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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 19:05

 

Petite explication historique

 

Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la Divine Miséricorde - Dimanche de saint Thomas


          Au terme de l'octave pascale - toute la semaine n'est considérée que comme un seul jour célébrant « la fête des fêtes » (saint Augustin) -, le deuxième dimanche de Pâques inaugure l'octave de dimanches qui mène jusqu'à la Pentecôte, comme aussi un jour unique de fête, un « grand dimanche » (saint Athanase) d'allégresse, manifestée par la flamme du cierge pascal qui brûle près de l'ambon.

        Ce dimanche a porté de nombreux noms :

• ce fut le dimanche in albis (« en blanc ») car, ce jour-là, les baptisés de Pâques revêtent pour la dernière fois le vêtement blanc de leur naissance nouvelle.

• Ce fut le dimanche de Quasimodo, du premier mot latin de l'antienne d'ouverture de la messe : « Comme des enfants nouveau-nés ont soif du lait qui les nourrit, soyez avides du lait pur de la Parole, afin qu'il vous fasse grandir pour le salut, alléluia ! »

• Et, depuis le 30 avril 2000, le pape Jean-Paul II a demandé qu'il soit fêté comme le « dimanche de la Divine Miséricorde », selon la demande faite par le Christ à sœur Faustine Kowalska, canonisée ce jour-là : « Je désire qu'il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques, ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde » (1931).

        La liturgie y résonne encore tout entière de l'alléluia pascal, cette acclamation de la liturgie hébraïque qui loue joyeusement le Seigneur et retentit, dans l'Apocalypse, comme le chant des rachetés par le sang de l'Agneau. Et toutes les lectures concourent à « raviver dans les cœurs le mystère pascal » (prière après la communion). 

Le psaume 117, chanté dans le Grand Hallel de la Pâque juive, est repris comme un chant de victoire et, plus encore, comme un rappel de la mort-résurrection du Christ : « La pierre rejetée des bâtisseurs est devenue la tête d'angle... Voici le jour que fit le Seigneur : qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! » (Ps 117 -118-, 22-24) (...)

        Mais la célébration de ce dimanche est dominée par la figure de l'apôtre Thomas et l'expérience du Ressuscité qu'il connut "huit jours plus tard" (Jean 21, 26). À travers Thomas, c'est à tous ses disciples que le Seigneur apporte sa paix et qu'il demande : « Cesse d'être incrédule, sois croyant » (Jean 21, 27). Par-delà l'apôtre Thomas, c'est à nous que s'adresse directement cette béatitude, la dernière de l'Évangile :

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jean 21, 29) 

        « L'incrédulité de Thomas vient au secours de notre foi », chante l'hymne de l'Office de la Résurrection. Ainsi la première lecture, tirée du livre des Actes des Apôtres qui, pendant tout le temps pascal, relate les débuts de l'Église, décrit la première communauté de Jérusalem, ceux qui déjà sont rassemblés au nom du Seigneur et croient sans l'avoir vu. Fondés sur la Parole, l'amour fraternel et l'Eucharistie, ils représentent l'archétype de toute communauté chrétienne, la communion réalisée de tous ceux qui se sont reconnus frères dans le frère aîné et, en lui, fils d'un même Père. N'y a-t-il pas déjà là une anticipation du bonheur céleste ouvert par la Résurrection du Christ ?


********************


HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II

POUR LA CANONISATION DE LA BIENHEUREUSE MARIA FAUSTYNA KOWALSKA 

(Dimanche 30 avril 2000)

« Confitemini Domino quoniam bonus,

                                              quoniam in saeculum misericordia eius », 

        « Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour ! » (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Église en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume ; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres : « Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 21-23). Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du cœur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce cœur, Sœur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. « Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau » (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).

Sang et eau ! 

        La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir « du sang et de l'eau » (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5 ; 4, 14 ; 7, 37-39). À travers le cœur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes : « Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne », demandera Jésus à Sœur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le "second nom" de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ? Aujourd'hui, ma joie est véritablement grande de proposer à toute l'Église, qui est presque un don de Dieu pour notre temps, la vie et le témoignage de Sœur Faustyna Kowalska. La Divine Providence a voulu que la vie de cette humble fille de la Pologne soit totalement liée à l'histoire du vingtième siècle, le siècle que nous venons de quitter. C'est, en effet, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale que le Christ lui a confié son message de miséricorde. Ceux qui se souviennent, qui furent témoins et qui prirent part aux événements de ces années et des atroces souffrances qui en découlèrent pour des millions d'hommes, savent bien combien le message de la miséricorde était nécessaire. Jésus dit à Sœur Faustyna : « L'humanité n'aura de paix que lorsqu'elle s'adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (Journal, p. 132). À travers l'œuvre de la religieuse polonaise, ce message s'est lié à jamais au vingtième siècle, dernier du second millénaire et pont vers le troisième millénaire. Il ne s'agit pas d'un message nouveau, mais on peut le considérer comme un don d'illumination particulière, qui nous aide à revivre plus intensément l'Évangile de Pâques, pour l'offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps.

Que nous apporteront les années qui s'ouvrent à nous ? 

        Quel sera l'avenir de l'homme sur la terre ? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu'à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Sœur Faustyna, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire. Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l'humanité d'aujourd'hui accueille elle aussi dans le cénacle de l'histoire le Christ ressuscité, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète : Paix à vous ! Il faut que l'humanité se laisse atteindre et imprégner par l'Esprit que le Christ ressuscité lui donne. C'est l'Esprit qui guérit les blessures du cœur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue la joie de l'amour du Père et celle de l'unité fraternelle.

Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Église, prendra le nom de « Dimanche de la Miséricorde divine ». 

        Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu'elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle. Le Christ nous a enseigné que « l'homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu'il est appelé à « faire miséricorde » aux autres : « Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde (Mt 5, 7) » (Dives in misericordia, n. 14). Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l'homme. Jésus s'incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle. Son message de miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l'homme qui souffre. C'est ainsi que l'a vu et l'a annoncé aux hommes de tous les continents Sœur Faustyna, qui, cachée dans son couvent de Łagiewniki, à Cracovie, a fait de son existence un chant à la miséricorde : Misericordias Domini in aeternum cantabo.


La canonisation de Soeur Faustyna revêt une éloquence particulière : 


        à travers cet acte, j'entends transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères. L'amour de Dieu et l'amour des frères sont en effet indissociables, comme nous l'a rappelé la première Épître de Jean : « Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements » (5,2). L'Apôtre nous rappelle ici à la vérité de l'amour, nous montrant dans l'observance des commandements la mesure et le critère. Il n'est pas facile, en effet, d'aimer d'un amour profond, fait de don authentique de soi. Cet amour ne s'apprend qu'à l'école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant le regard sur Lui, en nous syntonisant sur son cœur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est la miséricorde ! Dans la mesure où l'humanité saura apprendre le secret de ce regard miséricordieux, la description idéale de la première lecture se révèle être une perspective réalisable : « La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun »
(Ac. 4, 32). Ici, la miséricorde du cœur est devenue également un style de rapports, un projet de communauté, un partage de biens. Ici ont fleuri les « œuvres de miséricorde » spirituelles et corporelles. Ici, la miséricorde est devenue une façon concrète d'être le « prochain » des frères les plus indigents.

Sœur Faustyna Kowalska a écrit dans son journal : 

        « J'éprouve une douleur atroce, lorsque j'observe les souffrances du prochain. Toutes les souffrances du prochain se répercutent dans mon cœur ; je porte dans mon cœur leurs angoisses, de sorte qu'elles m'anéantissent également physiquement. Je voudrais que toutes les douleurs retombent sur moi, pour soulager mon prochain » (Journal, p. 365). Voilà à quel point de partage conduit l'amour lorsqu'il se mesure à l'amour de Dieu ! C'est de cet amour que l'humanité d'aujourd'hui doit s'inspirer pour affronter la crise de sens, les défis des besoins les plus divers, en particulier l'exigence de sauvegarder la dignité de chaque personne humaine. Le message de la divine miséricorde est ainsi, de façon implicite, également un message sur la valeur de chaque homme. Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun, le Père fait don à tous de son Esprit et offre l'accès à son intimité.

Ce message réconfortant s'adresse... 

        ... en particulier à celui qui, touché par une épreuve particulièrement dure ou écrasé par le poids des péchés commis, a perdu toute confiance dans la vie et est tenté de céder au désespoir. C'est à lui que se présente le visage doux du Christ, c'est sur lui qu'arrivent ces rayons qui partent de son cœur et qui illuminent, réchauffent, indiquent le chemin et diffusent l'espérance. Combien d'âmes a déjà réconforté l'invocation : « Jésus, j'ai confiance en Toi », que la Providence a suggérée à Sœur Faustyna ! Cet acte simple d'abandon à Jésus dissipe les nuages les plus épais et fait pénétrer un rayon de lumière dans la vie de chacun.

Misericordias Domini in aeternum cantabo (Ps 88 [89], 2). 

        À la voix de la Très sainte Vierge Marie, la "Mère de la miséricorde", à la voix de cette nouvelle sainte, qui dans la Jérusalem céleste chante la miséricorde avec tous les amis de Dieu, nous unissons nous aussi, Église en pèlerinage, notre voix. Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l'Église, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : Jésus, j'ai confiance en Toi !

 

Sources Vives n° 91 ; www.vatican.va - Copyright © Libreria Editrice Vaticana

 

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Published by Adeodata - dans Miséricorde divine
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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 18:41

Je dédie cette page à mon papa, grand amoureux de la pensée zundelienne

et à mon petit frère et ami J-Y. R

 

ENFANT PRODIGUE Clément Belle

Retour de l'enfant prodigue - attribué à Clément Belle (1722-1806)

 

Dieu N’est QU’Amour, et tous Ses autres attributs ne sont que les attributs de l’Amour ! 

(Peut-être est-il grand temps de changer notre regard sur Lui?!)

( n.°1 d’une série à venir)


Ci-dessous quelques éclairages des pères

François Varillon, sj., et Maurice Zundel,

deux théologiens, penseurs et éveilleurs spirituels de Feu, malheureusement encore trop méconnus… 

En bas de page, présentation et enseignements en mp3/vidéos de ces deux figures incontournables du christianisme contemporain à découvrir de toute urgence.


Dieu N’est QU’ Amour… 

Tout est dans le « NE QUE ». Dieu est-il Tout-Puissant? Non, Dieu n’est qu’Amour, ne venez pas me dire qu’il est Tout-Puissant. Dieu est-il Infini? Non, Dieu n’est qu’Amour, ne me parlez pas d’autre chose. Dieu est-il Sage? Non. A toutes les questions que vous me poserez, je vous dirai : non et non, Dieu n’est qu’amour.

Dire que Dieu est Tout-Puissant, c’est poser comme toile de fond une puissance qui peut s’exercer par la domination, par la destruction. Il y a des êtres qui sont puissants pour détruire (demandez à Hitler, il a détruit six million de Juifs!) Beaucoup de chrétiens posent la toute-puissance comme fond de tableau puis ajoutent, après coup : Dieu est Amour, Dieu nous aime. C’est faux! La toute-puissance de Dieu est la toute puissance de l’amour, c’est l’amour qui est tout puissant!

On dit parfois : Dieu peut tout! Non, Dieu ne peut pas tout, Dieu ne peut que ce que peut l’Amour. Car il n’est qu’Amour. Et toutes les fois que nous sortons de la sphère de l’amour nous nous trompons sur Dieu et nous sommes en train de fabriquer je ne sais quel Jupiter.

J’espère que vous saisissez la différence fondamentale qu’il y a entre un tout-puissant qui vous aimerait et un amour tout-puissant. Un amour tout-puissant, non seulement n’est pas capable de détruire quoi que ce soit mais il est capable d’aller jusqu’à la mort. J’aime un certain nombre de personnes, mais mon amour n’est pas tout-puissant, je sais très bien que je ne suis pas capable de tout donner pour ceux que j’aime, c’est-à-dire de mourir pour eux.

En Dieu, il n’y pas d’autre puissance que la puissance de l’amour et Jésus nous dit (c’est lui qui nous révèle qui est Dieu) : « Il n’y pas de plus grand amour que de mourir pour ceux qu’on aime » (Jn15, 13). Il nous révèle la toute-puissance de l’amour en consentant à mourir pour nous. Lorsque Jésus a été saisi par les soldats, ligoté, garrotté au Jardin des Oliviers, il nous dit lui-même qu’il aurait pu faire appel à des légions d’anges pour l’arracher aux mains des soldats. Il s’est bien gardé de le faire car il nous aurait alors révélé un faux Dieu, il nous aurait révélé un tout-puissant au lieu de nous révéler le vrai Dieu, celui qui va jusqu’à mourir pour ceux qu’il aime. La mort du Christ nous révèle ce qu’est la toute-puissance de Dieu. Ce n’est pas une puissance d’écrasement, de domination, ce n’est pas une puissance arbitraire telle que nous dirions : qu’est ce qu’il mijote là-Haut, dans son éternité? Non, il n’est qu’amour mais cet amour est tout-puissant.

