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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 08:32

 

CroixElus

 

 


« Viens, Seigneur Jésus - Reviens, Seigneur Jésus ! »


Priez sans cesse pour Ma Venue, priez sans cesse pour Mon Retour...  Ecriez-vous « Viens, Seigneur Jésus! Reviens, Seigneur Jésus! »

Cette prière est si puissante et si chère à Mon Cœur, qu’elle seule pourrait suffire, lorsque vous vous adressez à Moi.  Elle résume à elle seule tous les désirs que Je mets en vos cœurs et le si Grand Désir que J’ai de vous sauver, tous !

Je reviens DEJA avec Puissance. Mon Esprit est à l'Oeuvre et se manifeste partout, pour transformer de nombreux cœurs en vue de Mon Retour dans la Gloire. 

Par ce cri du cœur : « Viens Seigneur Jésus! Reviens, Seigneur Jésus! », vous accélérez l’Avènement de ce Jour Glorieux et Le préparez avec Moi, dans l’invisible!

Je veux entendre ce cri monter de la Terre, mes enfants, en une grande symphonie infiniment agréable à Mon Cœur.

A chaque fois que vous le répéterez, d’innombrables âmes seront sauvées !

 

+

 

-----------------------------------------------------  

Oui, Viens, Seigneur Jésus! Continue de venir en nos âmes et en nos coeurs pour les transformer! Et... Reviens dans Ta Gloire, Seigneur Jésus!

Amen!


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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 07:20
marie-las-lajas.png
 

 

Notre-Dame de Lajas
(Colombie)

 

Voici la Demeure de Dieu parmi les Hommes

(cliquer pour interrompre la lecture automatique)


 

Se laisser enseigner par le Rosaire

(Père Marie-Dominique Philippe)

A télécharger légalement sur Exultet.net svp 

 

 

Voici comment fabriquer facilement un Chapelet avec de la corde

(explications en français plus bas)

(  6,1 mètres de corde pour un chapelet entier )

( 1 m 52 pour un dizainier )

 


 

 

A retenir si vous ne comprenez pas bien l'anglais:

 

- Enrouler du papier adhésif à la pointe de votre corde pour faciliter son passage à travers les boucles

- Partager la corde en 2 et travailler d'abord sur une moitié

- Pousser délicatement les noeuds avec la main droite en les tenant bien (sinon ils s'étirent et s'emmêlent)

et ensuite

- Tirer fermement avec la gauche en faisant bien attention aux espaces

 

- Faire 3 dizaines dans un sens et 2 dans l'autre.

- Plier de temps en temps la corde pour vérifier la symétrie des dizaines

 

 

Pour les gros noeuds du Notre-Père:

- 5 boucles au lieu de 3

 

Pour le noeud du Notre-Père à la base du Chapelet :

 

- 2 boucles (avec les 2 cordes en parallèle)

- Passer les deux bouts de la corde dans les boucles du noeud

 

Fin du Chapelet- Attache de la Croix

(vous pouvez à tout moment ajouter d'autres médailles, évidemment)

 

Après avoir passé la corde dans les boucles, ne pas serrer le dernier noeud,

- enfiler la croix ou/et autres médailles

- enfiler la corde dans le sens inverse

 

- Ne pas tirer sur la médaille ou la croix (leur base peut être fragile)

mais sur le noeud 

- Couper et brûler très légèrement les bouts en faisant très attention à ne pas brûler les noeuds!

 

 

Explications écrites en Anglais et en Espagnol:

 


 

 


 

 

Traité des Louanges à la Mère de Dieu

 

 

 

Bonne fin d'Avent et Joyeux Noël à toutes et à tous!

Contemplons déjà ce Mystère sublime

à travers les beaux chants et belles oeuvres d'art

ci-dessous...

 

Que le Seigneur et notre Douce Maman du Ciel vous bénisse!

Amitiés et union de prière,

Adeodata

 

Nuit de Lumière et de Joie!


