contrainte insupportable.

Mortels ou non, on fera bien de s'habituer à accuser d'abord, en tout premier lieu, les fautes qui pèsent le plus sur la conscience, au lieu de les glisser comme par mégarde au milieu d'une longue liste de péchés sans importance... Ainsi se libérera-t-on à coup sûr de fautes qu'autrement on risquerait, cédant à une crainte sotte, de ne pas dire finalement.

Mais c'est surtout sur l'examen et l'accusation des péchés véniels que je voudrais insister ici. N'est-ce pas là que la plupart des « habitués » de la confession sont le plus déficients ?

Quelle est la doléance qu'on entend le plus souvent dans la bouche de ceux qui se confessent fréquemment ? – « La confession m'ennuie, parce que j'ai toujours à dire la même chose... » Ou encore cette autre, qui vise le confesseur : « Il ne me dit rien... » entendez : rien qui sorte de l'ordinaire et qui m'oblige à me secouer.

 

Or, à ces deux défauts qui rendent la confession psychologiquement fastidieuse, la cause est la même : vous ne savez pas vous accuser.

 

Comment s'accusent la plupart des pénitents ?


Les uns (le petit nombre, il est vrai) oublient que le péché est un acte, non un état, et ils présentent (ou croient présenter) la couleur de leur âme en disant : « Je suis menteur, le suis coléreux, je suis impatient, etc... » Cette manière de dire n'est pas celle qui convient. Vous signalez ainsi une tendance de votre âme ; mais la confession n'est pas un exposé de vos tendances : c’est l’aveu d'actes précis, résultats sans doute de vos tendances, mais différents d'elles comme le fruit l'est de l'arbre. On peut très bien avoir une tendance au mensonge (être menteur) et n'avoir pas commis de mensonges, de fait, dans les quinze jours qui ont suivi la dernière confession. Si on en a commis, c'est « j'ai menti » qu'il faut dire, et non « je suis menteur. »

Ainsi disent d'ailleurs la plupart : « J'ai menti, j'ai manqué à la charité, j'ai été paresseux, j'ai été vaniteux, etc. » Cette forme est plus correcte, mais l'accusation n'est guère meilleure, j'entends : guère plus profitable à votre âme, guère plus susceptible de vous attirer des conseils utiles de la part de votre confesseur ? Pourquoi ? Parce qu'elle est incolore. Elle ne vous a demandé aucune réflexion particulière, aucun effort de mise au point. Elle n'apporte au confesseur aucun « signalement particulier » qui lui permette de voir en quoi votre âme diffère de celle qu'il a eue à juger et à conseiller avant la vôtre. Sur dix pénitents qui se succèdent, neuf au moins pourraient présenter la même liste – et, de fait, hélas ! la présentent... Pourquoi (à moins qu'il vous connaisse par ailleurs) voulez-vous que votre confesseur vous donne exactement les conseils dont vous avez besoin, vous et non pas un autre ? Votre cas particulier ne lui est pas révélé par cette accusation ; elle ne lui offre aucune prise. Il faudrait qu'il fût merveilleusement psychologue et intuitif pour deviner, à travers ce rapide défilé de fautes « standards », à travers cette grille où il ne voit même pas votre visage, les mots qu'il doit dire pour vous atteindre et vous inciter à l'effort que vous, personnellement, devriez entreprendre ! On ne peut demander à tous les confesseurs d'être des Curés d’Ars. Normalement, il ne vous rendra que ce que vous lui aurez apporté.

Si, par surcroît, le pénitent se lance, comme cela arrive, dans une énumération qu'il veut faire exhaustive, s'il prétend tout dire et débite à peu près tous les péchés véniels qui se peuvent commettre (qu'il a sans doute commis, en fait), de telle sorte que cette énumération, faite à un rythme accéléré, dure parfois plusieurs minutes, voilà le confesseur complètement noyé – « Qu'y a-t-il de caractéristique dans tout cela ? » se demande-t-il en vain ? Et, ne trouvant rien, il se contente d'une exhortation générale qui vous sert peu. À qui la faute ?

 

Alors, comment s'accuser ?

 

Soulignons tout d'abord que le péché véniel est matière libre de confession. On n'est pas tenu de l'accuser. Un acte de contrition bien fait, un acte vrai d'amour de Dieu, l'usage d'un sacramental avec foi et humilité suffisent à en obtenir le pardon. Une confession qui ne comporte que des péchés véniels est donc, non une démarche nécessaire au salut, mais un moyen de sanctification. C'est un recours au sacrement, c'est-à-dire au sang purificateur de Jésus, par lequel nous sommes assainis et fortifiés ; c'est aussi, secondairement, un exercice d'humilité fondée sur la connaissance de soi et l'aveu de ce qui gêne le progrès spirituel. Parmi les péchés véniels commis, on sera donc libre de choisir ceux qu'on veut accuser.

Est-ce à dire qu’on va choisir les plus anodins, en reléguant dans l'oubli ceux qui gênent ? Non ! Ce sera exactement le contraire. Un examen de conscience bien fait tendra à faire émerger de la foule des fautes quotidiennes celles qui, du fait de leur fréquence ou du fait de leur malice, sont les plus dangereuses pour la vitalité de l'âme. La physionomie propre de mon âme pécheresse n’est pas plus semblable à celle d'une autre âme que mon visage n'est semblable à un autre visage ; en gros, nous commettons à peu près les mêmes fautes, de même que nous avons tous un nez, une bouche, des oreilles… ; mais l'importance, pour moi, de telle faute, la place qu'elle tient dans ma vie spirituelle, son voisinage avec d'autres fautes de la même famille, voilà ce qui compose mon visage de pécheur. Voilà donc ce qu'un examen de conscience intelligent tendra à mettre en valeur. Inutile d'accumuler une multitude de péchés : cinq ou six, bien choisis, suffiront à se voir et à se montrer tel qu'on est sous le regard de Dieu.

Mais ces péchés (et cette remarque est sans doute la plus pratique de toutes), il s'agira de les faire émerger avec la couleur propre que nous leur avons donnée. – « J'ai menti... » : cela ne signifie rien... Omnis homo mendax, dit le Psaume ; tout homme est menteur. De quelle manière ai-je menti ? À qui ? Dans quelles circonstances ? Pourquoi ? « J'ai menti à une amie malade qui comptait sur ma visite, parce que cela m'ennuyait daller la voir » : qui ne voit que cela constitue un mensonge d'une qualité spéciale ? « J'ai menti dans un salon en m'attribuant des relations que je n'avais pas ; j'ai menti à mes chefs pour obtenir un congé auquel je n'avais pas droit ; j'ai trompé un client sur la qualité de mon travail afin de pouvoir le lui compter plus cher... » : autant de mensonges différents dont l'accusation « j'ai menti » n'aurait donné aucune idée. – « Manquer à la charité » : le péché le plus courant. Pourquoi employer cette expression qui n'a aucune couleur ? Dites plutôt : « J'ai dit une parole blessante à quelqu'un que je n'aime pas, avec l’intention de lui faire de la peine » ou « j'ai témoigné du mépris à un camarade peu intelligent » ; ou « j'ai refusé un secours que j'aurais pu donner à un dans le besoin » ; ou « je me suis moqué d'un infirme »... – Il y a cent façons d'être vaniteux. Quelle est la vôtre ? Est-ce de passer un temps exagéré à votre toilette ? Est-ce de vous regarder dans la glace à tout propos ? Est-ce de faire la roue dans les groupes où vous vous trouvez, en essayant de capter toute l'attention par votre brillante conversation ? – Et votre paresse, comment se manifeste-t-elle ? Par votre obstination à rester au lit quand l'heure est venue de vous lever ? Par votre négligence au devoir d'état, bâclé, à moitié fini ? Par votre nonchalance dans l'attitude ou un amour exagéré des fauteuils ?

On comprend par ces quelques exemples (qu'il serait aisé de multiplier) ce que nous voulons dire quand nous disons : accusez des actes précis, déterminez les circonstances dans lesquelles vous les avez commis, cherchez les mots les plus capables d'exprimer votre faute telle qu'elle a été dans le réel, en tant qu'elle fut votre faute à vous et non celle de n'importe qui. Ce sera tout profit pour vous. D'abord parce que cela vous obligera à vous voir tel que vous êtes ; ensuite parce que ce vous sera une salutaire humiliation (il est plus humiliant de dire : « J'ai passé chaque jour une demi-heure à me farder » que de dire : « J'ai été vaniteuse »...) ; enfin parce que, d’après ces données précises, votre confesseur pourra voir l'état de votre âme et en tirer des conseils appropriés.

Vous n'êtes pas invité pour autant au bavardage. S'accuser avec précision n'est pas « raconter des histoires ». La confession ne doit pas être noyée dans un flux de récits, d’explications, de digressions, où le pénitent perd de vue qu'il s'accuse et où le confesseur ne saisit plus ce que vous avouez être péché. Parfois on entend cette prétendue confession, se transformer en apologie, tout au moins en plaidoyer ; parfois en appréciations sur le compte d'autrui ; parfois en lamentations sur le malheur des temps... Que vous ayez besoin de décharger un cœur trop lourd et de recevoir quelques consolations, ou que vous désiriez certains éclaircissements pour la conduite à tenir, rien de plus légitime. Mais séparez donc nettement les deux ordres de propos : faites votre confession proprement dite en vous en tenant strictement aux fautes ; puis avertissez le confesseur que vous avez quelque chose d'autre à lui dire.