Je réintègre les attributs de Dieu (toute-puissance, sagesse, beauté…) mais ce sont les attributs de l’amour. D’où la formule que je vous propose : « L’amour n’est pas un attribut de Dieu parmi ses autres attributs mais les attributs de Dieu sont les attributs de l’amour. »

L’amour est : Tout-Puissant, Sage, Beau, Infini…

Qu’est ce qu’un amour qui est tout-puissant ? C’est un amour qui va jusqu’au bout de l’amour. La toute-puissance de l’amour est la mort : aller jusqu’au bout de l’amour c’est mourir pour ceux qu’on aime. Et c’est aussi leur pardonner. S’il y en a parmi vous qui ont l’expérience si douloureuse de la brouille à l’intérieur d’une famille ou d’un cercle d’amis, vous savez à quel point il est difficile de pardonner vraiment. Il faut que l’amour soit rudement puissant pour pardonner, ce qui s’appelle réellement pardonner. Il faut de la puissance d’aimer!

Qu’est ce qu’un amour qui est infini? C’est un amour qui n’a pas de limites. Moi, je me heurte à des limites dans mon humain, dans mes amitiés humaines mais l’amour de Dieu, lui, est infini, donc il est capable de devenir homme tout en restant Dieu. 

[…]

L’Infini de Dieu n’est pas un infini dans l’espace, un océan sans fond et sans rivage, c’est un amour qui n’a pas de limites !

[...]

Tournez les choses comme vous voudrez : l’amour est don et accueil. […]

C’est tout le mystère de la Trinité. Si l’amour est don est accueil, il faut bien qu’il y ait plusieurs personnes en Dieu. On ne se donne pas à soi-même on ne s’accueille pas soi-même. La vie de Dieu est cette vie d’accueil et de don. Le Père n’est que mouvement vers le Fils, Il n’est que par le Fils. Mesdames, ce sont bien vos enfants qui vous donnent d’être mères. Or le Père n’est que paternité, donc il n’est que par le Fils et Il n’est que pour le Fils. Le Fils n’est que le Fils, il n’est donc que pour le Père et par le Père. Et le Saint Esprit est le baiser commun.

François Varillon, Joie de croire, joie de vivre, Ed. du Centurion, Paris 1981, pp. 25-28


 

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DIEU est DIEU parce qu'il n'a rien. Il est tout parce qu'il n'a rien. Il est tout parce qu'il ne peut rien posséder, parce qu'il a tout perdu, parce qu'il est la souveraine évacuation de soi, parce qu'en Lui, le moi est un autre, parce que la personne en DIEU est une relation pure, un pur rapport, un pur regard vers l'autre et qu'en DIEU la seule propriété, je veux dire cela seul qui distingue la personne en DIEU, c'est la désappropriation totale.

 

L'unicité de DIEU, ce n'est donc pas qu'il soit le monarque unique qui domine tout l'univers, c'est qu'il a en lui tout ce qu'il faut pour accomplir la perfection de l'amour. C'est qu'il a en lui l'autre, c'est qu'il n'est pas seul, c'est qu'il ne se regarde pas, qu'il ne s'enivre pas de soi, c'est qu'il est le dépouillement total, qu'il est tout don et, s'il n'a rien à perdre, c'est parce qu'il a tout perdu éternellement, dans ce don absolu, parfait et infini qu'il est.

 

Alors, nous commençons à respirer, nous comprenons qu'il y a une analogie entre la sainteté humaine et la sainteté divine et que, si DIEU nous appelle au dépouillement, c'est parce qu'il est le dépouillement, et que c'est la seule grandeur possible dans l'ordre de l'ESPRIT, que nous entrevoyions ce matin en méditant sur le lavement des pieds, l'échelle de valeur authentique, celle qui émane de l'Évangile, celle qui a sa source dans la TRINITÉ.

 

C'est une échelle de générosité et non pas de domination. DIEU n'est le maître de rien parce qu'il est donné à tout. Il n'est pas soumission, anéantissement, humiliation. Quelle mère prendrait plaisir à l'humiliation de son enfant ? C'est insensé.


Ce qu'Il nous demande, c'est de nous vider de nous-mêmes parce qu'Il est éternellement vidé de soi, parce que le soi en Lui est un don fait à l'Autre et que c'est la seule manière d'aboutir à la liberté, la seule manière d'être source, espace et créateur.

 

Il faut donc que nous retenions cette distinction fondamentale entre le monothéisme unitaire et le monothéisme trinitaire. On a vu dans la religion un rébus, un casse-tête chinois. Mais non : rien n'est plus clair, rien n'est plus inépuisable, bien sûr, mais rien n'est plus clair que ceci : DIEU ne peut être que Charité, et la charité, comme dit SAINT GRÉGOIRE, va vers un autre. 

 

Pour que DIEU soit Charité, il faut que son amour aille vers un autre, non pas vers nous d'abord, car si DIEU ne pouvait être l'amour qu'en face de nous, il aurait aussi besoin de nous que nous de lui. S'il est DIEU, c'est qu'Il a en Lui l'Autre, parce que c'est du fond de Lui-même que jaillit l'amour, la désappropriation, le dépouillement, la pauvreté, la sainteté parfaite dans l'ordre de l'esprit et de la vérité.

 

Il faut donc que nous appuyions constamment notre conduite sur ce dépouillement divin et que nous comprenions qu'être parfaits comme le Père Céleste est parfait, c'est justement avoir une âme de pauvre, réaliser la première béatitude où la joie parfaite est la joie du don.

 

Et cela nous introduit au cœur du mystère de la création. 

 

La création n'est pas un coup de baguette magique qui suscite du néant ce qui n'est pas. La création a son secret, son mystère dans cette pauvreté radicale où DIEU s'exproprie de soi, où DIEU ne cesse de se donner, de se vider pour être la plénitude de l'amour. C'est dire que la création est le fruit de l'amour. DIEU, qui n'est qu'amour, DIEU, qui ne peut rien posséder, qui est l'anti-narcisse et l'anti possession, DIEU ne nous touche que par son amour.

 

Mais l'amour ne peut rien qu'il n'ait pas consenti. Le oui du fiancé ne suffit pas, il faut le oui de la fiancée pour authentifier le mariage. La création ne peut pas être le fait de DIEU tout seul, la création est une histoire à deux.

[…] 

Et l'univers ne peut recevoir ce rayonnement de l'amour de DIEU que par son amour. S'il n'y a personne pour aimer, rien ne se fait, le monde se défait, le monde se décrée et c'est pourquoi il faut dire que le monde n'existe pas encore.

 

DIEU n'est pas le créateur de ce monde-ci, de ce monde de larmes et de sang, de ce monde où la mort est la condition de la vie, DIEU EST INNOCENT : DIEU n'est pour rien dans la mort, il n'est pour rien dans la souffrance, il n'est pour rien dans le mal et ce cri d'innocence va retentir à travers toute l'Ecriture jusqu'au grand cri de l'Agonie de JÉSUS : «Père, que ce calice s'éloigne de moi » (Mt 26, 39) jusqu'au grand cri, qui est le dernier, que JÉSUS pousse sur la CROIX : «Mon DIEU, pourquoi m'as tu abandonné ?»

 

Justement, le mal, est dans le monde contre DIEU et malgré Lui, parce que ce monde-ci n'est pas le monde que DIEU veut. Et, de même que nous sommes des ébauches d'humanité, que nous sommes rarement des hommes, que, la plupart du temps, nous nous laissons porter par la biologie, porter par l'univers, porter par les forces physico-chimiques qui se déploient en nous, l'univers, lui aussi, est en chantier. Il est informe et SAINT PAUL nous avertit : il est dans les douleurs de l'enfantement.

 

La création tout entière gémit dans les douleurs de l'enfantement parce qu'elle a été soumise par l'homme à la vanité : elle attend la révélation de la gloire du Fils de DIEU.

 

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[…] Ainsi l'amour de DIEU prend la couleur de tous les états de l'être créé. Il peut donc y avoir en DIEU une douleur, il y a en DIEU une douleur autant qu'il y a en DIEU un amour. Non pas une douleur qui le défait, qui le prive de quelque chose, mais cette douleur d'identification avec l'être aimé, au point qu'il faut dire que tout ce qui atteint l'âme, l'agonie, la douleur, la maladie, la misère, la solitude, le désespoir, le péché, tout cela DIEU le porte, pour nous, en nous, avant nous, plus que nous, comme une mère frappée par tous les états de son fils, parce qu'elle s'identifie totalement avec lui.

 

Il serait inconcevable que nous crussions à l'amour de DIEU pour nous, que nous crussions qu'il est vraiment celui qui veut notre bonheur et notre joie, sans que nous crussions qu'il est aussi le grand compatissant, et le premier frappé par tout ce qui peut nous atteindre.

 

C'est pourquoi j'enrage quand on dit ; «DIEU permet le mal». Mais non, DIEU ne permet jamais le mal, il en souffre, il en meurt, il en est le premier frappé et, s'il y a un mal, c'est parce que DIEU en est d'abord la victime. 

[…]

Lorsque CAMUS, dans «La Peste», exprime le scandale qui l'atteignait au cœur, ce scandale de l'homme devant la douleur d'un petit innocent, d'un petit enfant torturé par la maladie, lorsque Camus exprime cette révolte, plus le scandale est énorme, plus il est évident que DIEU est visé, qu'il est frappé en plein visage, en plein cœur, car s'il n'y avait pas dans l'homme une présence divine, le mal n'aurait pas ce caractère épouvantable.

[..]

DIEU donc, dans l'univers, est l'Amour, l'Amour compatissant, l'Amour crucifié, l'Amour toujours victime, partout où il y a une douleur, une souffrance, un désespoir, une solitude, une mort et, à plus forte raison, cette dépression atroce qui refuse son aide. Et c'est justement parce que DIEU est victime que le monde est scandaleux, parce que le mal peut atteindre la plus haute valeur, le mal peut crucifier Dieu dans une vie d'homme.

[…]

L'univers est un immense chantier où nous avons à entrer pour assumer notre travail qui est d'achever l'univers dans la ligne de l'amour. 

 

Car DIEU n'a pas voulu créer des cailloux, il n'a pas voulu créer la terre pour la terre, il a créé tout cela pour l'esprit, pour la pensée, pour la vérité, pour l'amour, et tout l'univers est notre corps auquel nous devons infuser une âme à sa mesure, parce que nous sommes portés au commencement par l'univers, nourris par lui, ravitaillés en oxygène, protégés contre les rayons cosmiques et, si nous sommes portés par la terre, nous avons à notre tour à la porter et tout l'univers, ce grand corps qui est le nôtre, qui ne peut respirer l'amour qu'à travers nous et que nous avons à achever pour en faire une offrande qui réponde à cet amour infini qu'est le DIEU Vivant, lequel ne peut rien justement, que s'offrir éternellement sans jamais s'imposer.

 

A mesure que l'on entre plus profondément dans la pauvreté divine, à mesure que l'on comprend mieux que la joie de celui qui ne peut rien garder, la joie de celui qui ne peut rien posséder, la joie de celui dont toute la connaissance et l'amour sont un état d'éternelle communication et d'éternelle désappropriation, à mesure que l'on perçoit dans les plus hautes manifestations de l'amour humain, dans l'héroïsme de l'amour maternel, à mesure que l'on perçoit cette puissance d'identification où l'amour rend capable de vivre la vie d'un autre, pour lui et non pas pour soi, à mesure qu'on entre dans ces abîmes de la tendresse, on comprend mieux la fragilité de DIEU.

 

DIEU est fragile. Il n'est pas (…) Celui qui fait tout ce qu'Il veut, Celui à qui rien ne résiste, Celui qui meut le monde par un coup de baguette magique. C'est toujours du fond de sa pauvreté, de sa charité, que l'être jaillit, de ce dépouillement infini qui est lui-même et, même alors, cela ne suffit pas parce que toutes les créations de DIEU sont des créations d'amour qui supposent la réciprocité, qui supposent la réponse, le consentement de notre esprit et de notre cœur.

 

C'est pourquoi DIEU peut être vaincu. Il le serait d'une manière terrifiante si l'humanité mettait fin à son histoire par une guerre atomique. DIEU peut être vaincu, il l'est sur la CROIX où Il meurt d'amour pour ceux qui refusent éternellement de l'aimer.

 

N'importe qui peut le tuer car il est sans défense, il est désarmé, comme la candeur de l'enfance éternelle. Il y a en DIEU une enfance, comme il y a en Lui une jeunesse éternelle, il y a une fragilité infinie. Cette fragilité qui animait FRANÇOIS devant l'enfant de Bethléem, c'est la parabole, c'est la manifestation à travers l'humanité de JÉSUS de l'éternelle fragilité de DIEU. DIEU est fragile et c'est pourquoi, finalement, ce n'est pas nous qu'il faut sauver, c'est DIEU qu'il faut sauver de nous.

 

Comment voulez-vous qu'une mère condamne son fils, juge son fils ? La mère ira en prison pour lui, elle mettra sa tête sur l'échafaud, pour lui, elle se prêtera, elle s'offrira plutôt que de livrer son fils. Est-ce que DIEU aurait moins d'amour qu'une mère ? C'est impossible.

 

C'est pourquoi DIEU se livre sur la CROIX, c'est pourquoi DIEU meurt pour ceux-là même qui le crucifient, meurt pour ceux qui refusent obstinément de l'aimer. C'est ce qu'il fera toujours et c'est cela l'enfer, l'enfer chrétien, c'est que DIEU meurt, meurt par celui qui refuse de l'aimer et pour lui.