 

 

Minuit Chrétien


 

 

 



 


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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 11:28

marieMedjugorje

 

O MARIE IMMACULEE,

PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS,

ET POUR TOUS CEUX QUI N'ONT PAS RECOURS A VOUS,

SURTOUT POUR LES ENNEMIS DE L'EGLISE, ET POUR TOUS CEUX QUE NOUS VOUS RECOMMANDONS

(prière jaculatoire de Saint Maximilien Kolbe)

 

 

 

" QUE SOY ERA IMMACULADA CONCEPCIOU "

 

Bonne Fête Marie Immaculée!

 

 

fleurpoussante

 

 

Mais qu'as-tu voulu dire par

Je suis l'Immaculée Conception?

 

En effet tu n'a pas dit à la petite Bernadette, à Lourdes,

" J'ai été conçue sans péché"

mais bien 

"Je suis l'Immaculée Conception"

 

Est-ce différent?

OUI, c'est encore plus Admirable...

 

Explication du Père Emidio, franciscain

Extrait de L'Immaculée et Saint Maximilien Kolbe- version complète plus bas



 

Lorsque la Vierge Marie a dit à Bernadette de Lourdes :

« Je suis l’Immaculée Conception »,

elle a dévoilé le secret le plus profond de son existence.

Marie est la correspondance créée de la conception incréée en Dieu qui s’appelle le Saint Esprit.

Sans en être l’incarnation proprement dite – ce terme ne convenant qu’au Verbe –

elle en est le sanctuaire absolu.

Jean Marc Bot

 

La maternité divine a revêtu la Sainte Vierge d'une grandeur qui ne peut avoir d'égal
ni sur la terre, ni dans le ciel. 

Elle la place au-dessus de tout ce qui n'est pas Dieu. 
Elle lui donne, par participation, la puissance que Dieu a par nature,
et on peut dire qu'il ne se passe rien 
au ciel et sur la terre sans qu'elle n'intervienne. 
La maternité divine a donné à la Sainte Vierge dans ses rapports avec nous,
la tendresse bienfaisante d'une Mère, l'autorité incomparable d'une Reine.
Marie, Mère de Dieu, Reine d'amour participe à la Médiation du Christ
et à toutes les grâces que le Christ nous a acquises,
elle a mérité de devenir la distributrice. C'est elle qui distribue tous les dons,
toutes les vertus, toutes les grâces à qui elle veut, quand elle veut,
de la manière et dans la mesure qu'elle veut.

(Marthe Robin, 3 février 1930)


Que pouvons-nous te souhaiter, très illustre et très douce Dame?

Combien ne te connaissent pas encore!
Beaucoup t'ont connu mais... te fuient, ou... t'ont abandonnée
et à présent s'enfoncent dans la boue de l'immoralité!
Et bien, ô Reine, en ce jour de ta Fête, nous souhaitons de tout notre coeur
et de toute notre âme que tu puisses prendre possession, 
le plus vite et le plus totalement possible, de nos coeurs
et des coeurs de tous et de chacun sans exception... bons ou mauvais.
Nous, pour notre part, nous accompagnons ces voeux de nos oeuvres et, 
payant de notre personne,
- au prix de notre fatigue, de nos biens, de notre santé, de notre réputation et de notre vie -
et avec ton puissant secours, nous délivrerons pour toi le plus grand nombre possible d'âmes
de l'esclavage du démon, du monde et de la chair, et après les avoir rendues heureuses,
nous te les offrirons en propriété,
jusqu'à ce que nous te rejoignions au Paradis, chère petite Maman!

(Saint Maximilien Kolbe pour la Nativité de la Sainte Vierge, un 8 septembre)

 

 


Saint Maximilien Kolbe

 

 

maxkolbeCordeliers.jpg

 

(1894 -1941)

 

 

 

 

Acte de consécration à l’Immaculée du Père Maximilien Kolbe

 

O Immaculée, Reine du ciel et de la terre,
refuge des pécheurs et notre Mère très aimante,
à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde.
Moi, N…, indigne pécheur, je me prosterne à tes pieds en te suppliant avec insistance :
daigne m’accepter tout entier et totalement comme ta chose et ta propriété.
Fais ce que tu préfères de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps,
de toute ma vie, ma mort et mon éternité.
Dispose totalement de tout moi-même comme il te plaît
pour que s’accomplisse ce qui est dit de toi : “Elle écrasera la tête du serpent”
et aussi : “Toi seule as détruit toutes les hérésies dans le monde entier.”