IV. DE QUELLE MANIERE? 

 

Ainsi ne risquera-t-on pas d'oublier, comme nous l'avons déjà noté en passant plusieurs fois, que, dans le sacrement de pénitence, la primauté de valeur revient à la purification par le sang du Christ, non à l'exhortation du confesseur. Et que cette purification est obtenue par le regret. Cette vérité engendre une conséquence pour la manière dont vous devez apporter vos fautes au tribunal de la pénitence : à savoir qu'il ne s'agit pas d'énumérer ses péchés, mais de les avouer.

Pourtant, tout prêtre qui confesse est frappé chaque jour par l'espèce d'indifférence, au moins apparente, avec laquelle nombre de pénitents énoncent leurs fautes. Ils font une énumération, ils dressent une liste : qu'elle soit bien au point, il semble qu'ils ont accompli tout ce que l’Église attend d'eux. Il n'y a plus qu'à recevoir l'absolution et à s'en aller, libérés désormais. La formalité est accomplie.

Or, il n'en est rien. Rien n'est « formalité » dans le domaine des actes religieux, pas plus la messe, dont il ne s'agit pas de « s'acquitter », mais à laquelle il faut participer, que la confession, qui est essentiellement rétractation, reniement du mal qu'on a commis, pour obtenir le pardon. Affaire d'amour, affaire de cœur (c'est-à-dire de volonté). On vient reconnaître qu’on a mal fait, qu'on a manqué à l'amour qu'on devait à Dieu en refusant d'accomplir l'une ou l'autre de ses volontés (volonté que nous soyons loyaux, ou justes, ou purs, ou aimants, etc.). Cela doit se traduire dans la manière dont on dit ses péchés. Confiteor..., dit la formule qu'il est recommandé de dire avant l'accusation : « Je confesse », je reconnais, j'avoue – c'est ma faute, je suis coupable, je me frappe la poitrine. Il faut que votre accusation soit dans la ligne de cette formule. Il ne s'agit pas de « constater » que vous avez été mauvais et de porter cette constatation à la connaissance du prêtre ; il s’agit d'exprimer un regret d'avoir été mauvais.

Il sera donc bon (et ce sera facile si on n'accuse qu'un nombre restreint de péchés) de répéter à propos de chaque faute : « Je m'accuse de… » Cela empêchera, pourvu qu’on y mette son cœur, de tomber dans la sécheresse indifférente de celui qui se contente de raconter ses fautes, au lieu de les avouer.

Convient-il d'accuser des péchés de la vie passée déjà pardonnés dans des confessions antérieures ?

Comme exercice d'humilité, il peut être bon, si cela n'apporte aucun trouble à la conscience, de se reconnaître coupable une fois de plus d'un péché ancien déjà absous. Et non seulement comme exercice d'humilité, mais parce que le sacrement portera sa grâce d'assainissement d'une manière spéciale sur le foyer d'infection d’où est sorti jadis ce péché et qui peut-être n'est pas entièrement nettoyé.

Aux mêmes titres, il peut être bon, en certaines circonstances graves de la vie (avant le mariage, l’entrée en religion, pendant une retraite, etc.) de faire ce qu'on appelle une « confession générale » portant, soit sur une année, soit sur une période plus longue. Mais à une condition : que ce ne soit pas en vertu d'une convention, mais d'un besoin ; qu'on s'y sente poussé par une nécessité intérieure, non par l'argument : « Cela se fait. » (Et cette remarque vaut surtout pour les confessions de retraites.)

Pourtant il y a des personnes qui devront s'abstenir de tout retour sur la vie passée : les scrupuleux. Les scrupuleux sont des malades, et leur maladie consiste précisément dans une inquiétude qui les rend incapables de juger s'ils ont fait ou non, s'ils ont bien fait ou mal fait telle ou telle action. Ils voudraient « être sûrs », et plus ils cherchent cette certitude, plus elle les fuit. Au confessionnal Ils veulent être sûrs d'avoir bien tout dit ou d'avoir bien eu une vraie contrition ; et n'étant jamais sûrs, ils répètent indéfiniment. Épuisante recherche, qui augmente leur maladie en prétendant l'apaiser. Un seul moyen leur reste de se guérir – obéir sans discuter au confesseur, qui leur donnera l'ordre de fermer les yeux d'une manière absolue sur tout passé proche ou lointain.


V. LE FERME PROPOS


Une forme d'inquiétude que ne connaissent pas seulement les scrupuleux mais les sincères, et qui porte sur la qualité de la contrition, s’exprime souvent ainsi : à quoi bon accuser tel péché ? Je n'en ai sûrement pas le regret puisque je sais que j'y retomberai.

Nous sommes là sur le chapitre du ferme-propos.

Distinguons soigneusement : « prévoir qu'on retombera » et « vouloir retomber ».

Assurément, le pénitent qui veut retomber, qui est décidé, à la première occasion, à renouveler sa faute, n'est pas un « pénitent ». Il n'a aucune contrition. Il abuse du sacrement et se fait illusion sur Efficacité de l'absolution qui ne peut effacer un péché sans qu'il soit désavoué par son auteur. Mais ce n'est pas, Dieu merci ! le cas habituel. La plupart ont simplement un sentiment aigu de leur faiblesse, sentiment justifié par la malheureuse expérience des rechutes. Ils croient savoir que leur bonne intention, mise à l'épreuve une fois de plus, ne sera pas plus efficace à l'avenir qu'elle ne le fut dans le passé. Et ils concluent : je n'ai pas la contrition... C'est une erreur. Dans le fond, ils appellent « mal » le mal qu'ils ont fait ; ils voudraient bien ne pas l'avoir fait et être capables de ne jamais y retomber. Mais c'est cela, la contrition ! Dieu ne nous demande pas, pour nous pardonner, que nous soyons sûrs de ne pas retomber ! (Cette certitude ressemblerait fort à la présomption.) Il nous demande d'avoir l'intention de faire ce qui est en notre pouvoir, avec l'appui promis de sa grâce, pour éviter le péché à nouveau. Cette intention est-elle en nous ? Alors nous n'avons pas à redouter l'hypocrisie et l'insincérité. Nos sombres pronostics ne la modifient pas. D'autant qu'ils reposent sur une défiance blâmable à l'égard de la grâce du sacrement. Si le sacrement de pénitence est un moyen de progrès, ce n'est pas tellement par l'effort psychologique qu'il demande de nous : c'est parce qu'il applique à notre âme malade le sang expiatoire et méritoire de Jésus-Christ qui est son remède. Non seulement Jésus nous accorde le pardon qu'il a obtenu à notre bénéfice par sa Passion, mais il nous donne des grâces d'assainissement et de force pour les luttes nouvelles à soutenir ; et précisément sur le plan des péchés que nous avons soumis à l'absolution. C'est en ces grâces qu'il faut mettre notre confiance, non dans les problématiques capacités de résistance de notre bonne volonté.

Ne vous inquiétez donc pas de « demain ». La grâce de demain suffira à demain, pourvu que vous restiez en confiance et en prière. Aujourd'hui, vous avez la grâce d'aujourd'hui, une grâce de contrition. Vouloir porter en imagination la tentation de demain, c'est vouloir porter un fardeau pour lequel vous n'êtes pas aidés : rien d'étonnant qu'il vous paraisse trop lourd et par avance écrasant.

Dire ainsi n'est d'ailleurs pas inviter à l'insouciance. L'accusation doit se compléter par une résolution. Une résolution dont on confiera l'exécution au secours divin, mais que la volonté travaillera à tenir. Pour qu'elle soit efficace, il la faut prendre précise, portant sur tel péché à éviter, non sur l'ensemble des fautes accusées ni même habituellement sur plusieurs. Mieux encore : on s'attachera à prévoir, d'après l'expérience du passé, les circonstances qui pourraient nous amener à la chute, les « occasions » au milieu desquelles, si nous nous y plaçons, nous risquons d'être entraînés à retomber. Et on fera porter la résolution sur ces occasions à éviter. Nous savons que telle compagnie nous entraîne à la médisance, que telles lectures nous orientent vers l'impureté, que tel tiroir ouvert réveille des rancunes mal endormies, que tel genre de conversation excite notre bile : la résolution sera de fuir cette compagnie, de s'interdire ces lectures, de laisser fermé ce tiroir, d'éviter ce thème de conversation. Agir ainsi, c'est se prendre tel qu'on est, capable de succomber là où un autre resterait fort ; c'est ne pas « tenter Dieu » en s'exposant présomptueusement ; c'est donc être logique avec sa contrition. 

Pourquoi, de temps en temps, ne pas garantir sa résolution en la soumettant au confesseur à la fin de son accusation ? Cela aiderait certainement à la mieux tenir.