 

C'est pourquoi il faut sauver DIEU de nous, sauver DIEU de nos limites, sauver DIEU de notre opacité. Pour Lui, Il est toujours là, Il est, pourrait-on dire, un diffuseur en état de totale, éternelle et parfaite diffusion. Le poste émetteur fonctionne toujours à plein ; c'est nous, postes récepteurs, qui sommes brouillés, parasités, recevant mal ou pas du tout ce qui ne cesse de nous être offert.

 

Maurice Zundel, Retranscription de la Récollection au Cénacle, Paris, 1971

 

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Impossible d'exprimer mieux l'écart entre les deux Testaments, impossible de nous faire mieux sentir que les hommes qui ont écrit la Genèse, qui ont écrit le premier récit des origines, étaient finalement loin de connaître le véritable esprit de Dieu. Ils ont vu Dieu à leur manière, ils ont vu Dieu comme une puissance jalouse de ses droits et qui va punir du dernier châtiment l'homme qui essaie de lui ravir sa primauté. Dans le Nouveau Testament, au contraire, c'est là justement l'intention première de Dieu de se communiquer et de faire de l'homme un dieu.

[...]

C'est ainsi que l'humanité avant Jésus Christ, malgré tous ses efforts et bien qu'elle marche à la rencontre du Christ, ne pouvait pas, avant la Révélation qui est Jésus Lui-même, se faire du visage de Dieu une représentation véritable.

Il est donc absolument impossible de lire la Bible, de lire l'Ancien Testament sans oublier que nous sommes dans le tunnel. Il ne faut donc pas lire le Nouveau Testament à travers l'Ancien, mais bien l'Ancien à travers le Nouveau. Et cela change tout!

[...]

Rien n'est plus catastrophique que d'oublier cette distance entre l'Ancien et le Nouveau Testament et l'impossibilité pour l'homme avant Jésus Christ d'avoir de Dieu une révélation parfaite. N'oubliez pas que, dans l'Ancien Testament, ce n'est guère qu'au premier siècle avant notre ère que l'on commence à être sûr d'une vie éternelle. Jusque-là, on ne concevait les récompenses et les châtiments que dans la vie terrestre, la prospérité étant le signe de la bénédiction et le désastre et le malheur le signe de la malédiction.

On n'envisageait pas, au moins couramment, que la vie éternelle est une vie auprès de Dieu. On ne connaissait pas la vie éternelle et tout se passait dans une fidélité à une loi qui promettait une récompense terrestre.

[...]

Il est donc nécessaire que nous relisions toujours l'Ancien Testament à travers le coeur de Jésus Christ et que nous n'acceptions jamais, comme disait François dont le père Valensin a écrit la vie, de donner à Dieu un visage que nous ne voudrions pas avoir. 

[…]

Voilà le Jugement dernier: « Je les aime, je les aime jusque-là, je les aime jusqu'à la mort de moi-même, je les aimerai toujours; éternellement, je les aimerai. S'il y en a qui sont perdus, ce n'est pas moi qui les perds, ce n'est pas moi qui les rejette, ce sont eux qui me crucifient. » Voilà l'enfer du mystique, l'enfer qui a fait jaillir les larmes de saint François, qui l'a attaché à la Croix, qui l'a fait pleurer jusqu'à en perdre la vue sur la douleur de Dieu et qui a fait de lui cette croix vivante qui porte les blessures de l'Éternel Amour.

Et c'est ça l'enfer chrétien: un Dieu crucifié en nous si nous refusons de L'aimer, éternellement crucifié en nous si nous refusons éternellement de L'aimer. Alors le jugement, ce n'est plus le jugement de l'homme par Dieu, c'est le jugement de Dieu par l'homme.

« La Lumière luit dans les ténèbres, elle luit toujours, les ténèbres ne la reçoivent pas; Il est dans le monde et le monde a été créé par Lui et le monde ne Le connaît pas. Il vient chez les siens et les siens ne Le reçoivent pas. Et le jugement, c'est que la Lumière vient dans le monde et les hommes préfèrent les ténèbres à la Lumière. »

[…]

Voyez: on a tout empoisonné quand on a fait du christianisme la religion du salut de l'homme, quand on a fait cet épouvantable calcul de mettre ses bonnes œuvres à la caisse d'épargne pour en toucher la récompense avec intérêts composés. C'est abject! C'est justement parce que le Bien, c'est Quelqu'un, parce que le Bien, c'est le don de soi, parce que le bien, c'est un mariage d'amour, qu'un mariage ne peut être un calcul sans être un faux mariage. Il s'agit d'aimer Dieu pour Lui-même, de L'aimer en se perdant de vue, de L'aimer pour Lui donner en nous un espace où Il puisse répandre sa Vie, une transparence où Il puisse révéler son Amour. Impossible de faire avec Lui un calcul et un échange de maquignon.

C'est là le visage pascal de Dieu. Que l'on admette pédagogiquement pour les être primitifs - et nous pouvons nous-mêmes être des êtres primitifs à certains moments - que l'on admette provisoirement et pédagogiquement la peur, la crainte, soit. Que l'on entre dans les anxiétés de Lady Macbeth, qu'on soit dévoré de scrupules en s'entortillant dans ses propres fautes, soit encore. Mais que l'on ne donne pas à Dieu ce Visage que nous ne voudrions pas avoir. Le Visage de Dieu ne peut être que le visage de la mère qui se substitue à son enfant pour être frappée à sa place.

 

Silence, Parole de vie, Ed. Anne Sigier, Québec, 1990, pp. 67-73

 

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Présentation et enseignements des Pères F. Varillon

et M. Zundel

 

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François Varillon (1905-1978)  

 

Le Père Varillon est de ceux qui ont le mieux exprimé ce que l'Évangile peut apporter de vie et de dynamisme aux femmes et aux hommes d'aujourd'hui. Pendant les dix dernières années de sa vie, il a donné, en de nombreuses villes de France, de remarquables cycles de conférences, afin d'approfondir et renouveler la foi au coeur des débats qui font la culture présente. Persuadé "qu'il est indispensable pour un chrétien d'être intelligent", il n'a pas ménagé ses efforts pour élargir la vision chrétienne, en montrer la cohérence et l'actualité. Avec la même chaleureuse humanité, il s'est adapté à chaque auditoire, qu'il s'agisse des ouvriers de Belleville ou des bourgeois genevois.

Ce "maître spirituel", traditionnel et audacieux, possède mieux que quiconque l'art de dépoussiérer le christianisme, de lui redonner vigueur et authenticité essentielle, de l'expliquer dans ce qui lui est vital : indissociablement comme le don de Dieu qui aime et l'accomplissement le plus authentique de l'homme. 

En toute circonstance, il déployait une pédagogie merveilleusement efficace parce que disponible à l'écoute des autres. Il a créé un genre nouveau qui associait la réflexion, la référence étroite à l'Écriture, l'énoncé des réalités essentielles, le dialogue avec la pensée contemporaine. Ses conférences dévoraient son temps car il les renouvelait d'une année à l'autre. J'ai rarement vu quelqu'un qui ait à ce point le souci d'enrichir sa réflexion et qui incorpore dans son enseignement, année après année, le dernier état de ses lectures et de ses réflexions.

(René Rémond, 1916-2007)

 

Ci-dessous un enseignement essentiel- une "fulgurance-fulguration", dont sont tirés les extraits ci-dessus, reproduits dans Joie de croire Joie de vivre, œuvre posthume, retranscription d’enregistrements du Père. A écouter absolument, de préférence avec des enceintes ou écouteurs, car la qualité est médiocre (ses enregistrements datent des années '70)!

A commander légalement sur Exultet.net svp

Reconnaître Dieu amour

 

Vous en trouverez d’autres au coin retraite théologie et spiritualité

(j’en ai encore en réserve, que je mettrai bientôt en ligne).

 

Présentation audio du Père François Varillon par le Père Claude Thélot, émission de la RCF:

 


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Zundel méditatif

Maurice Zundel (1897-1975)

 

Présentation en vidéo :

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:21

 

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« N’ayons pas peur de changer nos habitudes », par exemple, en prenant le temps de prier, suggère Benoît XVI en s’adressant aux francophones après l’angélus de ce 11 mars.  Ce qui est en jeu c’est le bonheur !

Des paroles qui dérangent, et à placer dans le cadre des catéchèses de Benoît XVI pour le carême : « En ce troisième dimanche de Carême le Seigneur nous invite à nous convertir », rappelle le pape.

Il insiste sur le fait que le carême constitue un « temps de grâce » offert pour la « purification des cœurs et des esprits » et pour la « libération des peurs et des doutes ».

«  En toute confiance, exhorte le pape, laissons-nous transformer par le Christ et n’ayons pas peur de changer nos habitudes et nos comportements ».

Concrètement, que propose le pape ? De « prendre du temps pour la prière car, dans la fécondité du silence et de la prière, Dieu nous donnera d’expérimenter le vrai bonheur ! »

 « Sachons rejeter tout ce qui peut nous conduire loin de Dieu », demande Benoît XVI aux catholiques francophones, les invitant au « courage » de la « prière ».

 « Le temps du Carême est exigeant car il nous invite à revenir vers Dieu, a dit le pape. Jésus après son baptême, au début de sa mission, est conduit au désert. Avec Lui, expérimentons ce temps de désert et de solitude ».

C’est pourquoi il invite à ce discernement : « Sachons rejeter tout ce qui peut nous conduire loin de Dieu et profitons de ce Carême pour revenir vers Lui ».

Il indique le moyen de la prière et rappelle le thème de son message de carême: "Prenons avec courage les chemins de la prière. Redécouvrons l’importance de notre relation à Dieu et « faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (He10,24)."

"Que la Vierge Marie nous aide à faire totalement la volonté de notre Dieu ! Bon Carême à tous!", a conclu le pape.

 

La confiance en Dieu mûrit dans le silence, a expliqué Benoît XVI dans sa catéchèse de ce mercredi 7 mars, place Saint-Pierre 

Réapprendre le silence

 

Il invite à « réapprendre le silence, l’ouverture à l’écoute, pour nous ouvrir à l’autre, à la parole de Dieu ». Il explique : « Les évangiles présentent souvent Jésus, surtout au moment des choix décisifs, se retirant seul dans un lieu à l’écart des foules et de ses disciples pour prier dans le silence et vivre son rapport filial avec Dieu. Le silence est capable de creuser un espace intérieur au plus profond de nous-mêmes, pour y faire habiter Dieu, afin que sa parole demeure en nous, pour que notre amour pour lui s’enracine dans notre esprit et dans notre cœur et anime notre vie ».

Il évoque ensuite « une seconde relation du silence avec la prière » : « Ce n’est pas seulement notre silence qui nous dispose à l’écoute de la Parole de Dieu ; souvent, dans notre prière, nous nous trouvons confrontés au silence de Dieu, nous éprouvons presque un sentiment d’abandon, il nous semble que Dieu ne nous écoute pas et ne nous répond pas. Mais ce silence de Dieu, comme pour Jésus, n’est pas le signe de son absence ».

 

Le silence de Dieu, pour le connaître

 

« Le chrétien sait bien, insiste le pape, que le Seigneur est présent et qu’il écoute, même dans l’obscurité de la douleur, du refus et de la solitude. Jésus donne à ses disciples, et à chacun de nous, l’assurance que Dieu connaît bien nos besoins, dans toutes les situations de notre vie. Il enseigne les disciples : « Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N’allez pas faire comme eux ; car votre Père sait bien ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6, 7-8) ».

 

« Un cœur attentif, silencieux, ouvert est plus important que beaucoup de paroles. Dieu nous connaît jusqu’à l’intime, mieux que nous-mêmes, et il nous aime : le savoir doit nous suffire », ajoute le pape avant de citer l’exemple de Job : « En peu de temps, cet homme perd tout : ses proches, ses biens, ses amis, sa santé ; le comportement de Dieu envers lui semble vraiment être un abandon, un silence total. Et pourtant, dans son rapport à Dieu, Job lui parle et crie vers lui : malgré tout cela, dans sa prière, il garde sa foi intacte et, à la fin, il découvre la valeur de son expérience et du silence de Dieu. Et ainsi, s’adressant au Créateur, il peut enfin conclure : « Je ne te connaissais que par ouïe dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu » (Jb 42, 5) ».

 

Le pape revient à la situation des baptisés : « Nous tous, dans l’ensemble, nous connaissons Dieu seulement par ouïe dire et, plus nous sommes ouverts à son silence et à notre silence, plus nous commençons à le connaître réellement. Cette confiance extrême qui s’ouvre à une rencontre profonde avec Dieu a mûri dans le silence ».

 

Le sacrement de la réconciliation constitue en quelque sorte une rampe de lancement de la nouvelle évangélisation, fait observer Benoît XVI aux confesseurs. Car c’est le lieu privilégié de la rencontre du Christ miséricordieux.


Le pape invite les prêtres à un « nouveau courage » pastoral et pédagogique pour proposer la pratique du sacrement de la pénitence et de la réconciliation.