Qu’en tes mains immaculées et très miséricordieuses,
je sois un instrument qui te serve à introduire et à augmenter le plus possible ta gloire
en tant d’âmes égarées et tièdes. Ainsi s’étendra de plus en plus
le règne béni du très saint Cœur de Jésus.
Car là où tu entres, tu obtiens la grâce de la conversion et de la sanctification,
puisque toutes les grâces parviennent par tes mains du Cœur très saint de Jésus jusqu’à nous.
  Accorde-moi de te louer, O Vierge très sainte. Donne-moi la force contre tes ennemis. 

 

Prière de Saint Maximilien Kolbe


Je t'adore, ô notre Père céleste,
car Tu as déposé dans son sein très pur ton Fils Unique.

Je t'adore, ô Fils de Dieu,
car Tu as daigné entrer dans le sein de Marie
et Tu es véritablement et réellement devenu son Fils.

Je t'adore, ô Esprit-Saint,
car Tu as daigné former dans son sein immaculé
le corps du Fils de Dieu.

Je t'adore, ô très sainte Trinité,
ô Dieu Un en la sainte Trinité,
pour avoir élevé l'Immaculée d'une façon aussi divine.

Et je ne cesserai, jamais, chaque jour,
à peine éveillé de mon sommeil,
de T'adorer très humblement,
ô Dieu Trine,
la face contre terre, répétant trois fois:
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
Comme Il était au commencement, maintenant et toujours,
dans les siècles des siècles.

Amen.

 


L'immaculée et saint Maximilien Kolbe

par frère Emidio, franciscain
version complète:

 

 

 


immaculée2

 

 

Un chant à Marie qui enchantait le Père Maximilien Kolbe

 

 

 

Mes chers enfants, aimez l’Immaculée, aimez-la et elle vous rendra heureux !

Ayez confiance en elle, une confiance sans limites. Il n’est pas donné à tout le monde de comprendre l’Immaculée. Cela ne s’obtient que par la prière.

 

( Saint Maximilien Kolbe à de jeunes Profès )

 

Il se plaisait aussi à répéter:

 

Sur cette terre, nous ne pouvons travailler que d'une seule main,

car de l'autre nous devons bien nous cramponner pour ne pas tomber nous-mêmes.

Mais au ciel, ce sera différent! Point de danger de glisser, de tomber!

Alors nous travaillerons bien plus encore, de nos deux mains!


 

Saint Maximilien Kolbe, avec et pour le Seigneur travaillez avec nous,

priez pour nous!

O Marie Immaculée, priez pour nous qui avons recours à Vous!

 

 

 

 

L'immaculée conception dans le Catéchisme de l'Eglise catholique    

 

 

Extraits des Homélies du Bienheureux Jean-Paul II
pour la Béatification et la Canonisation
du Père Maximilien Kolbe