CONCLUSION

 

Ainsi pratiquée, la confession ne sera plus cette répétition fastidieuse de péchés « standards » qu'elle est trop souvent et qui est une corvée. Elle prendra place, comme un des plus puissants, dans les moyens de sanctification que l'Église du Christ met à notre disposition. En quant au tribunal de la pénitence, nous aurons conscience d'aller au Christ en croix, qui tient en ses mains crucifiées le pardon qu'il a obtenu à notre bénéfice, le sang dont il veut nous laver. Conscients de notre misère, et d'autant plus que nous aurons été plus lucides dans le regard porté sur nos faiblesses quotidiennes, confiants dans sa miséricorde, et d'autant plus que nous l'aurons supplié de nous faire détester notre péché, nous franchirons le seuil du confessionnal dans l'humble disposition de l'enfant prodigue : « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi : je ne suis pas digne d’être appelé ton fils. »

C'est pourquoi nous pourrons nous retirer avec une force nouvelle, fondée sur l'assurance libératrice : « Va en paix, mon fils, ta foi t'a sauvé. »

 

H. CH. CHERY, O.P.

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 01:21

mariealacroixjésusnoirblanc    

STABAT MATER DOLOROSA

Sainte Mère de Dieu, daigne graver dans mon coeur les plaies de Jésus Crucifié

Ô mon Jésus, je Te remercie pour ce livre que Tu as ouvert aux yeux de mon âme. Ce livre, c’est Ta passion que Tu as endurée par amour pour moi. De ce livre, j’ai appris comment aimer Dieu et les âmes. Dans ce livre sont renfermés pour nous des trésors inépuisables.

Ô Jésus, combien peu d’âmes Te comprennent dans Ton martyre d’amour!

(Petit Journal de sainte faustine p.304)

purgatoirelimosna

"aumone pour les ames benies du purgatoire"

Si nous savions combien nous pouvons obtenir de grâces par le moyen des âmes du Purgatoire,

elles ne seraient pas tant oubliées !

(Saint Curé d’Ars)

 

La Passion constitue le "saint des saints" des mystères de Jésus. Elle est le couronnement de sa vie publique, le sommet de sa mission ici-bas, l'œuvre vers laquelle toutes les autres convergent ou à laquelle elles puisent leur valeur.

Avant de commencer, rappelons-nous la recommandation de saint Paul: "Ayez en vous les sentiments qui animaient le Christ Jésus... Il s'est humilié en se faisant obéissant jusqu'à la mort et à la mort de la croix." Plus nous pénétrerons dans ces dispositions qu'avait le Cœur de Jésus en parcourant la voie douloureuse: amour envers son Père, charité envers les hommes, haine du péché, humilité et obéissance, plus nos âmes seront remplies de grâces et de lumières, parce que le Père éternel verra en nous une image plus parfaite de son divin Fils.

Mon Jésus, vous avez parcouru cet itinéraire pour mon amour en portant votre croix. Je veux le faire avec vous et comme vous; pénétrez mon cœur des sentiments qui débordaient du vôtre en ces heures saintes. Offrez pour moi à votre Père le sang précieux que vous avez répandu alors pour mon salut et ma sanctification.

(Dom Columba Marmion, Le Christ dans ses mystères, Éd. de Maredsous, 1947)

O Sacred Head surrounded - By crown of piercing thorn! O bleeding Head so wounded, Reviled and put to scorn!

Death's pallid hue comes o'er Thee, The glow of life decays, Yet angel hosts adore Thee, And tremble as they gaze.

In this, Thy bitter passion, Good shepherd, think of me, With Thy most sweet compassion, Unworthy though I be:

Beneath Thy cross abiding, Forever would I rest; In Thy dear love confiding, And with Thy presence blest.      

CHEMIN DE CROIX (POUR LES AMES DU PURGATOIRE)

Extraits adaptés d’un ancien Chemin de Croix de l’Oeuvre Expiatoire de Montligeon- imprimatur 1962

(je ne l’ai trouvé nulle part sur internet), en orange et Chemin de Croix de Dom Columba Marmion, csb,

en violet- je suis passée du vouvoiement original au tutoiement. Que Dom Marmion me pardonne, lui qui a écrit de si magnifiques ouvrages... J

Les termes employés dans ces prières datent donc d'avant Vatican II et ils peuvent actuellement nous "déranger" un peu, mais ils n'enlèvent rien au fond si on les comprend bien! 


PREMIERE STATION

JESUS EST CONDAMNE A MORT

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Jésus est debout devant le gouverneur romain." Il est debout, parce que, second Adam, il est le chef de toute la race qu'il va racheter par son immolation. Le premier Adam, avait, par son péché, "mérité la mort". Jésus, innocent, mais chargé des péchés du monde, doit les expier par son sacrifice sanglant. Les princes des prêtres, les pharisiens, son propre peuple "l'entourent comme des taureaux furieux". Nos péchés crient par leurs clameurs et exigent tumultueusement la mort du juste. Le lâche gouverneur romain "leur livre la victime pour qu'elle soit attachée à la croix".

Que fait Jésus? S'il est debout parce qu'il est notre chef; si, comme dit saint Paul, "il rend témoignage" de la vérité de sa doctrine, de la divinité de sa personne et de sa mission, il s'abaisse cependant intérieurement devant l'arrêt prononcé par Pilate: il lui reconnaît un pouvoir authentique. Dans cette puissance terrestre, indigne mais légitime, Jésus voit la majesté de son Père. Et que fait-il? Il se livre plus qu'il n'est livré. Il s'humilie en obéissant jusqu'à la mort; il accepte volontairement pour nous, afin de nous rendre la vie, la sentence de condamnation.

"De même que la désobéissance d'un seul homme, Adam, a entraîné la perte d'un grand nombre, ainsi l'obéissance d'un seul, le Christ Jésus, les établira dans la justice."

Nous devons nous unir à Jésus dans son obéissance, accepter tout ce que notre Père des cieux nous imposera par qui que ce soit, un Hérode ou un Pilate, du moment que leur autorité est légitime. - Acceptons aussi, dès maintenant, la mort, en expiation de nos péchés, avec toutes les circonstances dont il plaira à la Providence de l'entourer; acceptons-la comme un hommage rendu à la justice et à la sainteté divines outragées par nos fautes; unie à celle de Jésus, elle deviendra "précieuse aux yeux du Seigneur".

Mon divin Maître, je m'unis à ton Cœur sacré dans sa soumission parfaite et son abandon entier aux volontés du Père. Que la vertu de ta grâce produise en mon âme cet esprit de soumission qui me livre sans réserve et sans murmure au bon plaisir d'en haut, à tout ce qu'il te plaira de m'envoyer à l'heure où je devrai quitter ce monde.

Pardon, Seigneur, pardon pour nous tous ! Que ce pardon s’étende aux âmes du Purgatoire ! Je t’offre pour elles la douleur que ton Cœur ressentit lorsque Pilate t’abandonna à la foule pour qu’elle pût assouvir sur Toi sa cruauté.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

DEUXIEME STATION

JESUS EST CHARGE DE SA CROIX

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Pilate leur livra Jésus pour être crucifié, et ils l'emmenèrent portant sa croix." Jésus avait fait un acte d'obéissance; il s'était livré aux volontés de son Père, et maintenant le Père lui montre ce que l'obéissance lui impose: c'est la croix. Il l'accepte comme venant des mains de son Père, avec tout ce qu'elle comporte de douleurs et d'ignominies. En cet instant, Jésus acceptait le surcroît de souffrances qu'apportait ce lourd fardeau à ses épaules meurtries, les tortures indicibles dont ses membres sacrés seraient affligés au moment de la crucifixion; il acceptait les amers sarcasmes, les haineux blasphèmes, dont ses pires ennemis, en apparence triomphants, allaient l'accabler aussitôt qu'ils le verraient suspendu au gibet infâme; il acceptait l'agonie de trois heures, l'abandon de son Père... Nous n'approfondirons jamais l'abîme d'afflictions auxquelles notre divin Sauveur a consenti en recevant la croix. - En ce moment aussi, le Christ Jésus, qui nous représentait tous, et qui allait mourir pour nous, acceptait la croix pour tous ses membres, pour chacun de nous. Il a uni alors aux siennes toutes les souffrances de son Corps mystique; il leur a fait puiser dans cette union leur valeur et leur prix.

Acceptons donc notre croix en union avec lui, comme lui, pour être de dignes disciples de ce chef divin; acceptons-la sans raisonner, sans murmurer; si lourde qu'ait été pour Jésus la croix que le Père lui imposait, a-t-elle diminué son amour, sa confiance envers son Père? Bien au contraire. "Je boirai le calice d'amertume que mon Père me présente." Qu'il en soit ainsi de nous. "Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive." Ne soyons pas de ceux que saint Paul appelle "ennemis de la croix de Jésus". Prenons plutôt notre croix, celle que Dieu nous impose; dans l'acceptation généreuse de cette croix, nous trouverons la paix: rien ne pacifie tant l'âme qui souffre, que cet abandon entier au bon plaisir de Dieu.