« La nouvelle évangélisation part aussi du confessionnal ! C’est-à-dire qu’elle part de la rencontre mystérieuse entre l’inépuisable demande de l’homme – signe en lui du mystère créateur – et de la miséricorde de Dieu, seul réponse adéquate au besoin humain d’infini », affirme le pape.

Le « désir de changement » est au cœur de celui qui vient demander ce sacrement, fait observer le pape : les confesseurs sont donc les protagonistes de tant de « nouveaux départs possibles » pour les baptisés qui le leur demandent. Mais cette nouveauté ne consiste pas seulement dans le fait de « quitter » le passé ou de « l’enlever » mais dans « l’accueil du Christ » car c’est lui qui peut « éclairer toutes les zones d’ombre ».

Le sacrement est effectivement le lieu d’une « expérience » spécifique de la présence du Christ miséricordieux, explique-t-il: « Si telle est la célébration du sacrement de la réconciliation, les fidèles y feront l’expérience de cette miséricorde que Jésus de Nazareth, Seigneur et Christ, nous a donné, alors, il deviendront des témoins crédibles de cette sainteté qui est le but de la nouvelle évangélisation ».

Ceci est vrai pour les fidèles laïcs, et c’est extrêmement important pour les prêtres eux-mêmes, car « le ministre du sacrement collabore à la nouvelle évangélisation en renouvelant la conscience du besoin de s’approcher du pardon sacramentel » en vue d’une nouvelle « rencontre avec le Christ ».

« Qui vous rencontre », a rappelé Benoît XVI aux prêtres, devrait pouvoir dire comme les premiers disciples : « nous avons rencontré le Messie ». C’est à cette condition que chaque confession sera un pas de plus dans la « nouvelle évangélisation ».

Et d’expliquer que la conversion du chrétien est la condition sine qua non d’une nouvelle évangélisation : « La nouvelle évangélisation a pour sève vitale la sainteté des enfants de l’Eglise, du chemin quotidien de conversion personnelle et communautaire pour se conformer toujours davantage au Christ ».

Car c’est justement par la confession que le pécheur qui se repent « quitte le vieil homme pour revêtir l’homme nouveau ».

En effet, rappelle-t-il, seul un chrétien qui « s’est laissé renouveler en profondeur par la grâce divine peut porter en lui-même – et donc l’annoncer – la nouveauté de l’Evangile » : une conversion réelle des cœurs constitue « le moteur de toute réforme » et elle « se traduit » par une « vraie force évangélisatrice ».

C’est, à la suite de Jean-Paul II, à un « nouveau courage pastoral » que le pape invite les prêtres pour une « pédagogie quotidienne des communautés chrétiennes » qui sache « proposer  de façon persuasive et efficace la pratique du sacrement de la réconciliation ».

Ce dont il s’agit, précise-t-il, c’est en effet de faire redécouvrir le visage du Christ « comme celui en qui Dieu nous montre son cœur plein de compassion ».

Le pape discerne une « urgence éducative », en ce sens que  « le relativisme remet en question la possibilité même  d’une éducation, entendue comme une introduction progressive dans la connaissance de la vérité, et donc comme une introduction progressive dans le rapport  avec la vérité qui est Dieu ». C’est dans ce contexte, affirme-t-il, que l’évangélisation passe par l’annonce d’un Dieu proche : « Les chrétiens sont appelés à annoncer, vigoureusement, la possibilité de la rencontre de l’homme d’aujourd’hui avec Jésus-Christ, en qui Dieu s’est fait si proche qu’on puisse le voir et l’écouter ».

D’où le rôle du sacrement de la réconciliation par lequel Dieu entre au cœur de la vie des personnes : « La certitude que Dieu est proche et, que, dans sa miséricorde, il attend l’homme, y compris celui qui est empêtré dans le péché, qu'il peut guérir ses infirmités, par la grâce du sacrement de la réconciliation, est toujours une lumière d’espérance pour le monde ».


Gethsémani ou comment la « terre » peut devenir le « Ciel »


« La « terre » devient le « ciel », lieu de la présence de l’amour, de la bonté, de la vérité, de la beauté divine » lorsque l’homme accomplit la volonté de Dieu, explique Benoît XVI.

Le pape a en effet poursuivi sa série de catéchèses sur la prière du Christ lors de l’audience générale de ce 1er février, en la salle Paul VI du Vatican. 

Au Mont des Oliviers, a-t-il dit en substance, Jésus nous révèle la profondeur de son mystère intérieur et de sa relation à son Père (cf. texte intégral en français).

Le pape a rapproché la prière du Christ au Jardin des Oliviers de la prière du Notre Père en disant : « Chaque jour dans la prière du Notre Père, nous demandons au Seigneur : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10). Nous reconnaissons donc qu’il y a une volonté de Dieu avec nous et pour nous, une volonté de Dieu sur notre vie, qui doit devenir chaque jour davantage le point de référence de notre vouloir et de notre être ; nous reconnaissons ensuite que c’est au « ciel » que se fait la volonté de Dieu et que la « terre » devient le « ciel », lieu de la présence de l’amour, de la bonté, de la vérité, de la beauté divine, uniquement si la volonté de Dieu se réalise en elle ». 

Benoît XVI souligne ce renversement paradoxal : « Dans la prière que Jésus adresse au Père, en cette nuit terrible et magnifique de Gethsémani, la « terre » est devenue le « ciel » ; la « terre » de sa volonté humaine, bouleversée par la peur et l’angoisse, a été assumée par sa volonté divine, de sorte que la volonté de Dieu s’est réalisée sur la terre. Et c’est important aussi dans notre prière : nous devons apprendre à compter davantage sur la Providence divine, demander à Dieu la force de sortir de nous-mêmes pour lui redire notre « oui », pour lui répéter « que ta volonté soit faite », pour conformer notre volonté à la sienne ». 

Le pape recommande aux catholiques cet exercice spirituel quotidien, qui est exercice de la liberté : « C’est une prière que nous devons faire tous les jours parce qu’il n’est pas toujours facile de se remettre à la volonté de Dieu, de répéter le « oui » de Jésus, le « oui » de Marie. Les récits évangéliques de Gethsémani montrent douloureusement que les trois disciples, choisis par Jésus pour être proches de lui, n’ont pas été capables de veiller avec lui, de partager sa prière, son adhésion au Père et ils se sont laissé écraser de sommeil. Chers amis, demandons au Seigneur de nous rendre capables de veiller avec lui dans la prière, de suivre la volonté de Dieu chaque jour même si elle nous parle de la croix, de vivre une intimité de plus en plus grande avec le Seigneur, pour apporter ensemble sur cette « terre » un peu du « ciel » de Dieu ». 

L’ anti-conformisme chrétien rend vraiment libre, fait observer en substance Benoît XVI qui a précisé que cet anti-conformisme « n’est pas contre le monde, mais est un véritable amour du monde ».

Il y a un « non-conformisme » du chrétien face au monde, a fait observer le pape à ceux qu’il a affectueusement appelés « mes séminaristes ». Accueilli par le recteur du grand séminaire de Rome, le P. Concetto Occhipinti, et par la communauté de l’institut, enthousiaste, Benoît XVI s’est d’abord recueilli auprès du tabernacle.

Sa lectio divina a ensuite porté sur un passage de la Lettre de saint Paul « aux Romains » –justement ! - : une invitation de l’apôtre des Gentils à « offrir son corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu », à « ne pas se conformer à ce monde », à « se laisser transformer pour pouvoir discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait » (cf. Rm 12).

Or, a remarqué le pape, « ne pas se conformer » ne veut pas dire « fuir le monde », mais c’est une voie pour être « vraiment libre ».

Le pape a mentionné deux « pouvoirs » modernes : le pouvoir de la finance et celui des media, reconnaissant qu’ils sont « tous deux nécessaires et utiles », tout en risquant parfois « de dominer l’homme ».

« Le monde de la finance ne représente plus un instrument pour favoriser le bien-être, pour favoriser la vie de l’homme, mais il devient un pouvoir qui l’opprime, qu’il faut quasiment adorer, c’est mammon, la fausse divinité qui, en réalité, domine le monde. Face au conformisme de la soumission à ce pouvoir, nous sommes non-conformistes : ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on a, mais ce que l’on est ! Ne nous soumettons pas à ce pouvoir, utilisons-le comme un moyen, mais avec la liberté des enfants de Dieu », a exhorté le pape.

Dans les media, ce qui est dit ou écrit devient parfois plus important que la réalité elle-même, a fait remarquer Benoît XVI : le monde « virtuel » risque alors de devenir plus important que le monde « réel ».

C’est là que « le non-conformisme du chrétien libère, rend à la vérité ».

« Alors, a invité le pape, prions le Seigneur de nous aider à être des hommes libres dans ce non-conformisme qui n’est pas contre le monde, mais qui est un véritable amour du monde ».

Ces jours-ci, on parle beaucoup de l’Eglise de Rome, on dit beaucoup de choses à son sujet – a fait remarquer le pape avant d’ajouter: « Espérons que l’on parle aussi de notre foi, de la foi exemplaire de l’Eglise de Rome, et prions le Seigneur que, grâce à nous, on ne parle pas tant de ces choses, mais plutôt de la foi de l’Eglise de Rome ».

Benoît XVI a ensuite exhorté les séminaristes : le christianisme n’est pas seulement spiritualisation, ou moralisation, mais incarnation. L’invitation de Paul à offrir son propre corps est une invitation à être « un » avec Dieu.

 "Il faut que nous soyons réellement pénétrés de la réalité de Dieu, de sorte que toute notre vie – et pas uniquement certaines de nos pensées – soit une liturgie, une adoration", a recommandé le pape.

 

Voir également le très beau message de Benoît XVI pour ce Carême: "Faisons attention les uns aux autres"

 

Tiré de Zenit.org

 


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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:22

 

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Le Vénérable Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, Carme (1894-1967)

 

Que dirait le P. Marie-Eugène de l’Enfant Jésus pour le Carême ? Tout d’abord, « regarder Jésus », répond le P. Louis Menvielle, de la Congrégation pour le Clergé, et vice-postulateur de la cause de béatification du Carme français, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie. 

 

Père Louis Menvielle, vous êtes vice-postulateur de la cause de béatification du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, Carme et Fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie. Avant de l’écouter parler du carême, dites-nous où en est sa cause …

 

P. Louis Menvielle - Le Pape Benoît XVI a déclaré le Père Marie-Eugène « Vénérable » le 19 décembre dernier. Cela signifie que l’Eglise reconnaît la haute valeur évangélique de sa vie, ce qu’on appelle les « vertus héroïques ». Actuellement, la Congrégation pour les causes des Saints étudie une guérison qui lui est attribuée, pour voir si elle peut être retenue comme un miracle, ce qui permettrait sa béatification. Le Père Marie-Eugène (1894-1967) a été ordonné prêtre le 4 février 1922 et les témoins de sa cause ont rapporté combien ils avaient été impressionnés par sa grâce sacerdotale. Pour ses plus proches, il était avant tout prêtre, c’est-à-dire un homme saisi par le Christ Prêtre, un homme pour ainsi dire identifié au Christ bon Pasteur, un homme dont la vie, les actions, les attitudes, les paroles vous renvoyaient à Jésus qui, avec bonté et miséricorde, donne la vie et conduit son troupeau. Ils ajoutent que la vocation du Père Marie-Eugène au Carmel lui a donné le moyen de vivre en plénitude cette dimension sacerdotale : l’oraison l’a enraciné dans le Christ, la spiritualité du Carmel lui a donné les mots pour conduire les autres au Christ. Dans le Christ on trouve tout le mystère, la Plénitude, comme dit saint Paul et, à sa suite, saint Jean de la Croix. Cette cause nous présente un disciple de l’Evangile qui est à la fois un Père qui se penche avec amour sur tous nos besoins et un Maître qui nous montre le chemin de l’union à Dieu.

 

C’est le temps du carême. Qu’est-ce que le Père Marie-Eugène peut dire aux chrétiens pour vivre ce temps fort de l’année liturgique ?

 

En fils de sainte Thérèse d’Avila, il nous dit en premier lieu : regardez Jésus. Le carême est ce temps de 40 jours qui nous prépare à Pâques. C’est une montée vers Jérusalem avec Jésus. La première grande résolution que nous devons prendre, c’est de rester en compagnie de Jésus pendant ce temps de grâce qui nous est offert. Comment cela va-t-il se concrétiser ? Chaque jour, je vais prendre un temps de prière un peu prolongée pour retrouver le Christ, me plonger dans son mystère, le regarder, m’unir à lui, le laisser m’aimer et me transformer jour après jour. Les Evangélistes Marc et Luc insistent tout particulièrement sur la prière de Jésus qui n’hésite pas à tout lâcher pour se retirer dans la solitude et retrouver son Père. Il nous invite à faire pareil : « …Entre dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là dans le secret, et ton Père te le rendra » (Mt 6, 6). Entrer dans sa chambre et fermer la porte, c’est une image qui nous appelle au recueillement en quittant nos activités habituelles : éteindre la télévision, lâcher l’ordinateur, couper le téléphone, fermer nos agendas, pour être tout au Christ. Si je peux, je profite d’une église voisine de ma maison ou de mon travail. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique a toute une partie sur la prière et le moyen de la vivre (n. 2558 et suivants). Il suggère de créer un « coin prière » à la maison (2691).