C’est lui qui institua la Milice de l’Immaculée, ici à Rome, avant même d’être ordonné prêtre, le 16 octobre 1917. Nous pouvons aujourd’hui en commémorer l’anniversaire. On sait comment l’humble et doux franciscain développa avec une audace incroyable et un extraordinaire génie d’organisation l’initiative et fit de la dévotion à la Mère du Christ, contemplée dans son vêtement de soleil (Apoc. 12, 1) le point focal de sa spiritualité, de son apostolat, de sa théologie. Qu’aucune hésitation ne retienne notre admiration, notre adhésion à cette consigne que le nouveau bienheureux nous a laissée en héritage et en exemple, comme si nous aussi nous nous défiions d’une telle exaltation mariale, alors que deux autres courants théologiques et spirituels qui prévalent aujourd’hui dans la pensée et la vie religieuse, l’un christologique et l’autre ecclésiologique, étaient en compétition avec le courant mariologique. Il n’y a aucune compétition. Le Christ, dans la pensée de Kolbe, conserve non seulement la première place, mais l’unique place nécessaire et suffisante, absolument parlante, dans l’économie du Salut ; et l’amour de l’Eglise et de sa mission n’est pas oublié dans la conception doctrinale ni dans la finalité apostolique du nouveau bienheureux. C’est même exactement de la complémentarité subordonnée de la Sainte Vierge par rapport au plan cosmologique, anthropologique, sotériologique du Christ que découlent toute sa prérogative, toute sa grandeur. Nous le savons bien. Et Kolbe, comme toute la liturgie et toute la spiritualité catholique, voit en Marie insérée dans le plan divin comme le but fixe du conseil éternel, « comme pleine de grâce, comme le siège de la Sagesse, comme la prédestinée à la maternité du Christ, comme la reine du royaume messianique » (Luc, 1, 33), et en même temps la servante du Seigneur, comme l’élue pour offrir à l’Incarnation du Verbe son irremplaçable coopération, comme la Mère de l’homme-Dieu, notre Sauveur. « Marie est Celle grâce à laquelle Jésus arrive aux hommes » (L. Bouyer, Le Trône de la Sagesse, p. 69). Il ne faut donc pas blâmer notre bienheureux ni l’Eglise avec lui pour l’enthousiasme qui est appliqué au culte de la Vierge ; il ne sera jamais égal au mérite ni à l’avantage d’un tel culte, justement en raison du mystère de communion qui unit Marie au Christ et qui trouve dans le Nouveau Testament une documentation éblouissante. On n’y verra jamais une « mariolâtrie », comme jamais le Soleil ne sera obscurci par la Lune et jamais la mission de salut confiée exactement au ministère de l’Eglise ne sera altérée si celle-ci sait honorer en Marie sa Fille exceptionnelle et sa Mère spirituelle. L’aspect caractéristique, mais de lui-même non original, de la dévotion, de « l’hyperdulie » du bienheureux Kolbe envers Marie est l’importance qu’il lui attribue en ce qui concerne les besoins présents de l’Eglise, l’efficacité de sa prophétie sur la gloire du Seigneur et l’exaltation des humbles, sur la puissance de son intercession, sur la splendeur de ses exemples, sur la présence de sa maternelle charité. Le concile nous a confirmés dans ces certitudes, et maintenant, du haut du Ciel, le P. Kolbe nous enseigne et nous aide à les méditer et à les vivre. Ce profil marial du nouveau bienheureux le qualifie et le classe parmi les grands saints et les esprits clairvoyants qui ont compris, vénéré et chanté le mystère de Marie.

 

( Béatification, le 17 oct. 1971)

 

A travers la mort que le Christ a subie sur la Croix, la rédemption du monde s’est réalisée, car cette mort a la valeur de l’amour suprême. A travers la mort subie par le P. Maximilien Kolbe, un signe transparent de cet amour s’est renouvelé en notre siècle menacé à un si haut degré et de multiples manières par le péché et par la mort. Voici qu’en cette liturgie solennelle de la canonisation, ce « martyr de l’amour » d’Auschwitz (comme l’appela Paul VI) semble se présenter parmi nous et dire « Je suis, Seigneur, ton serviteur, le fils de ta servante, moi dont tu brisas les chaînes » (Ps 115-116, 16). Et comme s’il rassemblait en un seul acte le sacrifice de toute sa vie, lui, prêtre et fils spirituel de saint François, semble dire : « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur » (Ps 115-116, 12-13). Ce sont là des paroles de gratitude. La mort subie par amour, à la place d’un frère, est un acte héroïque de l’homme, par lequel, en même temps que le bienheureux, nous glorifions Dieu. Car c’est de Lui que vient la grâce d’un tel héroïsme, la grâce de ce martyre. Nous glorifions donc aujourd’hui la grande œuvre de Dieu en l’homme. Devant nous tous ici réunis, le P. Maximilien Kolbe élève sa « coupe du Salut » dans laquelle est recueilli le sacrifice de toute sa vie, scellé par la mort de martyr « pour un frère ».