Mon Jésus, j'accepte toutes les croix, toutes les contradictions, toutes les adversités que le Père m'a destinées; que l'onction de ta grâce me donne la force de porter ces croix avec le même abandon que tu nous as montré en recevant la tienne pour nous. "Que je ne cherche ma gloire qu'en la participation à tes souffrances!"

O Amour, généreux jusqu’à l’immolation, se peut-il qu’en retour, Tu sois si peu connu, si peu aimé !

Pardon, Seigneur, pardon pour tous. De ce pardon n’exclus pas, je t’en prie, les âmes du Purgatoire ! Je t’offre pour elles la douleur que Tu as ressentie lorsque les deux poutres de bois brisèrent de leur poids ton épaule et que la foule que Tu avais comblée de tes bienfaits t’accablait de coups et d’injures.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

TROISIEME STATION

JESUS TOMBE POUR LA PREMIERE FOIS

SOUS LE POIDS DE SA CROIX

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Il sera un homme de douleurs et il connaîtra la faiblesse." - Cette prophétie d'Isaïe s'accomplit à la lettre. Jésus, épuisé par les souffrances de l'âme et du corps, succombe sous le poids de la croix: la toute-puissance tombe de faiblesse. Cette faiblesse de Jésus honore sa puissance divine. Par elle, il expie nos péchés, il répare les révoltes de notre orgueil et il relève le monde impuissant à se sauver... De plus, il nous méritait à ce moment la grâce de nous humilier de nos fautes, de reconnaître nos chutes, de les avouer sincèrement; il nous méritait la grâce de la force qui soutient notre faiblesse.

Avec le Christ prosterné devant son Père, détestons les élèvements de notre vanité et de notre ambition;

reconnaissons l'étendue de notre faiblesse. Autant Dieu accable les superbes, autant l'humble aveu de notre infirmité attire sa miséricorde. Crions miséricorde à Dieu dans les moments où nous sentons que nous sommes faibles en face de la croix, de la tentation, de l'accomplissement de la volonté divine. C'est en proclamant alors humblement notre infirmité qu'éclatera en nous le triomphe de la grâce qui, seule, peut nous sauver.

Ô Christ Jésus, prosterné sous ta croix, je t’adore. "Force de Dieu", Tu te montres accablé de faiblesse pour nous apprendre l'humilité et confondre nos orgueils. Ô pontife, plein de sainteté, qui as passé par nos épreuves afin de nous ressembler et de pouvoir "compatir à nos infirmités", ne m'abandonne pas moi-même, car je ne suis que faiblesse; "que ta force demeure en moi", afin que je ne succombe pas au mal.

Pardon Seigneur, pardon pour nous tous. Pardon aussi pour les âmes du Purgatoire qui endurent sans se plaindre la dureté de leur exil ! Je t’offre pour elles la douleur que ressentit ton Cœur lorsque Tu as vu en quels excès de misères et d’ingratitudes devaient tomber les hommes rachetés par ton sang.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

QUATRIEME STATION

JESUS RENCONTRE SA SAINTE MERE

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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Le jour est venu pour la Vierge Marie où doit se réaliser pleinement en elle la prophétie de Siméon: "Un glaive percera votre âme." - De même qu'elle s'était unie à Jésus en l'offrant jadis au Temple, elle veut plus que jamais entrer dans ses sentiments et partager ses souffrances, à cette heure où Jésus va consommer son sacrifice. Elle se rend au Calvaire où elle sait que son Fils doit être crucifié. Sur la route, elle le rencontre. Quelle immense douleur de le voir dans cet affreux état! Leurs regards s'échangent, et l'abîme des souffrances de Jésus appelle l'abîme de la compassion de sa Mère. Que ne ferait-elle pas pour lui?

Cette rencontre fut à la fois une source de douleur et un principe de joie pour Jésus. Une douleur, en voyant la profonde désolation en laquelle son état si triste plongeait l'âme de sa mère; une joie, à la pensée que ses souffrances allaient payer le prix de tous les privilèges dont elle était et devait être comblée. C'est pourquoi il s'arrête à peine. Le Christ avait le cœur le plus tendre qui soit; au tombeau de Lazare, il versait des larmes; il pleurait sur les malheurs de Jérusalem. Jamais fils n'a aimé sa mère comme lui; quand il l'a rencontrée si désolée sur la route du Calvaire, il a dû sentir s'émouvoir toutes les fibres de son Cœur. Et pourtant, il passe outre, il continue son chemin vers le lieu de son supplice, parce que c'est la volonté de son Père. Marie s'associe à ce sentiment, elle sait que tout doit s'accomplir pour notre salut; elle prend sa part des souffrances de Jésus en le suivant jusqu'au Golgotha, où elle deviendra corédemptrice.

Rien d'humain ne doit nous retenir dans notre marche vers Dieu; aucun amour naturel ne doit entraver notre amour pour le Christ: nous devons passer outre pour lui demeurer unis.

Demandons à la Vierge de nous associer à la contemplation des souffrances de Jésus et de nous donner part à la compassion qu'elle lui témoigne, afin d'y puiser la haine du péché qui a exigé une telle expiation. Il a plu parfois à Dieu, pour manifester sensiblement le fruit que produit la contemplation de la Passion, d'imprimer dans le corps de quelques saints, comme saint François d'Assise, les stigmates des plaies de Jésus. Nous ne devons pas désirer ces marques extérieures; mais nous devons demander que l'image du Christ souffrant soit imprimée dans notre cœur. Sollicitons de la Vierge cette grâce précieuse: Mère sainte, daigne imprimer les plaies de Jésus crucifié en mon cœur très fortement.

Ô Mère, voilà ton Fils; par l'amour que tu lui portes, fais que le souvenir de ses souffrances nous suive partout; c'est en son nom que nous te le demandons; nous le refuser serait le refuser à lui-même puisque nous sommes ses membres. Ô Christ Jésus, voilà ta Mère; à cause d'elle, accorde-nous de compatir à tes douleurs pour te devenir semblables.

Pardon Seigneur, pardon pour nous tous. Que de ce pardon soient bénéficiaires les âmes du Purgatoire. Je t’offre pour elles la peine que ressentit ton Cœur très aimant à la pensée du glaive qui transperça le cœur de ta Mère, quand elle vit en quel état t’avaient mis les péchés des hommes.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

CINQUIEME STATION

SIMON AIDE JESUS A PORTER SA CROIX

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu'ils réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus." Jésus est épuisé; bien qu'il soit le Tout-Puissant, il veut que sa sainte humanité, chargée de tous les péchés du monde, éprouve le poids de la justice et de l'expiation. Mais il veut que nous l'aidions à porter sa croix. Simon nous représente tous, et c'est à nous tous que le Christ demande de partager ses souffrances: on n'est son disciple qu'à cette condition. "Si quelqu'un veut marcher sur mes traces, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive." Le Père a décidé qu'une part de douleurs serait laissée au Corps mystique de son Fils, qu'une portion de l'expiation serait subie par ses membres. Jésus le veut ainsi, et c'est pour signifier ce décret divin qu'il a accepté l'aide du Cyrénéen.

Mais en même temps, il nous a mérité en ce moment la grâce de la force pour soutenir généreusement les épreuves: il a mis dans sa croix l'onction qui rend la nôtre tolérable; car en portant notre croix, c'est bien la sienne que nous acceptons. Il unit nos souffrances à sa douleur, et il leur confère, par cette union, une valeur inestimable, source de grands mérites. "Comme ma divinité a attiré à soi, disait notre Seigneur à sainte Mechtilde, les souffrances de mon humanité et les a faites siennes (c'est la dot de l'épouse), ainsi je transporterai tes peines dans ma divinité, je les unirai à ma Passion, et je te ferai participer à cette gloire que mon Père a conférée à ma sainte humanité pour toutes ses souffrances." 

C'est ce que saint Paul nous fait entendre dans sa lettre aux Hébreux afin de nous encourager à tout supporter pour l'amour du Christ: "Courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, les yeux fixés sur Jésus, le guide et le consommateur de la foi; au lieu de la joie qui lui était offerte, méprisant l'ignominie, il a souffert la croix, et, depuis lors, il a mérité d'être assis à la droite du trône de Dieu. - Considérez celui qui a supporté contre sa personne une si grande contradiction de la part des pécheurs afin de ne pas vous laisser abattre par le découragement."

Mon Jésus, j'accepte de ta main les parcelles que Tu détaches pour moi de ta croix; j'accepte toutes les contrariétés, les contradictions, les peines, les douleurs que Tu permets ou qu'il te plaît de m'envoyer; je les accepte comme part d'expiation; unis ce peu que je fais à tes souffrances indicibles, car c'est d'elles que les miennes tireront tout leur mérite.

Je sais, ô mon Sauveur, que je n’ai pas à envier le Cyrénéen, car c’est toi-même qui me dis : « tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ! » Comment de cette tâche de miséricorde à laquelle Tu me convies, pourrais-je excepter les âmes du Purgatoire ?