 

La prière, quand on essaie quelque temps, on découvre vite que ce n’est pas facile. On est distrait…

 

Je vais vous étonner, mais le Père Marie-Eugène explique que la distraction et la sécheresse sont bien souvent le climat habituel de la prière. Dans son maître ouvrage Je veux voir Dieu, il y a tout un chapitre sur cette question : « distractions et sécheresses ». Bien sûr, si ma vie est dissipée, si je vis dans la tiédeur, je ne dois pas m’étonner d’être distrait et sec quand je prie. Il faut alors une conversion. Mais si je cherche à vivre avec Jésus dans la foi et l’amour, il est normal qu’en entrant dans la prière, je me plonge dans une certaine obscurité. La lumière de Dieu est tellement forte qu’elle m’éblouit. Si vous regardez le soleil en face, vous ne voyez plus rien parce que vos yeux ne sont pas faits pour fixer une lumière si intense. Vous avez l’impression de voir tout noir. De même Moïse, quand il montait sur la montagne ou s’approchait de la tente de la Rencontre, entrait dans la nuée. Même chose pour les trois apôtres qui étaient avec Jésus sur la montagne de la transfiguration : dès que le Père se manifeste, ils sont pris dans la nuée. Comment se concrétise pour nous cette nuée ? C’est l’obscurité de la prière, le sentiment parfois que Dieu est bien loin, ce sont les distractions et la sécheresse. Comment on reste dans cette nuée ? Par la foi. Au milieu de la sècheresse, des distractions, le Père Marie-Eugène invitait à rester là, à fixer le mystère dans la foi : je ne vois rien, mais je crois et j’adhère de tout mon être au mystère de Dieu qui veut m’envahir et me transformer. Il avait écrit un jour : « la foi, c’est le face à face dans les ténèbres ». On ne voit pas, on ne sent rien, mais on croit que Dieu est là, on reste en sa présence même si elle est très mystérieuse. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique va exactement dans ce sens lorsqu’il affirme que « La foi est une adhésion filiale à Dieu, au-delà de ce que nous sentons et comprenons » (n. 2609).

 

Mais Dieu, il faut bien le connaître un peu pour adhérer à lui et à sa présence.

 

Oui, la foi s’appuie sur l’intelligence. Ce n’est pas pour rien que Jean-Paul II a publié une encyclique sur foi et raison, et que Benoît XVI insiste tant sur cette relation. La lecture spirituelle est essentielle pour avancer dans la prière. Tous ces thèmes sont développés dans Je veux voir Dieu, où il y a un chapitre sur la foi, un autre sur foi et théologie, un autre encore sur les lectures spirituelles. Si nous revenons au carême, voilà un moyen de le vivre en profondeur : prendre un évangile et le lire en entier, petit bout par petit bout chaque jour. Lire aussi de façon attentive un livre sur Jésus pour aider à comprendre un peu qui il est, comment il agit, quelles sont ses réactions. Le Père Marie-Eugène donnait des titres d’ouvrages de son époque. Aujourd’hui, on pourrait conseiller, par exemple, de lire ou de relire les deux ouvrages de Benoît XVI sur Jésus de Nazareth. Les idées qu’on trouve en lisant nourrissent notre intelligence et elles nous aident à la fixer un peu quand nous prions. Mais attention, il ne s’agit pas de réfléchir pendant la prière, ce n’est pas le moment. Sainte Thérèse d’Avila disait : « L'important n'est pas de penser beaucoup, mais d'aimer beaucoup » (IV Demeures, 1,7). Cependant, lorsqu’on aime quelqu’un, on est très aidé en considérant un aspect de sa personnalité, de son mystère. Une intelligence non nourrie et vide, favorise la distraction et la sécheresse, qui ne correspondent plus alors à la nuée de la présence de Dieu. Le Père Marie-Eugène était d’origine campagnarde. Il savait utiliser les images de la nature. Voilà comment il explique l’importance de la lecture spirituelle : la contemplation de celui qui ne nourrit pas son intelligence est « une espèce de regard vague, celui du petit veau qui est en train de paître et qui ne regarde rien » ! La foi n’est pas un regard vague. Dieu est lumière et amour. Nous l’aimons en le connaissant, nous le connaissons en l’aimant, il se donne à nous comme connaissance et amour. C’est l’enseignement de saint Paul aux Ephésiens.

 

Donc on fait un bon carême si on prie et si on lit quelque chose sur Jésus?

 

P. Louis Menvielle - C’est déjà pas mal. Mais la prière doit à la fois s’enraciner dans la vie et déboucher dans la vie, sinon elle n’est pas authentique. Rappelons-nous l’avertissement de saint Jean : « Celui qui dit aimer Dieu et qui n'aime pas son frère est un menteur » (1 Jean 4, 20). La prière est un lieu de croissance de l’amour. Cet amour doit ensuite s’exprimer dans le concret. Et inversement l’amour qui grandit dans la vie quotidienne me permet d’aimer plus profondément dans la prière. L’amour est la synthèse de la vie chrétienne. Le Père Marie-Eugène insistait beaucoup sur l’importance de l’amour, seul moteur vraiment efficace de la croissance vers la sainteté. L’amour en-dehors de la prière prend essentiellement deux formes : l’amour dans le devoir d’état et l’amour des autres. L’amour dans le devoir d’état, c’est ce que saint Paul demande aux Colossiens : « Quoi que vous fassiez, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur » (3, 23) : faire les choses le mieux possible, honnêtement, avec conscience ; et les faire comme pour le Seigneur, en sa présence, pour le servir. C’était l’attitude de Marie à Nazareth qui faisait tout avec amour, pour Jésus et en sa présence. On voit bien de quoi il s’agit dans le travail professionnel ou dans la vie familiale. On voit aussi toutes les exigences que recouvre l’amour des autres : la fidélité conjugale, la délicatesse dans l’amour, l’attention aux autres, le temps « perdu » pour eux, l’implication dans l’éducation, le pardon (qui est peut-être l’exigence la plus difficile mais la plus urgente dans les familles et au travail), etc. Pour les prêtres, on parle de charité pastorale : c’est l’amour du Christ que le prêtre met dans tous les actes de son ministère. Et comme l’amour ne se limite pas aux « 35 heures », la charité pastorale, dans le fond, c’est l’amour que le prêtre uni au Christ met dans tous les actes de sa vie, du matin au soir et du soir au matin, précisément pour devenir amour, reflet de Dieu. Cet amour là est inséparablement amour du ministère et amour des autres. Si vous voulez voir dans Je veux voir Dieu ce qui est dit sur l’amour, il faudrait bien sûr tout lire, mais il y a un développement plus spécifique dans le dernier chapitre.

 

Vous parlez du Carême et vous n’avez pas encore employé le mot « sacrifice ».

 

La vie chrétienne, la vie évangélique, la croissance vers la sainteté ne peuvent pas faire abstraction de la Croix. Ou alors, il ne s’agit pas de la vie « en Christ », étant donné que je ne participe à sa résurrection qu’en espérance. Les maîtres spirituels n’ont pas peur du mot « ascèse » et le Père Marie-Eugène y a consacré tout un chapitre dans son livre. L’ascèse a deux buts : apprendre à dominer mes passions, à purifier les tendances mauvaises qui m’habitent, faire en sorte que mon esprit soit maître de mon corps pour pouvoir se mettre lui-même au service de l’Esprit de Dieu ; c’est le premier aspect, celui qui touche à la conversion personnelle. Nous commençons le carême par cette proclamation de Jésus : « Le Royaume de Dieu est tout proche: repentez-vous et croyez à l'Evangile » (Mc 1, 15). Evidemment, la grande question est de découvrir sur quel point nous devons nous convertir. La connaissance de soi est à la base de la vie chrétienne. Quand je découvre des points qui ne sont pas conformes à l’Evangile, je dois m’y atteler avec ardeur et courage, mais aussi avec réalisme, conscient de ma faiblesse, et donc à la fois résolu dans ma volonté de conversion et mendiant de la grâce de Dieu, en particulier celle de la confession, pour qu’elle me donne la lumière et la force de sortir de mes ornières et de ne pas m’arrêter dans la croissance. « La grande preuve de sainteté d'une âme, disait le Père Marie-Eugène, ce n'est pas qu'elle n'ait pas de tentations, ou de lassitude, mais non. C’est qu'elle réagisse et remonte de-là vers Dieu ». Il faut pour cela beaucoup d’humilité, et voilà peut-être le point crucial de l’ascèse aujourd’hui.

 

Pourquoi ?

 

Le carême est un temps de pénitence où nous maitrisons notre corps, comme dit la liturgie, en particulier par le jeûne et l’abstinence. Ce point est incontournable, tous les saints l’ont mis en pratique et enseigné. Il ne doit cependant pas occulter une urgence de conversion, peut-être plus caractéristique de notre époque : le siècle des lumières et les progrès techniques nous ont convaincus de la grandeur de notre intelligence personnelle. Et même si l’échec des grandes idéologies et les blessures de la vie ont largement émoussé l’intelligence de l’humanité et, bien souvent, l’estime que nous avons de nous-mêmes, il reste dans le cœur de l’homme cet orgueil de la raison qui cite à son tribunal tout ce qu’il entend, tout ce qu’il voit, tout ce qui se dit, Dieu lui-même. Apprendre à devenir des enfants humbles et confiants devant Dieu, vivant dans la vérité de notre être à la fois magnifique et blessé, tel est le grand programme d’ « ascèse » que le Père Marie-Eugène, dans la ligne de la petite Thérèse, présente dans les chapitres de Je veux voir Dieu sur l’ascèse et sur l’humilité. Grandir dans l’amour et dans l’humilité en regardant le Christ, voilà un beau programme de carême !

 

Mais l’humilité, c’est difficile. On a l’impression que cela nous dépasse parfois. Qu’est-ce qu’en dit le Père Marie-Eugène ?

 

P. Louis Menvielle - Je vous cite cette phrase si encourageante de Je veux voir Dieu : « Le pauvre, conscient de sa misère, tend la main. L'orgueilleux qui voit son orgueil doit se faire mendiant de la lumière de vérité qui crée l'humilité, et sa prière doit se faire d'autant plus instante que l'orgueil est plus grand et que l'humilité est le fondement et la condition de tout progrès spirituel. (…) L'orgueil qui a pris l'habitude de supplier humblement fait jaillir de lui-même une source de lumière et de vie » (p. 359).

 

Vous disiez que l’ascèse a deux buts. Vous avez expliqué le premier qui est la conversion. Quel est le deuxième ?

 

C’est la fécondité de l’union à Jésus dans sa Passion. Si le carême nous prépare à Pâques, nous n’y arriverons qu’en passant par la Semaine Sainte. Notre société contemporaine a raison de vouloir éliminer la souffrance, ou du moins la soulager : c’est ce qu’a fait le bon samaritain de l’Evangile, il est le modèle choisi par Jésus pour concrétiser l’amour du prochain. Aimer les autres, c’est en particulier soulager leurs souffrances. Mais il faut être réaliste, cela ne supprimera pas la souffrance. Elle une composante de notre condition et nous sommes ou nous serons tous confrontés à la souffrance avant de connaître la mort. Comment vivre cela ? L’Evangile de Jean est impressionnant sur ce point : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son Fils pour qu’il aime jusqu’au bout. « J’aime le Père… je vous ai aimés… ». Et Jésus n’a pas évité ce qui nous angoisse tant : la souffrance et la mort. Au lieu de les supprimer, il les a « fécondées » en en faisant le lieu de son plus grand amour, pour le Père et pour nous. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (n. 2606) commente ainsi le dernier « grand cri » de Jésus quand « il expire en livrant son esprit » : « Toutes les détresses de l'humanité de tous les temps, esclave du péché et de la mort, toutes les demandes et les intercessions de l'histoire du salut sont recueillies dans ce Cri du Verbe incarné. Voici que le Père les accueille et, au-delà de toute espérance, les exauce en ressuscitant son Fils » et en nous unissant à lui dans l’espérance de notre propre résurrection. Dans sa souffrance et dans sa mort vécues jusqu’à l’extrême de l’amour pour son Père et chacun de nous, Jésus présente au Père toutes les détresses de l’humanité. Ces détresses, présentées par le Christ, sont accueillies par le Père qui les retourne en don de l’Esprit dès aujourd’hui et en promesse de résurrection pour demain. C’est là notre espérance, c’est là aussi notre mission, si bien manifestée par le sacrement des malades qui donne aux malades la mission et la grâce de s’unir au Christ pour présenter au Père « toutes les détresses de l’humanité » et obtenir que l’Esprit renouvelle la face de la terre.

 

Comment le Père Marie-Eugène a-t-il vécu la souffrance ?