 

Maximilien n’est pas mort, mais il a « donné sa vie… pour son frère ». Il y avait dans cette mort, terrible du point de vue humain, toute la grandeur définitive de l’acte humain et du choix humain : lui-même, tout seul, s’est offert à la mort par amour. Et dans cette mort humaine, il y avait le témoignage transparent donné au Christ : le témoignage donné dans le Christ à la dignité de l’homme, à la sainteté de sa vie et à la force salvifique de la mort, dans laquelle se manifeste la puissance de l’amour. C’est précisément pour cela que la mort de Maximilien Kolbe est devenue un signe de victoire. Elle a été la victoire remportée sur tout le système de mépris et de haine envers l’homme et envers ce qui est divin dans l’homme, victoire semblable à celle qu’a remportée notre Seigneur Jésus-Christ sur le Calvaire. « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. » (15, 14.)

L’Eglise accepte ce signe de victoire, de la victoire remportée grâce à la force de rédemption du Christ, et elle l’accepte avec vénération et avec gratitude. Elle cherche à en comprendre l’éloquence en toute humilité et amour (sic). Comme toujours lorsqu’elle proclame la sainteté de ses fils et de ses filles, dans le cas présent, elle cherche à agir avec toute la précision et la responsabilité voulues, en pénétrant tous les aspects de la vie et de la mort du serviteur de Dieu. 

 

( Canonisation, le 10 octobre 1982 )

 


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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 09:00

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Tu l'as dit, je suis Roi.

Je suis né et je suis venu dans le monde

pour rendre témoignage à la Vérité :

quiconque est de la Vérité écoute ma voix

(Jean 18, 37)


 

CONSECRATION DU GENRE HUMAIN

AU CHRIST, ROI DE L'UNIVERS


Très doux Jésus,

Rédempteur du genre humain, jette un regard sur moi, qui suis humblement prosterné.e devant ton autel. Je suis à Toi, je veux être à Toi, et, afin de t'être étroitement uni.e, voici que, en ce jour, je me consacre spontanément à ton Sacré-Cœur.

Beaucoup ne t'ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé tes commandements et t'ont renié.

Miséricordieux Jésus, aie pitié des uns et des autres et ramène-les tous à ton Sacré-Cœur.

Seigneur, sois le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Toi, mais aussi des enfants prodigues qui T'ont abandonné ; fais qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.

Sois  le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur ou que la discorde a séparés de Toi ; ramène-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur.

Accorde, Seigneur, à ton Église une liberté  sûre et sans entraves ; accorde à tous les peuples l’ordre et la paix ; fais que d’un pôle à l’autre, une seule voix retentisse :

Loué soit le Divin Cœur qui nous a acquis le salut ; à Lui honneur et gloire dans tous les siècles. Amen

 

 

 

 

 


Père Naji Khalil- Mon Chant d'Aujourd'hui- CD Le Bientôt

 (du Poème Rien Que Pour Aujourd'hui de Thérèse de Lisieux)

 


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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 15:33

Bonjour, une fois n'est pas coûtume, je vous partage un échange avec un ami qui n'est pas inscrit à la Newsletter, mais à qui je l'envoie de temps à autre. La réponse que je lui fais vous expliquera mieux que ma Newsletter, le sens de mon quadriptyque, et au-delà, la démarche de vous partager certains mp3, notamment dans les Coins Retraite (j'en ajouterai quelques-uns ces prochaines heures).

Dans ma dernière Newsletter j'ai été obligée de prendre certains raccourcis, au risque d'être mal comprise... la réponse suivante à mon ami mériterait également d'être complétée, notamment avec des références d'auteurs chrétiens, de théologiens, de philosophes ou par exemple d'Encycliques éclairantes pour notre foi (que peu lisent, malheureusement, moi y compris), mais pour l'instant je vous la transmets telle quelle.