O Jésus, j’offre pour elles les mérites infinis de ton portement de Croix, afin que Tu daignes alléger leurs tourments et que Tu les introduises, avec Toi, au lieu de ta Gloire.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

SIXIEME STATION

VERONIQUE ESSUIE LA SAINTE FACE DE JESUS

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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La tradition rapporte qu'une femme, prise de compassion, s'approcha de Jésus et lui tendit un linge pour essuyer sa face adorable.

Isaïe avait prédit de Jésus souffrant qu'"il n'aurait plus ni forme ni beauté, qu'il serait rendu méconnaissable". L'Évangile nous dit que les soldats lui donnaient d'insolents soufflets, qu'ils lui crachaient à la face; le couronnement d'épines avait fait découler le sang sur sa figure sacrée. Le Christ Jésus a voulu souffrir tout cela pour expier nos péchés; "il a voulu nous guérir par les meurtrissures" qu'a subies sa face divine.

Etant notre frère aîné, il nous a rendu, en se substituant à nous dans sa Passion, la grâce qui fait de nous les enfants de son Père. Nous devons lui être semblables, puisque telle est la forme même de notre prédestination. Comment cela? Tout défiguré qu'il est par nos péchés, le Christ dans sa Passion demeure le Fils bien-aimé, objet de toutes les complaisances de son Père. Nous lui sommes semblables en cela, si nous gardons en nous la grâce sanctifiante qui est le principe de notre similitude divine. Nous lui sommes semblables encore en pratiquant les vertus qu'il manifeste durant sa Passion, en partageant l'amour qu'il porte à son Père et aux âmes, sa patience, sa force, sa mansuétude, sa douceur.

Ô Père céleste, en retour des meurtrissures que ton Fils Jésus a voulu souffrir pour nous, glorifie-le, élève-le, donne-lui cette splendeur qu'il a méritée lorsque sa face adorable a été défigurée pour notre salut.

Pardon Seigneur, pardon pour tous, y compris pour les âmes du Purgatoire, lesquelles portent sur elles comme un sceau royal l’image de leur Dieu. Je t’offre pour elles la douleur de ton Cœur navré lorsque tu as songé à tous les blasphèmes sataniques qui devaient tomber jusqu’à la fin des temps, comme autant de soufflets, sur ton Nom sacré sur ta sainte Face!

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

SEPTIEME STATION

JESUS TOMBE POUR LA SECONDE FOIS

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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Considérons notre divin Sauveur succombant encore sous le poids de sa croix. "Dieu a placé sur ses épaules tous les péchés du monde." Ce sont nos péchés qui l'écrasent; il les voit tous dans leur multitude et leur détail, il les accepte comme siens au point de ne paraître plus, selon la parole même de saint Paul, qu'un péché vivant. Comme Verbe éternel, Jésus est tout-puissant; mais il veut éprouver toute la faiblesse d'une humanité écrasée: cette faiblesse toute volontaire honore la justice de son Père céleste, et nous mérite la force.

N'oublions jamais nos infirmités; ne nous laissons jamais aller à l'orgueil; si grands soient les progrès que nous croyions avoir réalisés, nous demeurons toujours faibles pour porter notre croix à la suite de Jésus. Seule, la vertu divine qui découle de lui devient notre force; mais elle ne nous est donnée que si nous l'implorons souvent.

Ô Jésus, rendu faible pour mon amour, écrasé sous le poids de mes péchés, donne-moi la force qui est en Toi, afin que Toi seul sois glorifié par mes oeuvres!

Pardon Seigneur, pardon pour tous ! Que ce pardon entre aussi au Purgatoire pour soulager les âmes qui y souffrent. Je t’offre pour elles la douleur qu’éprouva ton Cœur, si doux et si humble, à la vue de l’orgueil insensé qui devait susciter tant d’obstacles entre ton infinie générosité et l’immense misère humaine.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

HUITIEME STATION

JESUS CONSOLE LES FEMMES DE JERUSALEM

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Jésus était suivi d'une grande foule de peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Se tournant vers elles, Jésus dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants, car des jours viendront où l'on dira: Bienheureuses celles qui furent stériles... Et les hommes crieront aux montagnes: Tombez sur nous... Car si le bois vert est ainsi traité, que fera-t-on du bois sec?"

Jésus connaît les exigences ineffables de la justice et de la sainteté de son Père. Il rappelle aux filles de Jérusalem que cette justice et cette sainteté sont des perfections adorables de l'Être divin. Lui, il est un "pontife saint, innocent, pur, séparé des pécheurs"; il ne fait que se substituer à eux; et pourtant, voyez de quelles atteintes rigoureuses la divine justice le frappe. Si cette justice réclame de lui une expiation si étendue, quelle sera la force de ses coups contre les coupables qui auront obstinément refusé jusqu'au dernier jour d'unir leur part d'expiation aux souffrances du Christ? Ce jour-là, la confusion de l'orgueil humain sera si profonde, le supplice de ceux qui n'auront pas voulu de Dieu si terrible que ces malheureux, rejetés loin de Dieu pour toujours, grinceront des dents de désespoir; ils demanderont "aux collines de les couvrir", comme si elles pouvaient les dérober aux traits enflammés d'une justice dont ils reconnaissent avec évidence l'entière équité...

Implorons la miséricorde de Jésus pour le jour redoutable où il viendra non plus en victime ployant sous le poids de nos péchés, mais en juge souverain "à qui le Père a remis toute puissance".

Ô mon Jésus, fais-moi miséricorde! Ô Toi, qui es la vigne, donne-moi de demeurer uni à toi par la grâce et mes bonnes œuvres, afin que je porte des fruits dignes de Toi; que je ne devienne pas, par mes péchés, "une branche morte, bonne à être retranchée et jetée au feu".

Ma pensée se dirige vers les âmes du Purgatoire qui expient des fautes pour lesquelles Tu as souffert au cours de ta Passion. Pardon Seigneur, pardon pour elles et pour nous tous ! J’offre pour notre rachat la douleur de ton Cœur débordant de charité et de miséricorde à la vue des maux qui allaient fondre sur les nations endurcies.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

NEUVIEME STATION

JESUS TOMBE POUR LA TROISIEME FOIS

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Dieu, disait Isaïe, en parlant du Christ durant sa Passion, a voulu le briser par la souffrance." Jésus est écrasé par la justice. Nous ne pourrons jamais, même au ciel, mesurer ce que fut pour Jésus, que d'être soumis aux traits de la justice divine. Aucune créature, pas même les damnés, n'en a porté le poids dans toute sa plénitude. Mais la sainte humanité de Jésus, unie à cette justice divine par un contact immédiat, en a subi toute la puissance et toute la rigueur. C'est pourquoi, victime qui s'est livrée par amour à tous ses coups, il est brisé par l'accablement que fait peser sur lui cette justice sainte.

Ô mon Jésus, apprends-moi à détester le péché qui oblige la justice à réclamer de Toi une telle expiation! Donne-moi d'unir à tes souffrances toutes mes peines, afin que par elles je puisse effacer mes fautes et satisfaire dès ici-bas.

Pardon Seigneur, pardon pour nous tous. Ce pardon, ne le refuse pas aux âmes du Purgatoire qui ont un si parfait repentir de leurs fautes. Je t’offre pour elles la douleur que fit éprouver à ton Cœur la pensée du mépris que tant d’hommes devaient faire de tes grâces et de ta rédemption.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

DIXIEME STATION

JESUS EST DEPOUILLE DE SES VETEMENTS

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré ma robe au sort." C'est la prophétie du psalmiste. - Jésus est dépouillé de tout et mis dans la nudité d'une pauvreté absolue, il ne dispose pas même de ses vêtements; car dès qu'il sera élevé en croix, les soldats se les partageront et jetteront sa tunique au sort. - Jésus, par un mouvement de l'Esprit Saint, s'abandonne à ses bourreaux comme victime pour nos péchés.

Rien n'est si glorieux pour Dieu ni si utile pour nos âmes que d'unir l'offrande absolue et sans condition de nous-mêmes à celle qu'a faite Jésus au moment où il s'abandonnait aux bourreaux pour être dépouillé de ses vêtements et attaché à la croix "afin de nous rendre, par son dénuement, les richesses de sa grâce". Cette offrande de nous-mêmes est un véritable sacrifice; cette immolation à la volonté divine est le fond de toute la vie spirituelle. Mais pour qu'elle acquière toute sa valeur, nous devons l'unir à celle de Jésus, car "c'est par cette oblation qu'il nous a tous sanctifiés".

Ô mon Jésus, agrée l'offrande que je te fais de tout mon être, joins-la à celle que Tu as faite à ton Père céleste, au moment où Tu es arrivé au Calvaire; dépouille-moi de toute attache à la créature et à moi-même!