 

Le Père Marie-Eugène était un vivant, il n’avait rien de doloriste, il soignait les malades avec un amour paternel et aujourd’hui il obtient de Dieu la guérison d’un certain nombre. Comme Jésus qui guérissait aussi, cela ne l’empêchait pas d’avoir des paroles très fortes sur la fécondité de la souffrance vécue dans la foi et dans l’amour, dans l’antinomie de la présence comblante de Dieu au milieu de la souffrance qui vous taraude. Je pense en particulier à cette confidence, à la fin de sa vie, alors qu’il venait de subir des examens médicaux, longs et douloureux : « J'ai fait oraison pendant tout le temps, sur la table. J'étais avec l'Esprit Saint. On me demandait si je n'avais pas mal, sur cette table. Bien sûr que j'avais mal, à la colonne vertébrale, partout, mais ça ne comptait pas. J'étais avec la Trinité Sainte. Le temps ne m'a pas paru long... Dès que je me mets en oraison, l’Esprit Saint est là. Je trouve le Père, le Fils, toute la Trinité Sainte est là. Quand je mourrai, ce sera les yeux ouverts, je ne verrai pas autre chose que ce que je vois maintenant dans la foi. Comment voulez-vous que je ne sois pas heureux avec tout cela, quelles que soient mes souffrances. Cette joie qui surprend tout le monde, elle est normale ». Oui, cela surprend, et pourtant les saints nous assurent que « c’est normal ». Antinomies de la souffrance et de la fécondité, mystère insondable, terrible mais incontournable, où nous sommes appelés à devenir, comme le Christ, avec le Christ et dans le Christ, louange du Père, sauveur du monde… semences pour notre résurrection et celle de nos frères.

 

Pour aller plus loin, par exemple : « Thérèse docteur racontée par le père Marie-Eugène de l'E.-J. »,
Tome 1 : « Histoire d'un thérésien », Tome 2 : « Les clefs de la petite voie », par le P. Louis Menvielle.


Tiré du site Zenit.org

 

«Combien de temps pensez-vous qu'il faille consacrer chaque jour à l'oraison?», demande une jeune épouse au Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus. «Pour commencer, une heure par jour», répond le Père. La jeune femme tombe des nues: «Consacrer chaque jour une heure à l'oraison! mais c'est impossible! impensable! Où placer cette heure d'oraison dans une vie qui est déjà pleine comme un oeuf?» Un bon sourire éclaire le visage du Père: «Madame, si vous ne vous sentez pas prête à donner à Dieu chaque jour une heure dans l'oraison, c'est pour moi la preuve certaine que vous vous êtes trompée de porte en venant frapper à la mienne». Qui est donc ce prêtre aux exigences si étonnantes?

 

Le site de Notre-Dame de Vie - Institut séculier fondé par le Père Marie-Eugène 

Pages consacrées au Père Marie-Eugène sur le site du Carmel en France (cf. le sommet de cette page, à droite)

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:43

ET SI NOUS RESTIONS PLUTÔT DES VEILLEURS?

 

Resurrection Raffaelino del Garbo 1510

Résurrection - Raffaellino del Garbo (1466-1524)

 

Du sens de l'octave pascale et... de celles qui suivent

Depuis le IIIe siècle, la célébration de la Résurrection du Seigneur, le jour de Pâques, se prolonge en une Cinquantaine (Pentecostè), s’achevant par la célébration du don de l’Esprit qui a pris ce nom de «Pentecôte». Ces cinquante jours forment un seul et unique jour de fête qui, disait saint Irénée «a la même portée que le dimanche» : c’est pourquoi, pendant cette période, on prie debout, comme il convient à des ressuscités, et le jeûne est interdit.

Le temps pascal commence avec le dimanche de la Résurrection et se déploie durant huit dimanches : c’est donc une octave de dimanches, «une semaine des semaines», écrivait saint Basile qui insiste sur son caractère eschatologique. Mais il permet aussi, au fil des semaines, de déployer toutes les harmoniques du mystère pascal.

La première semaine, l’octave pascale, est dite aussi semaine in albis (des vêtements blancs), car les catéchumènes baptisés dans la nuit de Pâques gardaient le vêtement de leur baptême pour venir assister chaque jour aux catéchèses «mystagogiques» (leur expliquant le sens des «mystères», c’est-à-dire des sacrements qu’ils venaient de recevoir). Ces catéchèses étaient assurées par l’évêque et l’on possède encore celles de Jean Chrysostome, de Cyrille de Jérusalem ou d’Ambroise de Milan. 

[...]

Le dimanche qui clôt l’octave, dimanche in albis, jour où les néophytes déposent leur vêtement blanc, a été longtemps désigné par le premier mot de l’oraison d’ouverture Quasimodo, «Comme des enfants nouveau-nés…» À la demande du pape Jean-Paul II, il est devenu le Dimanche de la Miséricorde.

Tous les dimanches constituant le temps pascal sont considérés comme «dimanche de Pâques» et non «après Pâques». Le cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, reste allumé et l’Alleluia ne cesse de retentir. La couleur liturgique est le blanc, qui rappelle les vêtements des anges au matin de Pâques et ceux des ressuscités habitant la Jérusalem céleste (Ap 7, 9s).

Pour plus de précisions sur l’aspect du mystère pascal que chacun approfondit et qui se lit dans les titres qu’on leur donne : «Dimanche des apparitions», «Dimanche des ministères», «Dimanche de l’expansion missionnaire», on pourra se reporter au n°109 de Sources Vives, «Le temps pascal».

Pour commander Sources vives, n° 109

 

Méditation devant l'icône de la descente de Jésus au séjour des morts

 

Source

 

 

Il vit et il crut

Il vit et il crut. Ces deux petits mots devraient nous suffire aujourd’hui.

Ils disent tout ce qui s’est passé dans le coeur du disciple découvrant le tombeau vide (Jn. 20, 1-9). Ils évoquent ce qui a bouleversé son coeur. Ils résument ce qui l’a traversé ce matin-là et qui a planté en lui une certitude inébranlable : Celui qui était là est vivant. Il vit et il crut. Ces deux petits mots sont aussi ce à quoi nous sommes invités le matin de Pâques.

Pourtant, aujourd’hui, il n’y a rien à voir ou à entendre :

etoiletournantegifanim.gif Ni pierre roulée. 

etoiletournantegifanim.gif Ni tombeau vide.  

etoiletournantegifanim.gif Ni apparition du Christ.

etoiletournantegifanim.gif Ni voix qui nous frappe les oreilles…


Pire encore :

etoiletournantegifanim.gif Nos questions sont toujours là. 

etoiletournantegifanim.gif Nos angoisses sont toujours là.  

etoiletournantegifanim.gif Nos souffrances et nos épreuves sont toujours là.

 

La Pâques attitude

 

La découverte du Christ ressuscité est comme un passage que nous franchissons et qui nous oblige à quitter nos vues étroites. Eclatons nos perceptions, laissons-nous convertir de l’intérieur pour percevoir le mystère de Pâques. C’est la Pâques attitude :

etoiletournantegifanim.gif Croire alors que tout semble perdu… 

etoiletournantegifanim.gif Croire que l’amour aura le dernier mot… 

etoiletournantegifanim.gif Croire que le désespoir disparaîtra… 

etoiletournantegifanim.gif Croire au Christ Ressuscité au-delà de notre logique…

 

La résurrection nous apprend à voir notre vie autrement. Peut-être de l’intérieur ? Nous sommes invités à comprendre ce que Jésus a dit : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il ne peut pas donner du fruit. Voir, dans la lumière de la résurrection, c’est voir le fruit qui jaillit du grain qui meurt. C’est ce que le disciple a vu le matin de Pâques : le fruit extraordinaire sortit de la mort de Jésus, à partir du moment où il a accepté de la voir autrement, de l’intérieur. Ces yeux ont vu mourir Jésus, sa foi lui a dit qu’Il était ressuscité.

Pâques n’est pas un lavage de cerveau…

Pâques n’est pas un lavage de cerveau, la foi ne nous invite pas à oublier. Au contraire, c’est à partir du moment où les disciples sont retournés à ce que Jésus leur avait dit, à ce qu’ils avaient vécu avec lui. C’est à partir de ce moment-là qu’ils ont vraiment vu et qu’ils ont cru. Pâques n’est pas une fermeture où il s’agirait de faire abstraction de notre vécu. Mais la résurrection du Christ est une invitation à l’ouverture de quelque chose qui nous dépasse et pourtant qui veut nous saisir et nous transcender. Dieu nous appelle à la VIE avec LUI !

Pâques, c’est de la dynamite : Pâques nous invite à voir, à croire. A vivre !

La Pâques attitude, ça se vit tout les jours !

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Alors ? C'est Pâques pour toi ?

 

Source

 

Le premier dimanche après Pâques, traditionnellement appelé le dimanche de la Quasimodo, a été institué, par le bienheureux Jean-Paul II, dimanche de la divine Miséricorde... 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 12:43

L'exemple d'une vidéo que j'aimerais mettre sur ce site... (mais il faudrait entrer dans toute une explication- et mise en garde- à propos de certaines déviances de la Kabbale...)

Prends du temps pour la voir et l'écouter sans rien faire d'autre, stp...

Ou comment ce qui se conçoit bien s'énonce clairement... lol. C'est tellement simple quand on l'écoute!

... Et pourquoi j'aimerais passer tout le reste de ma vie à étudier l'hébreu... et la pensée judaïque autant que la chrétienne...

 

 

 

Et puis le Tétragramme ... magnifique vidéo (courte, avec une prière au centre) que je publierai de toute façon!


 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 11:29

 

Le Feu Sacré ou Saint Feu (Αγιος Φως en grec) ou Lumière Sacrée du Saint Sépulcre, Jérusalem

 

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Miracle annuel le plus anciennement attesté dans le monde chrétien, d’abord mentionné au 4ème siècle puis plus largement documenté à partir de 1106, date à laquelle l’higoumène russe Daniel, présent à la cérémonie du Samedi Saint au Saint Sépulcre, le décrit avec davantage de précision, dans son carnet de route. Innombrables sont ceux qui, jusqu’à nos jours, affirment avoir été témoins de l’incandescence bleue ou de sortes d’éclairs qui descendent sur le Tombeau du Christ, où le Patriarche grec-orthodoxe attend seul le Feu Sacré, après avoir été publiquement fouillé, pour éviter toute accusation de supercherie.

photo chaîne russe Photo prise par la chaîne russe NTV (2003) juste avant que ne s'allume le saint Feu. 

 

L’attente du Feu sacré (qui représente la venue de l'Esprit-Saint pour nous purifier et nous sanctifier) peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Elle se fait toutes lumières éteintes, dans la prière et sous les cris de Axios! (Il est digne!) et Kyrie Eleison! (Seigneur prends pitié!) Lorsque le Patriarche sort du Tombeau, il transmet le Saint Feu reçu à ses plus proches, mais de nombreux témoignages attestent que beaucoup de cierges s’allument tout seuls et que le Feu Sacré se propage à une vitesse impressionnante dans toute la Basilique. Certains ont capté sur pellicule une boule de Feu qui se promène parmi les gens, sans que personne ne la voie à l’œil nu.


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Les fidèles présents plongent leurs visages, barbes, cheveux, mains dans le Feu Sacré sans être brûlés... paraît-il durant 33 minutes. Les cierges éteints pendant cette durée... se rallumeraient d'eux-mêmes.

Visionnez attentivement, si possible en grand écran, les vidéos en bas de page - témoignages très intéressants ! 

Chez les orthodoxes l’événement est actuellement retransmis en direct dans les médias et le Feu Sacré est ensuite acheminé, protégé par une capsule spéciale, dans de nombreux pays et diocèses, notamment à la Basilique du Saint-Sauveur, à Moscou. 

Autre lien intéressant

 

Olga_photo-C.Dupeyron.jpg La jeune russe Olga, venue à Jérusalem pour la deuxième fois, s'exclame rayonnante: "c'est comme si on se lavait le visage avec de la lumière! C'est mon plus bel anniversaire!"

 

L'Église du Saint Sépulcre, également appelée Église de la Résurrection par les Chrétiens d'Orient, est située dans la Vieille ville de Jérusalem. Ce lieu est considéré comme le saint des saints par les Chrétiens. Il s’agit en effet du sanctuaire édifié autour du lieu supposé de la Crucifixion (Golgotha) ainsi que de l’endroit où le Christ a été enterré et où Il est ressuscité. L'église est devenue un important lieu de pèlerinage à partir du IVè siècle.

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Aujourd'hui, c’est le lieu où siègent le Patriarche Grec-Orthodoxe de Jérusalem et l'Archiprêtre catholique de la Basilique du Saint-Sépulcre.

 

Extraits adaptés, avec quelques précisions personnelles,

d’une publication de 1903 parue dans

LA VOIE ORTHODOXE N°11, HIVER 1996:

"La lumière sainte provenant du Tombeau de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ"

 

Les pélerins voyageant à Jérusalem, depuis les temps anciens et jusqu'à maintenant, affirment unanimement que le jour du Samedi Saint, le Feu sacré apparaît sur le Tombeau de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Des milliers de pèlerins pieux, affluant chaque année des pays du monde entier, de tous peuples et confessions chrétiennes, et de beaucoup d'autres, même non chrétiennes, s'empressent, depuis des temps reculés et jusqu'à maintenant, vers Jérusalem, pour y vénérer le Tombeau du Seigneur, tout particulièrement le jour du Samedi Saint. Ce jour-là, selon le témoignage de tous les voyageurs, depuis des temps anciens, chaque année et jusqu'à maintenant, le feu incréé apparaît sur le Tombeau de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ.