Je compte sur vous pour lire entre les lignes ou les compléter, là où les mots sont maladroits...! Il ne s'agit pas de tomber dans une auto-flagellation malsaine et stérile mais de s'ouvrir à l'Esprit qui souffle très fort actuellement, dans l'Eglise et dans le monde! 


MESSAGE DE MON AMI:


" Merci pour ce message plein d'optimisme :)

 

"malheureusement on commence à peine, depuis quelques années, à véritablement considérer le lien entre foi, spiritualité et psychologie"

 

Oui, comme les Indiens continuent à faire depuis 5.000 ans. Chez nous aussi, on a su, il y a des milliers d'années, voir et vivre le lien entre spiritualité et Tout le reste. C'est pour ça que j'aime l'Ayurveda: on maintient une santé physique, mentale, émotionnelle ET spirituelle. On ne peut travailler l'un sans les autres ;) "

 

MA REPONSE:


D'accord avec toi pour l'Ayurveda, et la prise en compte de tout l'être... c'est vrai que certaines philosophies orientales ont un grand temps d'avance sur nous autres chrétiens de ce point de vue là (cependant il leur manque une chose: l'expérience d'un Dieu personnel, qui n'est qu'Amour, qui nous a créés par Amour, en tant que personnes uniques, libres, à la vocation unique, personnelle et éternelle. C'est pourquoi un chrétien ne peut croire en la réincaration, par exemple, ni à un Dieu identifiable au Cosmos- ce serait un véritable contre-sens!)

 

On ne peut pas dire que cette prise en compte de toutes les dimensions de l'être n'est pas présente dans le christianisme, mais elle n'a été, pendant longtemps, que le fait d'individus (un chrétien éclairé, qui vit profondément sa foi, ne peut pas ne pas l'incarner dans toutes ses dimensions, également physiques, mentales et émotionnelles)... Ainsi cette prise en compte de tout l'être ne s'est longtemps faite que par "voie de conséquence" de la foi, en quelque sorte, sans que cette prise en compte n'ait été véritablement explicitée sauf par certains auteurs qu'on ne lit pas - on commence à peine à oser faire le lien entre foi et psychologie, par exemple, notamment grâce aux psys chrétiens... J'ai connu les débuts du boom "psy"- j'ai souvent entendu dire qu'il fallait beaucoup s'en méfier ... comme si la psychologie représentait une menace pour la spiritualité! Or elle ne l'est que si, en l'abordant, on se coupe de la spiritualité et de la foi, sous prétexte qu'elles n'apporteraient plus rien...

Malheureusement (et encore maintenant) (on en revient doucement) on a longtemps et à tort vu le corps comme un empêcheur de tourner en rond (en Dieu),  ce qui est totalement faux tant du point de vue biblique que du point de vue théologique: Jésus guérissait totalement les malades et chassait les esprits mauvais- donc guérissait les blessures intérieures également; et si Dieu est amour, et que l'on croit que Jésus est son fils incarné, il s'est justement incarné pour prendre en compte toute notre réalité, et tout notre être, comme tu dis... Les mp3 de F. Varillon te plairont sûrement, du point de vue théologique et anthropologique. Il lève un tas d'idées fausses qui circulent à propos de Dieu et de notre rapport à Lui. Et puis, ceux d'Yves Boulvin pour le lien entre foi et psychologie, plus "légers"... Le Père Guy Lepoutre est également magnifique (et lumineux, avec son humour délicieux!) dans son approche.

Ce qui m'attriste beaucoup c'est que de nombreux chrétiens ne font pas l'effort de l'intelligence de la foi et d'une compréhension globale des choses. Comme si se poser certaines questions représentait une menace pour la foi, même une menace pour Dieu! Au fond ces questions ne représentent une menace que lorsqu'on a des certitudes mal éclairées et confortables qui nous enferment sur nous-mêmes et nous empêchent d'avoir une relation adulte avec Dieu, une relation véritablement Libre (le "aime et fais ce que tu veux" de Saint Augustin!). Alors on passe totalement (ou en grande partie) à côté du sens même de la vie que Dieu nous a donnée et qu'il recrée en nous à chaque instant (tente de recréer, si, dans la pleine liberté qu'Il nous donne et respecte infiniment, nous le laissons agir et participons à cette re-Création) !