Pardon Seigneur, pardon pour nous tous. Pardon pour les âmes du Purgatoire qui aspirent si ardemment à leur entrée au ciel. Je t’offre pour elles la douleur que ton Cœur ressentit à la vue des vices impurs qui souilleraient la terre.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

ONZIEME STATION

JESUS EST ATTACHE A LA CROIX

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Ils le crucifièrent et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu." - Jésus se livre à ses bourreaux "comme un agneau, sans ouvrir la bouche". La torture de ce crucifiement des mains et des pieds est inexprimable. Qui pourrait dire surtout les sentiments du Cœur sacré de Jésus au milieu de ces tourments? Il devait répéter sans doute la parole qu'il avait dite en entrant en ce monde: "Père, vous ne voulez plus d'holocaustes d'animaux: ils sont insuffisants pour reconnaître votre sainteté… mais vous m'avez donné un corps. Me voici!"

Jésus regarde sans cesse la face de son Père, et avec un incommensurable sentiment d'amour, il livre son corps pour réparer les insultes faites à la majesté éternelle. On le crucifie entre deux larrons. "Il s'est 
fait obéissant jusqu'à la mort." Et quelle mort subit-il? La mort de la croix. Pourquoi cela? Parce qu'il est écrit: "Maudit soit celui qui est suspendu au gibet." Il a voulu être mis "au rang des scélérats", afin de reconnaître les droits souverains de la sainteté divine.

Il se livre aussi pour nous. Jésus, étant Dieu, nous voyait tous en ce moment; il s'est offert pour nous racheter parce que c'est à lui, pontife et médiateur, que le Père nous a donnés. Quelle révélation de l'amour de Jésus pour nous! "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." Il n'aurait pu faire davantage: "Il les aima jusqu'à la fin." Et cet amour, c'est aussi l'amour du Père et de l'Esprit Saint, car ils ne sont qu'un.

Ô Jésus, qui "en obéissant à la volonté du Père et par la coopération du Saint-Esprit, as donné la vie au monde par ta mort, délivre-moi, par ton corps infiniment saint et ton sang, de toutes mes fautes et de tous mes maux: fais que je m'attache inviolablement à ta loi et ne permets pas que je me sépare jamais de Toi".

Pardon Seigneur, pardon pour nous tous qui sommes pécheurs. Veuille inclure dans ce pardon les âmes du Purgatoire qui, elles aussi, regardent vers ta Croix, objet de leur espérance. Nous te supplions pour que cette espérance soit bientôt comblée au-delà de leur désir.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

DOUZIEME STATION

JESUS MEURT SUR LA CROIX

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Et criant d'une voix puissante, Jésus dit: Père, je remets mon âme entre vos mains. Et ayant dit ces paroles, il expira." - Après trois heures de souffrances indicibles, Jésus meurt. "La seule oblation digne de Dieu, l'unique sacrifice qui rachète le monde et sanctifie les âmes est accompli."

Le Christ Jésus avait promis que, "quand il aurait été élevé sur la croix, il attirerait tout à lui". Nous sommes à lui à un double titre: comme créatures tirées du néant par lui, pour lui; - comme des âmes "rachetées par son sang" précieux. Une seule goutte du sang de Jésus, Homme-Dieu, aurait suffi pour nous sauver, car tout en lui a une valeur infinie; mais, parmi tant d'autres raisons, il a voulu le répandre jusqu'à la dernière goutte en faisant percer son Cœur sacré, afin de nous manifester l'étendue de son amour. - Et c'est pour nous tous qu'il l'a versé; chacun peut redire en toute vérité la brûlante parole de saint Paul: "Il m'a aimé, et s'est livré pour moi!"

Demandons-lui de nous attirer à son Cœur sacré par la vertu de sa mort sur la croix; demandons-lui de mourir à nos amours-propres, à nos volontés propres, sources de tant d'infidélités et de péchés, et de vivre pour celui qui est mort pour nous. Puisque c'est à sa mort que nous devons la vie de nos âmes, n'est-il pas juste que nous ne vivions que pour lui?

Ô Père, glorifie ton Fils suspendu au gibet. Puisqu'il s'est abaissé jusqu'à la mort et à la mort de la croix, élève-le; que soit exalté le Nom que Tu lui as donné; que tout genou fléchisse devant lui; que toute langue proclame que ton Fils Jésus vit désormais dans Ta gloire éternelle !

Pardon Seigneur, pardon ! Que les âmes du Purgatoire reçoivent, elles aussi ce pardon que leur assure ton sang divin. Je t’offre pour elles la douleur que fit éprouver à ton Cœur très clément la pensée de tous ceux qui restent insensibles au spectacle de ta croix dressée pour le salut du monde.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

TREIZIEME STATION

JESUS EST DESCENDU DE LA CROIX ET REMIS A SA MERE

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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Le corps meurtri de Jésus est rendu à Marie. Nous ne pouvons imaginer la douleur de la Vierge à ce moment. Jamais mère n'a aimé son enfant comme Marie a aimé Jésus; son cœur de mère a été façonné par l'Esprit Saint pour aimer un Homme-Dieu. Jamais cœur humain n'a battu avec plus de tendresse pour le Verbe incarné que le cœur de Marie; car elle était pleine de grâce, et son amour ne rencontrait point d'obstacle à son épanouissement.

Puis elle devait tout à Jésus; son immaculée conception, les privilèges qui font d'elle une créature unique lui avaient été donnés en prévision de la mort de son Fils. Quelle douleur inexprimable fut la sienne, lorsqu'elle reçut dans ses bras le corps ensanglanté de Jésus!

Jetons-nous à ses pieds pour lui demander pardon des péchés qui furent la cause de tant de souffrances. "Ô Mère, source d'amour, fais-moi comprendre la force de ta douleur, afin que je partage ton affliction; fais que mon cœur soit embrasé d'amour pour le Christ, mon Dieu, afin que je ne songe qu'à lui plaire!"

Pardon Seigneur, pardon pour nous tous qui avons tant fait souffrir ta Mère. Puisse la grâce de ton pardon se répandre aussi sur les âmes du Purgatoire, si confiantes envers Celle qui t’a donné au monde. Je t’offre pour elles en même temps que ton précieux sang, les larmes de cette Mère, afin que ce sang et ces larmes assurent rapidement leur libération.

Pater, Ave, Requiem :

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

QUATORZIEME STATION

JESUS EST MIS AU TOMBEAU

V. Je t’adore, Seigneur et je te bénis

R. Car Tu as racheté le monde par ta sainte Croix

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"Joseph d'Arimathie, ayant descendu de la croix le corps de Jésus, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc où personne n'avait encore été mis."

Saint Paul disait que le Christ devait nous être semblable en toutes choses; jusque dans sa sépulture, Jésus est l'un des nôtres: on l'ensevelit, dit saint Jean, à la manière des Juifs, avec des linges et des aromates. Mais le corps de Jésus, uni au Verbe, "ne devait pas souffrir la corruption". Il restera à peine trois jours dans le tombeau; par sa propre vertu, Jésus en sortira triomphant de la mort, resplendissant de vie et de gloire, et "la mort n'aura plus d'empire sur lui".

L'Apôtre nous dit encore que "par notre baptême nous avons été ensevelis avec le Christ pour mourir au péché". Les eaux du baptême sont comme un sépulcre où nous devons laisser le péché, et d'où nous sortons, animés d'une nouvelle vie, la vie de la grâce. La vertu sacramentelle de notre baptême dure toujours. En nous unissant par la foi et l'amour au Christ déposé dans le tombeau, nous renouvelons cette grâce de "mourir au péché afin de ne vivre que pour Dieu".

Seigneur Jésus, que j'ensevelisse dans ton tombeau tous mes péchés, toutes mes fautes, toutes mes infidélités; par la vertu de ta mort et de ta sépulture, donne-moi de renoncer de plus en plus à tout ce qui m'éloigne de toi, à Satan, aux maximes du monde, à mes amours-propres; par la vertu de ta résurrection, fais que, comme Toi, je ne vive plus que pour la gloire de ton Père!

Pardon Seigneur, pardon pour nous tous qui prétendons vouloir te suivre sans porter notre croix. Pardon pour les âmes du Purgatoire. Elles acceptent leurs tourments comme une juste expiation de leurs fautes passées. Que sur elles et sur nous tous, descendent abondamment les bienfaits de ta Passion que tu as endurée pour notre rédemption, notre résurrection et notre gloire !

Pater, Ave, Requiem: 

V. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel

R. Et que la Lumière sans fin brille sur eux

PRIERE FINALE:

Père Eternel, je T'offre le Sang très précieux de Jésus-Christ, pour l'expiation de mes péchés, le soulagement des âmes du Purgatoire, et les besoins de la Sainte Eglise. 

 

  croixpluie

  O Jésus, que ta Croix soit mon refuge et mon salut!

 

 

LE CHRIST RESSUSCITE

jesuschristressuscitéetdisciples

ET

SES

DISCIPLES

 

 

 

 


 

 

 

 

messes-delaissees-purgatoire-21664662f2.jpgCLIQUE SUR LE PANNEAU POUR DEMANDER DES MESSES PERPETUELLES POUR LES DEFUNTS OU POUR DES PROCHES DES MAINTENANT!