Dès le vendredi, les Turcs, sous la domination desquels se trouvent Jérusalem et l'Eglise du Tombeau du Christ, éteignent les lumières dans toute l'Eglise (et dans les temps anciens, aussi dans Jérusalem et même chez les Turcs) ; Ils bouclent les portes du Tombeau du Seigneur et y apposent le sceau turc; quant au patriarche, le jour même où le feu s'allume, il est soumis publiquement à une fouille devant tout le peuple par les officiels turcs, en présence d'une garde turque importante, et ensuite seulement, accompagné de cette même garde et des officiels, en présence des chrétiens de toutes confessions et des infidèles, ayant été publiquement revêtu de ses vêtements sacerdotaux et publiquement fouillé, il pénètre dans la grotte du Tombeau du Seigneur, d'où les Turcs retirent alors le sceau.

Les plus anciennes informations sur le feu sacré, selon l'affirmation de l'Archimandrite Léonide, proviennent de l'antiquité la plus profonde. (Douchepoliesnoié Tchenié n°2, 3 et 4, 1863)

Jean Damascène (676-749), dans ses chants liturgiques, fait souvent mémoire de la lumière brillant miraculeusement sur le Saint Tombeau. Ainsi par exemple: "Pierre, s'étant rapidement approché du Tombeau, et ayant vu la lumière dans le sépulcre, s'effraya." Saint Grégoire de Nysse (331-394) avait précisé que c’était la nuit et qu’il vit le Feu sacré « par les sens et spirituellement ».

Le Pape Urbain II (1042-1099), lors du concile des Croisés à Clermont, dans son discours à la foule immense  rassemblée devant lui, proclama, entre autres, ceci : "En vérité, dans ce Temple (le Tombeau du Seigneur), Dieu repose; jusqu'à présent, Il ne cesse d'y manifester des miracles car, aux jours de Sa Passion, alors que toutes les lumières sont éteintes au-dessus de Sa tombe et dans l'église, soudain, les lampadas éteintes se rallument. Quel cœur, si endurci soit-il, ne s'attendrirait pas devant une telle manifestation!"

Le chroniqueur de l'Eglise romaine Baronius témoigne: "Les chrétiens occidentaux, ayant repris Jérusalem aux Sarrazins, virent un miracle lorsque, le Samedi Saint, les bougies s'allumèrent d'elles-mêmes auprès du Tombeau du Seigneur. Ce miracle se produit là-bas habituellement… Et encore, voici le plus magnifique et le plus merveilleux : chaque année, le soir du Samedi Saint, sur le Tombeau apparaît un feu, mieux, une lumière sainte, qui l'emplit et toutes les lampadas suspendues autour s'allument à ce feu et brillent plus clair. Mais apprends comment cela se passe, écoute : cette grâce arrive et le miracle apparaît par les prières du saint et orthodoxe Patriarche de Jérusalem, lorsqu'avec la foule il fait trois fois le tour du Tombeau en chantant : "Ta Résurrection, ô Christ Sauveur, les Anges la chantent dans les cieux, et nous  sur la terre, rends-nous dignes de Te glorifier d'un cœur pur!" 

Le pèlerin Hiéromoine Mélétios, pieux staretz de Sarov, et d’autres rapportent que les Arméniens tentèrent de chasser les chrétiens orthodoxes du Temple de Jérusalem, pour recevoir par leurs propres hiérarques le feu incrée de la "kouvouklia" (Tombeau du Christ). Cette tentative se termina en miracle : " les Grecs ne furent pas admis par le pacha turc, qui avait été acheté pour de l'argent, et ils se tenaient hors du temple devant les portes closes. Lorsque approcha l'heure à laquelle avait habituellement lieu le miracle, soudain, un des piliers qui se trouvent dans le mur, devant les Portes Saintes, se fendit et la Lumière s'en échappa. Voyant cela, le Patriarche (orthodoxe) s'avança avec précaution et alluma les bougies - les Arméniens, quant à eux, ignorant tout à fait que la lumière sainte était descendue chez les orthodoxes, l'attendaient pour eux à l'intérieur du Tombeau, clamant consciencieusement, d'une voix forte, comme des Baalatim (des adorateurs de Baal). Mais les Turcs qui gardaient le Saint Portail, voyant un tel miracle, ouvrirent les portes aussitôt. Le Patriarche entra dans le Temple avec les orthodoxes, proclamant : "Qui est le Dieu grand, sinon notre Dieu ? Tu es Dieu, qui fait des merveilles !" Les Turcs, présents lors du miracle, crurent. Y eut-il un signe, semblable ou non, avec les latins et autres chrétiens, nous l'ignorons."

A.S. Norov, écrivain russe puis ministre de la Culture, décrit ainsi cet événement auquel il a assisté en 1835: "J'ai vu comment le Métropolite, âgé, s'étant penché pour pénétrer par l'entrée basse, arrivé dans la grotte, se jeta à genoux devant le Saint Tombeau, sur lequel rien n'était déposé, qui était complètement nu. Une minute ne s'était pas écoulée, que l'obscurité s'inonda de lumière, et le Métropolite sortit vers nous avec un bouquet de bougies flamboyantes."

(Le Patriarche entre dans le tombeau avec 33 cierges, symbolisant les 33 ans de la vie du Christ)

L’Archevêque Missaïl rapporte au Hiéromoine Mélétios comment il a reçu le Feu Sacré, alors qu’il s’occupait de ce service : "Etant entré à l'intérieur du Saint Tombeau, nous voyons sur tout le couvercle de la tombe une lumière scintillante, comme si y étaient répandues de minuscules perles de verre, d'apparence blanche, bleue, écarlate, et d'autres couleurs, qui ensuite, se fondant les unes avec les autres, rougeoyaient et se transformaient en feu; mais ce feu, durant le temps nécessaire à lire sans hâte quarante Kyrie Eleison, ne produit pas de brûlure et ne consume pas, et les candélabres et bougies préparés s'y allument : mais par ailleurs, ajoute l'Archevêque, comment et d'où cela provient, je ne saurais le dire".

Une telle diversité dans les récits sur la couleur de la Lumière Sainte et la façon dont elle apparaît, démontre la véracité et la sincérité de ceux qui les ont écrits. Et tous les récits des témoins oculaires se rejoignent dans la même constatation : le feu incréé apparaît chaque année le Samedi Saint, et ce jusqu'à présent.

Philippe M. Abdoulovsky, le jour du Samedi Saint à Jérusalem d'après les récits de pélerins anciens et actuels. Centre d'entr'aide chrétienne, Tambov, 1903. 

 

Les deux vidéos mentionnées plus haut - interviews - témoignages de personnes d'abord incrédules, notamment d'un prêtre orthodoxe:


Le Feu Sacré du Saint Sépulcre 1 :

 

 

 

Le Feu Sacré du Saint Sépulcre 2: 


 

Visite à 380° de la Basilique du Saint Sépulcre - extraordinaire!

(cliquez sur les flèches pour avancer, etc. et sur les points pour entrer, tourner, ou obtenir une description!)

 

Quelques références bibliques à un Feu Sacré

ou descendant du ciel:

BUISSON-ARDENT-1


EXODE 32:

L'ange de Yahweh lui apparut en flamme de feu, du milieu du buisson. Et Moïse vit, et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait pas.

3 Moïse dit : «Je veux faire un détour pour considérer cette grande vision, et voir pourquoi le buisson ne se consume point»

4 Yahweh vit qu'il se détournait pour regarder ; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit : «Moïse ! Moïse Il répondit : «Me voici»

5 Dieu dit : «N'approche pas d'ici, ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte»

6 Il ajouta : «Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob». Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.

 

2 CHRONIQUES 7:

 

1 Lorsque Salomon eut achevé de prier, le feu descendit du ciel et consuma l'holocauste et les victimes, et la gloire de Yahweh remplit la maison.

2 Les prêtres ne pouvaient entrer dans la maison de Yahweh, car la gloire de Yahweh remplissait sa maison.

 

2 MACHABEES 1:

18 Devant donc célébrer le vingt-cinquième jour du mois de Casleu, la purification du temple, nous avons jugé nécessaire de vous en avertir, afin que vous célébriez vous aussi la fête des tabernacles (le jour de la scénopégie), et la fête (le jour) du feu qui fut donné lorsque Néhémie, après avoir rebâti le temple et l'autel, offrit les sacrifices.

19 Car lorsque nos pères furent emmenés en Perse, ceux d'entre les prêtres qui craignaient Dieu prirent le feu qui était sur l'autel, le cachèrent secrètement dans une vallée, où il y avait un puits profond et sec, et ils l'y préservèrent, de sorte que ce lieu est demeuré inconnu à tous.

20 Or après que beaucoup d'années se furent écoulées, et qu'il plut à Dieu de faire envoyer Néhémie (en Judée) par le roi de Perse, il envoya les petits-fils de ces prêtres qui avaient caché le feu, pour le chercher ; et comme ils nous l'ont raconté, ils ne trouvèrent pas le feu, mais une eau épaisse.

21 Il (Le prêtre Néhémie) leur ordonna de puiser et de lui en apporter ; et le prêtre Néhémie (il) ordonna d'arroser avec cette eau les sacrifices qui avaient été apportés, le bois et ce qu'on avait mis dessus.

22 Lorsque cela eut été fait, et que le temps arriva où le soleil, qui était auparavant caché dans un nuage, se mit à luire, il s'alluma un grand feu, de sorte que tous furent dans l'admiration.

-------------------------------------------------------------------------

30 Cependant les prêtres chantaient des hymnes, jusqu'à ce que le sacrifice fût consumé.

31 Et après que le sacrifice eut été consumé, Néhémie ordonna que l'on répandît ce qui restait de l'eau sur des (les) grandes pierres.

32 Dès qu'on l'eut fait, il s'y alluma une flamme ; mais elle fut consumée par la lumière qui brilla de l'autel.

33 Lorsque la chose fut connue, on rapporta au roi de Perse qu'au lieu où les prêtres qui avaient été déportés avaient caché le feu, on avait trouvé une eau dont Néhémie et ceux qui étaient avec lui avaient purifié les sacrifices.

34 Le roi, après avoir considéré la chose et l'avoir soigneusement examinée, bâtit là un temple, pour certifier ce qui était arrivé.

35 Et, l'ayant vérifié, il donna aux prêtres de grands biens et des présents de divers genres, qu'il leur distribuait de sa propre main.

36 Néhémie appela ce lieu Nephthar, c'est-à-dire, purification ; mais il est nommé par plusieurs Néphi.

1 ROIS 18:

24 Vous invoquerez le nom de votre dieu et moi, j'invoquerai le nom de Yahvé : le dieu qui répondra par le feu, c'est lui qui est Dieu. " Tout le peuple répondit : " C'est bien. "
25 Élie dit alors aux prophètes de Baal : " Choisissez-vous un taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. "

26 Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu'à midi, en disant : "O Baal, réponds-nous!" Mais il n'y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient en pliant le genou devant l'autel qu'ils avaient fait.

27 A midi, Élie se moqua d'eux et dit : " Criez plus fort, car c'est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage : peut-être il dort et il se réveillera ! "

28 Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances jusqu'à l'effusion du sang.

29 Quand midi fut passé, ils se mirent à vaticiner jusqu'à l'heure de la présentation de l'offrande, mais il n'y eut aucune voix, ni réponse, ni signe d'attention.

30 Alors Élie dit à tout le peuple : " Approchez-vous de moi " ; et tout le peuple s'approcha de lui. Il répara l'autel de Yahvé qui avait été démoli.
 
31 Élie prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, à qui Yahvé s'était adressé en disant : " Ton nom sera Israël ",

32 et il construisit un autel au nom de Yahvé. Il fit un canal d'une contenance de deux boisseaux de semence autour de l'autel.
33 Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bois.

34 Puis il dit : " Emplissez quatre jarres d'eau et versez-les sur l'holocauste et sur le bois ", et ils firent ainsi ; il dit : " Doublez ", et ils doublèrent ; il dit : " Triplez ", et ils triplèrent.

35 L'eau se répandit autour de l'autel et même le canal fut rempli d'eau.

36 A l'heure où l'on présente l'offrande, Élie le prophète s'approcha et dit : " Yahvé, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'on sache aujourd'hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai accompli toutes ces choses.

37 Réponds-moi, Yahvé, réponds-moi, pour que ce peuple sache que c'est toi, Yahvé, qui es Dieu et qui convertis leur cœur ! "

38 Et le feu de Yahvé tomba et dévora l'holocauste et le bois, et il absorba l'eau qui était dans le canal.

39 Tout le peuple le vit ; les gens tombèrent la face contre terre et dirent : " C'est Yahvé qui est Dieu ! C'est Yahvé qui est Dieu ! "

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 23:02

 

( VEUILLEZ ATTENDRE UN INSTANT LE CHARGEMENT DU LECTEUR, PUIS LE SURVOLER... )

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 09:20

 

 

 

Malheureusement la traduction française est un peu approximative,

et je n'ai pas le temps de la refaire maintenant, mais l'essentiel y est:

Tel est mon Roi, c'est Lui, mon Roi!

Version espagnole en bas de page... video en español: ver más a bajo

-----------------------------------------------

 

 

Hier j'ai été cloué.e à la Croix avec le Christ.

Aujourd'hui je suis glorifié.e avec Lui. 

Hier je mourais avec le Christ.