N'OUBLIE PAS TOUS LES MOYENS QUE L'EGLISE MET A NOTRE DISPOSITION POUR VENIR EN AIDE AUX AMES DU PURGATOIRE- CLIQUE ICI POUR LES REVOIR. TU PEUX AUSSI ALLUMER DES BOUGIES DANS LES CHAPELLES DE CE SITE. ETANT BENIES, ELLES SERONT D'UN GRAND SECOURS POUR LES AMES!

PRIERE POUR LES AMES DU PURGATOIRE, A NOTRE-DAME DE MONTLIGEON

mariemontligeon

O Glorieuse Vierge Marie, aie pitié des saintes âmes retenues pour un temps de purification, loin de Dieu et de Toi, leur Mère toute miséricordieuse ; brise leurs chaînes et délivre-les de l’abîme où elles gémissent, aspirant à la Patrie céleste et soupirant vers le moment heureux de leur union définitive avec Dieu, si ardemment désiré par leur cœur. Prends surtout en pitié les âmes les plus délaissées. Nous te prions pour elles tout spécialement. O Mère de Bonté, daigne agréer nos vœux et les combler. Nous te supplions , Marie, réunis-nous tous au Ciel, auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Notre-Dame de Montligeon, prie pour les âmes délaissées du Purgatoire !

(prière et invocation indulgenciées)

BEL ENTRETIEN SUR LE PURGATOIRE- PERES G. DE MENTHIERE & PAUL PREAUX,

ANCIEN RECTEUR DU SANCTUAIRE MONDIAL DE PRIERE POUR LES DEFUNTS, MONTLIGEON:

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 14:44

 

SaintJoseph Bonne Fête Saint Joseph!

Bonne Fête à vous tous, demain!


" Jésus règne, Marie gouverne, Joseph administre"

( Marguerite du Saint-Sacrement, carmélite à Beaune, 1619-1648)

 

JESUS FAIT ENCORE AU CIEL TOUT CE QUE JOSEPH LUI DEMANDE

Le Seigneur veut nous faire entendre que de même qu'Il fut soumis sur terre à celui qu'on appelait son père, qui était son père nourricier, et qui à ce titre pouvait lui commander, Il fait encore au ciel tout ce qu'il lui demande.

Sainte Thérèse d'Avila

 

Explication de cette icône 

Joseph porte le Christ Emmanuel appuyé sur sa poitrine : l'enfant bénit et tient le rouleau de la Parole.

« Celui qui est la Parole est devenu un homme et a vécu parmi nous... » Saint Jean 1,14

Joseph a une attitude de totale acceptation et de totale disponibilité devant la mission qui lui est confiée : sa main ouverte, inclinée vers le bas, signifie qu'il reçoit, dans l'humilité et l'obéissance, l'appel à coopérer au grand mystère de la rédemption avec Marie, son épouse. Sa tête inclinée exprime encore l'acceptation, le respect et le recueillement devant l'enfant dont il comprend le Mystère.

La tunique de Joseph a pour couleur d'ouverture le brun qui symbolise l'humilité.

Le manteau dont il est enveloppé est bleu, couleur de la divinité.

Le Christ a une auréole (nimbe) marquée de trois lettres WON signifiant « Celui qui est ».

IC XC signifie en grec Jésus-Christ.

Les vêtements de l'enfant sont couverts de fils d'or qui manifestent sa divinité.

Voilà quelques clés de lecture de cette icône. C'est avec le cœur plus qu'avec l'intelligence que nous sommes invités à entrer dans le mystère de l'icône.

En contemplant une icône, ce n'est pas nous qui allons vers Dieu, c'est Lui qui accourt vers nous.

Nous sommes aussi invités à descendre dans le silence de notre cœur pour recevoir la Bonne Nouvelle du mystère que nous contemplons.

L'icône est une fenêtre ouverte sur le Royaume, un lieu de rencontre entre le ciel et la terre.

« Saint-Joseph, enseigne-nous le silence contemplatif de ton cœur. Guide-nous sur les chemins de la prière et de l'adoration. Introduis-nous dans l'intimité de Jésus et de Marie. »

(Tiré du site du Grand Séminaire Saint-Joseph, Bordeaux, tout comme la prière ci-dessous)

 

Ci-dessous un magnifique enseignement sur la Sainte Famille et Saint Joseph

par son "grand spécialiste", le Père André Doze, ancien Recteur du Sanctuaire de Lourdes

et auteur de "Joseph, Ombre du Père" 

(livre que vous pouvez lire ici - livre de référence magnifique et malheureusement épuisé!)

(Audio à télécharger légalement sur exultet.net, svp. Merci de votre compréhension)

avec une introduction sur sainte Bernadette et les Apparitions de Lourdes...  


 

Pour ceux qui n'auraient pas encore vu ces pages:

Comment Saint Joseph m'a trouvée, parabole de la bague perdue  

(vous trouverez également sur cette page un autre très bel enseignement sur Saint Joseph)

et...

José et le Bon Monsieur: ma rencontre avec une âme du Purgatoire

 

PRIONS...

 

Saint Joseph, Patron de la sainte Famille,

Enseigne-nous

le silence contemplatif de ton cœur.

Guide-nous sur les chemins

de la prière et de l’adoration,

introduis-nous

dans l’intimité de Jésus et de Marie.

Assiste-nous et apprends-nous

la pratique de ta discrétion dans l’accomplissement de notre devoir quotidien,

ton admiration pour la présence divine

qui nous enveloppe,

ta disponibilité envers la volonté de Dieu,

ton humilité et ta joie

dans le travail de chaque jour,

ton obéissance héroïque

pour l’Oeuvre de la Rédemption.

Enseigne-nous à nous donner totalement

dans la foi pure,

sans avoir l’exigence de voir nous-mêmes

les fruits de notre engagement.

Aide-nous à attendre avec sérénité

l’heure de Dieu,

et à nous donner cœur et âme

comme des instruments vivants, libres et fidèles de sa divine providence. Amen.

 

- LES 7 DOULEURS ET ALLEGRESSES DE SAINT JOSEPH

- JE TE SALUE, JOSEPH

 

Pour aller plus loin, je vous conseille chaudement un incroyable hommage à Saint Joseph,

signé Paulette Leblanc, ici

( En fin de page, cliquez à chaque fois sur les flèches de droite  pour continuer la lecture... )

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 02:42

 

vierge aux anges

    VIERGE DE LA TRINITE (JE L'APPELLE AINSI A CAUSE DES TROIS ANGES)

 

Tout d'abord, à cause de ma rencontre avec Dieu le Père à l'âge de 13 ans... 

Depuis, mon chemin, mis à part certaines périodes lumineuses, a été très long et difficile, semé de nombreuses embûches, dans lesquelles je suis malheureusement souvent tombée. Et si ce n'était la Miséricorde du Seigneur, je serais toujours en train d'errer...

Malgré cette vie souvent chaotique (ou peut-être justement à cause d'elle: pour me ramener sans cesse à Lui, selon la Promesse qu'Il m'a faite durant mon extase d'adolescente rebelle)  le Seigneur m'a accordé de nombreuses grâces, dont la plus importante - celle dont je dois rendre compte aujourd'hui- est une relation particulière avec les défunts.

L'une d'elles, la dernière sous forme de vision, a concerné un jeune homme mort noyé dans un lac au Brésil: José.

Mais il y en a eu d'autres, dont une, très impressionnante, avec ma maman, décédée en septembre 2006: elle a duré deux mois, le temps de son séjour en Purgatoire, avec des phénomènes visibles très précis, dont mon entourage a également été témoin. 

Au terme de cette "relation", maman (qui était une grande dévote des âmes du Purgatoire) m'a demandé de tout relater dans un livre, qui devait être fondé sur la doctrine de l'Eglise, et j'ai su que cette demande ne venait pas d'elle mais du Seigneur: c'était un Ordre. 

Je témoignerai également sur ce site de cette relation avec maman et d'autres grâces reçues du Seigneur...

En mars 2009, suite à une retraite et à une confession longuement préparée, le Seigneur me demanda, dans une lumière intérieure très forte, de construire une Chapelle consacrée à Dieu le Père, à Saint Joseph et aux âmes du Purgatoire. J'ai cru qu'Il me la demandait en "dur" et cela me parut impossible, mais cette pensée continua de m'habiter sans pour autant me troubler: Je savais que si c'était sa Volonté, cela se ferait, de toute manière... j'avais confiance...

Et puis le 2 février de cette année je peux dire que le Ciel s'est ouvert, littéralement: le Seigneur me montra, de manière éclatante et évidente que la Chapelle qu'Il m'avait demandée devait être construite sur internet. 

Depuis, j'y travaille quasiment jour et nuit, inlassablement, dans la prière, consciente enfin! de ma responsabilité, de tout le temps perdu et gâché par le passé, en "vanités" (selon la Bible), dans l'aveuglement et l'ingratitude la plus totale, et enfin profondément reconnaissante de l'immense Miséricorde du Seigneur qui toujours tend de nouveau la Main et redonne une Chance de L'aimer et Le servir vraiment...