Aujourd'hui je ressuscite avec Lui.

Aujourd'hui ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi!

Resurrexit sicut dixit, Alleluia!

 

 

Sermon complet du Rév. S.M Lockridge

 

SMLockridge.jpg 

 

 

My King was born King. The Bible says He's a Seven Way King. He's the King of the Jews - that's an Ethnic King. He's the King of Israel - that's a National King. He's the King of righteousness. He's the King of the ages. He's the King of Heaven. He's the King of glory. He's the King of kings and He is the Lord of lords. Now that's my King. 

 

Well, I wonder if you know Him. Do you know Him? Don't try to mislead me. Do you know my King? David said the Heavens declare the glory of God, and the firmament shows His handiwork. My King is the only one of whom there are no means of measure that can define His limitless love. No far seeing telescope can bring into visibility the coastline of the shore of His supplies. No barriers can hinder Him from pouring out His blessing. 

 

He's enduringly strong. He's entirely sincere. He's eternally steadfast. He's immortally graceful. He's imperially powerful. He's impartially merciful. That's my King. He's God's Son. He's the sinner's saviour. He's the centerpiece of civilization. He stands alone in Himself. He's honest. He's unique. He's unparalleled. He's unprecedented. He's supreme. He's pre-eminent. He's the grandest idea in literature. He's the highest personality in philosophy. He's the supreme problem in higher criticism. He's the fundamental doctrine of historic theology. He's the carnal necessity of spiritual religion. That's my King. 

 

He's the miracle of the age. He's the superlative of everything good that you choose to call Him. He's the only one able to supply all our needs simultaneously. He supplies strength for the weak. He's available for the tempted and the tried. He sympathizes and He saves. He's the Almighty God who guides and keeps all his people. He heals the sick. He cleanses the lepers. He forgives sinners. He discharged debtors. He delivers the captives. He defends the feeble. He blesses the young. He serves the unfortunate. He regards the aged. He rewards the diligent and He beautifies the meek. That's my King. 

 

Do you know Him? Well, my King is a King of knowledge. He's the wellspring of wisdom. He's the doorway of deliverance. He's the pathway of peace. He's the roadway of righteousness. He's the highway of holiness. He's the gateway of glory. He's the master of the mighty. He's the captain of the conquerors. He's the head of the heroes. He's the leader of the legislatures. He's the overseer of the overcomers. He's the governor of governors. He's the prince of princes. He's the King of kings and He's the Lord of lords. That's my King. 

 

His office is manifold. His promise is sure. His light is matchless. His goodness is limitless. His mercy is everlasting. His love never changes. His Word is enough. His grace is sufficient. His reign is righteous. His yoke is easy and His burden is light. I wish I could describe Him to you . . . but He's indescribable. That's my King. He's incomprehensible, He's invincible, and He is irresistible. 

 

I'm coming to tell you this, that the heavens of heavens can't contain Him, let alone some man explain Him. You can't get Him out of your mind. You can't get Him off of your hands. You can't outlive Him and you can't live without Him. The Pharisees couldn't stand Him, but they found out they couldn't stop Him. Pilate couldn't find any fault in Him. The witnesses couldn't get their testimonies to agree about Him. Herod couldn't kill Him. Death couldn't handle Him and the grave couldn't hold Him. That's my King. 

 

He always has been and He always will be. I'm talking about the fact that He had no predecessor and He'll have no successor. There's nobody before Him and there'll be nobody after Him. You can't impeach Him and He's not going to resign. That's my King! That's my King! 

 

Thine is the kingdom and the power and the glory. Well, all the power belongs to my King. We're around here talking about black power and white power and green power, but in the end all that matters is God's power. Thine is the power. Yeah. And the glory. We try to get prestige and honor and glory for ourselves, but the glory is all His. Yes. Thine is the Kingdom and the power and glory, forever and ever and ever and ever. How long is that? Forever and ever and ever and ever. . . And when you get through with all of the ever's, then . . . Amen!

Rév. S.M Lockridge, Detroit, 1976

 

Version originale longue (en anglais avec sous-titres) sans musique - extraordinaire vidéo

 

Biographie du Révérend

 

 

Regina Caeli, laetare, Alleluia! Réjouis-toi, Reine des Cieux, Alleluia!

Quia quem meruisti portare, Alleluia! Car Celui que tu as mérité de porter, Alleluia,

Resurrexit, sicut dixit, Alleluia! Est ressuscité, comme il l'a dit, Alleluia!

Ora pro nobis Deum, Alleluia! Prie Dieu pour nous, Alleluia! 


 

 

Joyeuse Pâque!

 

Pour mes amis de langue espagnole (trad. plus fidèle à l'anglais):

 



 

Felices Pascuas!

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 04:40

 

 

Je dédie cette page à tous mes frères et soeurs dans la détresse.

Qu'en Celle qui se tenait près de la Croix 

et dont le Sein devint le Reposoir de notre Sauveur,

après avoir été son Berceau,

ils trouvent un peu de douceur, de réconfort et d'Espérance

dans leurs épreuves.

 

 

Prière des malades

 

Vierge Marie, Mère de miséricorde, 

c’est avec confiance que je tourne vers Vous mon regard filial.

 

Je sais et je crois que vous m’accompagnez dans mon épreuve,

comme vous l’avez fait pour Jésus, votre Fils, sur le chemin du calvaire.

 

Quand ma croix sera trop lourde,

aidez-moi à la porter et à ne pas perdre courage.

 

Vierge Marie, notre Mère priez pour moi ainsi que pour tous ceux

qui me manifestent leur affection.

 

Que par votre intercession, Jésus votre Fils

nous garde dans l’Espérance.

 

Amen.

 

Les Perles de Consolation

 

Comme vous étiez,

ô Très Sainte Mère,

le vaisseau le plus grand, le plus capable,

le plus digne du monde, 

vous fûtes aussi plus que nul autre

remplie de l'amertume 

et du breuvage d'angoisse

que votre Bien-Aimé

avalait en ce lieu de tourment:

 

ah! que m'apprend cela,

sinon à recevoir les tribulations

comme une chose partagée avec l'Epoux?

 

O Mère très pure,

vous nous appelez en disant:

Hé, venez mes filles,

que vos coeurs soient des vaisseaux tout vides 

et mon Fils y versera la rosée

dont son chef est couvert,

et les gouttes de la nuit de sa Passion

dont sa tête est emperlée

se convertiront en perles de consolation.

 

Ma très douce Mère,

hé, faites-moi donc la grâce

que désormais je reçoive

toutes les petites occasions d'humiliation,

de souffrance et d'abjection

comme de petites gouttelettes distillées

de cette chevelure précieuse.

 

Sainte Jeanne-Françoise de Chantal (1572-1641)

 

 

 guirlandedeseparation2

 

 

Vous êtes ma Mère

 

Ayez mémoire et souvenance,

très douce Vierge,

que vous êtes ma Mère

et que je suis votre fils; 

que vous êtes puissante

et que je suis un pauvre homme vil et faible.

 

Je vous supplie, très douce Mère,

que vous me gouverniez

et me défendiez dans toutes mes voies et actions.

 

Ne dites pas, gracieuse Vierge,

que vous ne pouvez;

car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir,

tant au ciel comme en la terre.

 

Ne dites pas que vous ne devez; 

car vous êtes la commune Mère

de tous les pauvres humains 

et particulièrement la mienne.

 

Si vous ne pouviez, 

je vous excuserais, disant:

Il est vrai qu'elle est ma mère et qu'elle me chérit 

comme son fils,

mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir.

 

Si vous n'étiez ma Mère,

avec raison je patienterais, disant:

est est bien assez riche pour m'assister;

mais hélas, n'étant pas ma mère,

elle ne m'aime pas.

 

Puis donc, très douce Vierge,

que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante,

comment vous excuserais-je 

si vous ne me soulagez

et ne me prêtez votre secours et assistance?

 

Vous voyez, ma Mère,

que vous êtes contrainte

d'acquiescer à toutes mes demandes.

 

Pour l'honneur et la gloire de votre Fils,

acceptez-moi comme votre enfant,

sans avoir égard à mes misères et péchés.

Délivrez mon âme et mon corps

de tout mal 

et me donnez toutes vos vertus,

surtout l'humilité.

 

Enfin,

faites-moi présent de tous les dons,

biens et grâces,

qui plaisent à la Trinité,

Père, Fils et Saint-Esprit.

Ainsi soit-il.

 

Saint François de Sales (1567-1622)

 

 

guirlandedeseparation2

 

 

Je vous salue, Vierge bénie

 

 

Je vous salue, Vierge bénie, qui avez mis le mal en déroute,

épouse du Très-Haut et Mère de l'Agneau le plus doux.

 

Vous régnez dans les cieux. Vous sauvez la terre.

Les hommes soupirent vers vous et les démons mauvais vous redoutent.

 

Vous êtes la fenêtre, la porte et le voile, la cour et la maison,

le temple, la terre, lys par votre virginité et rose par votre martyre.

 

Vous êtes le jardin clos et la fontaine du jardin qui lave ceux qui sont souillés,

purifie ceux qui sont corrompus et vivifie ceux qui sont morts.

 

Vous êtes la maîtresse des anges, l'espoir après Dieu de tous les siècles,

le reposoir du roi et le siège de la divinité.

 

Vous êtes l'étoile qui brille à l'Orient et dissipe à l'Occident les ténèbres,

l'aurore qui annonce le soleil et le jour qui ignore la nuit.

 

Vous qui avez engendré celui qui nous engendre,

confiante comme une mère qui a bien rempli sa tâche,

réconciliez les hommes avec Dieu.

Priez, Mère, le Dieu que vous avez mis au monde qu'il nous absolve de nos fautes

et après nous avoir pardonné

qu'il nous donne la grâce et la gloire.

 

Pierre le Vénérable (v.1092-1156)

 

guirlandedeseparation2

 

Regardez l'Etoile

 

 

Lorsque vous assaillent les vents des tentations,

lorsque vous voyez paraître les écueils du malheur,

regardez l'étoile, invoquez Marie.

 

Si vous êtes ballottés sur les vagues de l'orgueil,

de l'ambition, de la calomnie, de la jalousie,

regardez l'étoile, invoquez Marie.

 

Si la colère, l'avarice, les séductions charnelles

viennent secouer la légère embarcation de votre âme,

levez les yeux vers Marie...

 

Dans le péril, l'angoisse, le doute,

pensez à Marie, invoquez Marie.

 

Que son nom ne quitte ni vos lèvres ni vos cœurs !

 

Et pour obtenir son intercession,

ne vous détournez pas de son exemple.

 

En la suivant, vous ne vous égarerez pas.

En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.

En pensant à elle, vous éviterez toute erreur.

 

Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas;

si elle vous protège, vous n'aurez rien à craindre;

sous sa conduite vous ignorerez la fatigue;

grâce à sa faveur, vous atteindrez le but.

 

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153)

 

 

guirlandedeseparation2

 

 

Consécration à la Vierge Marie

 

 

Je vous salue, ô Marie immaculée,

tabernacle vivant de la Divinité,

où la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des anges et des hommes.

 

Je vous salue, ô Reine du ciel et de la terre,

à l'empire de qui tout est soumis,

tout ce qui est au-dessous de Dieu.

 

Je vous salue, ô Refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde n'a manqué à personne;

exaucez les désirs que j'ai de la divine Sagesse,

et recevez pour cela les voeux et les offres que ma bassesse présente.

 

Je vous choisis aujourd'hui, en présence de toute la cour céleste,

pour ma Mère et Maîtresse.

Je vous livre et consacre, en qualité d'esclave,

mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,

et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,

vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient,

sans exception, selon votre bon plaisir,

à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l'éternité.

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)


que je vous recommande chaudement.
Ce d'autant plus qu'il peut être glissé dans la plus petite poche,
et même dans une manche!

Bon et saint Samedi Saint

 

---------------------------

 

 

 

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Resurrection Raffaelino del Garbo 1510

RESURREXIT SICUT DIXIT! ALLELUIA!


- Dieu N'est QU'amour! (1) & tous ses autres attributs ne sont que ceux de l'Amour!

- ALORS, APRES PAQUES, TOUT EST FINI?

- MIRACLE DU FEU SACRE DU SAINT SEPULCRE

- NEUVAINE A LA MISERICORDE DIVINE COMMENCEE CE VENDREDI (MP3)!

- CONTEMPLONS (AVEC) LA PIETA DE MICHELANGELO

- Impropères du Vendredi Saint

- UN TRESOR A MEDITER, SURTOUT EN CE TRIDUUM PASCAL!

- EN VUE D'1 VRAIE JOIE PASCALE!

- AVEC ST JOSEPH EN CE 19 MARS

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LE CARÊME DU PERE MARIE-EUGENE: "REGARDER JESUS"

- LE CARÊME AVEC BENOIT XVI

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Esprit Saint peinture Esprit-Saint, Tu es Dieu et Consolateur. Délivre-nous aujourd'hui de la tristesse et du découragement, préserve tes enfants du désespoir et de ses funestes suites. A tous, même à ceux s'ôteraient la vie ou qu'enlèverait une mort subite ou violente, donne très miséricordieusement, avant que l'âme ne quitte le corps, le temps et la grâce d'une salutaire contrition. Amen

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