Ne croyez pas que je sois une sainte et que j'exagère par excès d'humilité (comme si on pouvait être assez humble!) J'ai été l'exemple même de celui qui dit "Seigneur, Seigneur", et qui ensuite fait le contraire de ce que le Seigneur lui demande... 

C'est pourquoi, autant que le Seigneur me prête encore vie, je veux me consacrer de tout mon coeur, de toutes mes forces, de toute mon âme et de tout mon esprit à cette oeuvre qui réalise enfin la Promesse qu'Il m'a faite à mes 13 ans: "Ne t'inquiète pas, Je suis là, tu Me trouveras, Je t'aime..."

Qu'elle aide modestement, entre autres à faire connaître l'Amour infini de Dieu le Père, la bonté débordante de Saint Joseph, et l'importance- l'exigence! de prier pour les défunts, comme ils prient pour nous...

"Au soir de cette vie, nous serons jugés sur l'amour" (Saint Jean de la Croix)...

Puissions-nous aimer authentiquement nos frères et témoigner dorénavant par notre vie que nous aimons authentiquement le Seigneur... Le reste de notre vie commence Aujourd'hui!

A à Sa plus grande Gloire. Amen.

Merci de prier pour moi comme je prie pour vous tous. Je nous confie tout spécialement à Marie, qui ne cesse d'intercéder auprès de son Fils, pour que nous soyons dignes de ses Promesses.

Abba Père, Tu te penches sur nous avec tant de tendresse et de Miséricorde... Ne permets pas que nous nous éloignions de Toi. Fais-nous entrer pleinement dans la profondeur de Tes Mystères et découvrir la Joie de vivre dès ici-bas dans le Ciel de la Foi, unis à la Trinité.

Adeodata, le 25 février 2011

http://alatendressedupere.ch

 

 

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:18

 

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A l’époque, j’ai 13 ans. Je vais à la messe tous les dimanches, seule. Maman ne m'accompagne pas, mais tient à ce que j’y aille. Elle a sans doute raison. Et puisque j’aime y aller, pourquoi m’en priver? J’y trouve une paix et une joie que je ne trouve pas ailleurs…

J’ai fait ma première communion à 11 ans. Je ne me pose même pas la question de l’existence de Dieu. Pour moi, il existe : c’est évident.

Un jour au catéchisme, on nous propose de faire une retraite à la montagne, à Champéry, en Suisse. J’espère que maman me laissera y aller, car elle est très sévère et ne me laisse jamais sortir avec mes copains, ni participer aux activités extrascolaires. C’est moins la retraite que le fait de faire enfin la foire qui m’intéresse. Et puis il y a un certain garçon… !

……………………….

Ça y est, nous y sommes, à la retraite ! Le prêtre nous réunit tous dans une salle et nous annonce le programme : il va faire une petite introduction et nous nous disperserons en petits groupes pour réfléchir aux thèmes qu’il nous a donnés.

Il dit une chose qui me frappe : « Vous savez, les aveugles ne voient pas ce qui les entoure, les couleurs, la nature, les fleurs… mais ça ne veut pas dire que toutes ces choses n’existent pas ! Eh bien Dieu, c’est pareil… »

Pendant l’échange à l’extérieur, je m’aperçois qu’on parle de tout sauf du thème proposé.

Mes copines font les imbéciles et la responsable du groupe a l’air de s’en ficher pas mal.

Soudain cela m’exaspère, je suis VRAIMENT FURIEUSE! Je me souviens de la comparaison du prêtre à propos des aveugles et je HURLE intérieurement : " Seigneur ! Pour une fois que j’ai VRAIMENT envie de parler DE TOI !!! "

Tout à coup je ne suis plus avec le groupe, mais au-dessus des montagnes, dans le ciel. Je suis plongée dans un silence, une lumière, une paix, un AMOUR… infinis… un AMOUR qui est QUELQU’UN.

Je regarde en bas : la CREATION ! (c’est le mot qui me vient à l’esprit). Je vois les montagnes en dessous de moi, alors qu’avant elles me surplombaient. Je vois l’arrondi de la terre, le bleu du ciel et les nuages. Je m’écrie intérieurement « Seigneur ! Alors c’est VRAIMENT TOI qui as fait TOUT ÇA ?!

J’ai l’impression qu’IL sourit tendrement à mon émerveillement. Mais je ne LE vois pas, je LE « sens »… je suis EN LUI…

IL me dit : « Ne t’inquiète pas… Je suis là… tu me trouveras… Je t’aime… »

IL dit EXACTEMENT ces paroles-là, toutes dans le même temps et très distinctement. Je ne L’entends pas avec mon ouïe, mais mon âme tout entière L’entend. Je « suis » pleinement… dans l’ÊTRE MÊME. Je baigne dans une Plénitude inexprimable…

Et puis soudain, « paf ! », me revoilà dans mon corps, au milieu de mes copines. Je regarde autour de moi : on grille des saucisses dans un coin, et je n’ai qu’une envie : fuir tout ce brouhaha et retourner là-haut, EN LUI.

"Seigneur! Mais Qu'est-ce qui m'arrive?!!!"

Le reste de la retraite est une véritable torture, car tout me paraît futile, superficiel, vide de sens…

J’apprendrai plus tard, en lisant des vies de saints, que j’ai vécu une « extase »: de « ex- stare », « être en dehors » (de son corps).

Je n’oserai pas le raconter durant des années, pensant soit que tous ont vécu une expérience semblable et que ce n’est pas important, soit que personne n’a rien vécu de pareil et qu’on ne me croira pas.

Je n’oserai pas non plus trop y penser, car à chaque souvenir de cette extase, je me sentirai comme « aspirée » en Dieu, à m’en éclater le cœur de désir de Lui…

Cela s’est passé il y a 32 ans et c’est la première fois que je « publie » ce récit, en témoignage et hommage à La Tendresse du Père, qui m’a fait l’immense Grâce de cette Rencontre, et dont j’ai si souvent trahi l’immense Amour…

Puisse ce partage conforter et encourager votre Foi. De même que les aveugles ne voient pas toutes les merveilles qui les entourent, nous sommes souvent aveugles au Dieu d’Amour, pourtant bien Présent dans chacune de nos vies! Qu’Il nous bénisse et nous aide à mieux Être, à Son image et à Sa ressemblance…

Adeodata, indigne tertiaire du Carmel, en la Fête de la Présentation du Seigneur,

Lumière du monde, 2011.

Dédié à Patrick, ma chère petite âme sœur.

 

 

JesusBenit

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 13:23

ABBA, PAPA 

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... VOUS ACCUEILLE EN SA MAISON ...

MAISON DE CONTEMPLATION

ET D' INTIMITE

AVEC LA SAINTE TRINITE

... IL VOUS INVITE A PRIER EN SES CHAPELLES ...

A Y CHANTER

ET A Y ALLUMER DES BOUGIES

 

...CHAPELLES PRINCIPALES DE...

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candle180px

 

! UNION DE PRIERE AVEC VOUS !

 

O Trinité d'Amour...

... Soyez la lumière de mon âme!

... Soyez la paix et le repos de mon âme!

... Soyez la force de mon âme!

... Soyez le joie et la consolation de mon âme!

... Soyez la vie et l'aliment de mon âme!

... Soyez l'amour de mon âme!

Soyez, ô Père, ô Fils, ô Esprit, les hôtes de mon âme. 

O mon Dieu, un en trois personnes,

soyez l'éternel bonheur

et l'éternelle gloire de mon âme.

Amen!

 

(prière d'1 pélerin, trouvée devant la grotte, à Lourdes)

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Resurrection Raffaelino del Garbo 1510

RESURREXIT SICUT DIXIT! ALLELUIA!


- Dieu N'est QU'amour! (1) & tous ses autres attributs ne sont que ceux de l'Amour!

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- MIRACLE DU FEU SACRE DU SAINT SEPULCRE

- NEUVAINE A LA MISERICORDE DIVINE COMMENCEE CE VENDREDI (MP3)!

- CONTEMPLONS (AVEC) LA PIETA DE MICHELANGELO

- Impropères du Vendredi Saint

- UN TRESOR A MEDITER, SURTOUT EN CE TRIDUUM PASCAL!

- EN VUE D'1 VRAIE JOIE PASCALE!

- AVEC ST JOSEPH EN CE 19 MARS

- COURONNE DES 12 PRIVILEGES DE MARIE

LE CARÊME DU PERE MARIE-EUGENE: "REGARDER JESUS"

- LE CARÊME AVEC BENOIT XVI

PRIEZ POUR MA VENUE, PRIEZ POUR MON RETOUR!

Nouveaux audios mp3 pour prier le Chapelet dans la Chapelle de Marie, notamment avec Marie qui défait les noeuds et Jean-Paul II!    

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Esprit Saint peinture Esprit-Saint, Tu es Dieu et Consolateur. Délivre-nous aujourd'hui de la tristesse et du découragement, préserve tes enfants du désespoir et de ses funestes suites. A tous, même à ceux s'ôteraient la vie ou qu'enlèverait une mort subite ou violente, donne très miséricordieusement, avant que l'âme ne quitte le corps, le temps et la grâce d'une salutaire contrition. Amen

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