Mais il faut un long cheminement, parfois à contre-courant de certaines sensibilités au sein même de l'Eglise, et surtout une vraie intimité avec Dieu dans la prière pour comprendre cela, et pour en tirer les conséquences... or, on ne prie plus! et auparavant, on n'avait pas encore les outils qui sont à présent à notre disposition! Même la Bible, pourtant Source inépuisable de Vie et toujours disponible, enfin depuis Luther, on ne la lit plus... Alors!

Cependant tout cela est très positif, car les choses changent, et c'est tout le sens de la Révélation, pour un chrétien. Dieu se révèle dans notre réalité, dans notre histoire, à mesure qu'elle se déroule (l'histoire personnelle et l'Histoire avec un grand H). 

 

P.S La vidéo de Annick de Souzenelle (dans la colonne de ma page d'accueil), éminente bibliste et surtout femme de "vision" (elle a beaucoup d'avance, comme Teilhard de Chardin sur son temps) ... t'intéressera certainement. "

A nous de bien employer les moyens qu'Il nous offre pour grandir en Lui... dans toutes les dimensions de notre être, pour ETRE enfin, et de manière "totale", en Plénitude, tout .e en Lui, dans une liberté également totale! C'est à cela que nous sommes appelés... en faire l'économie, c'est rester recroquevillé sur soi-même et coupé de la Vie, tel une feuille de papier pliée, comme dirait le Père François Varillon. Bien sûr, cela n'enlèvera rien à nos épreuves et souffrances, mais en leur coeur naîtra inévitablement un sens nouveau...

Si vous avez des commentaires, ils sont les bienvenus, mais je ne souhaite pas les autoriser sur ce site, histoire d'éviter les spams et autres intrusions stériles   Merci de m'écrire personnellement en cliquant ici! A bientôt!

 

Passion selon St Jean- JS Bach- Choeur d'entrée:

 

 

Disque à commander ici

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 13:14

 

 

Jesuschrist-figure-peace-is-comingMcNaughton

 



« J’AI ETE PRESENTE AU SEIGNEUR »


J’ai dernièrement reçu un très beau témoignage que j’ai souhaité vous partager, tant il me semble riche en enseignements. Denis, « celui qui a été présenté au Seigneur », m’a très gentiment donné la permission de le publier… qu’il en soit mille fois remercié !

Suite au premier email que Denis m’a envoyé, et à la permission qu’il m’a accordée de sa publication sur ce site, je lui ai demandé s’il acceptait de m’en dire un peu plus. Il a été surpris de l’intérêt que je portais à son témoignage: dans ses premiers courriels il n’avait pas voulu donner trop de détails, mais quand je lui ai dit que le Seigneur me mettait "au cœur" de publier son témoignage, car son histoire pourrait faire du bien à d’autres, il a complété son récit et l'a terminé en disant: « pour l’intérêt de tous, je pense que la vérité doit être dite, et que tout soit rapporté, tel que cela s’est produit. Pardonnez-moi de ne pas avoir tout expliqué la première fois, mais comprenez-moi, je n'aime pas trop parler de ça... je ne voudrais pas que l’on se moque du Seigneur à travers moi». 

Ce souci l’honore et honore le Seigneur. Lui-même touchera ceux qui se laisseront toucher et bénira ceux qui liront le témoignage de Denis, qu’ils y croient tout de suite ou non, j’en suis certaine ! C’est donc au Seigneur que je remets encore cette nouvelle « page », ainsi que l’œuvre qu’Il fait tous les jours en chacun de nous ! 

A la suite du récit de Denis, j’ajouterai quelques pensées personnelles : elles vous diront en quoi ce témoignage m’a touchée et édifiée. Ces réflexions n’engagent évidemment que moi, et n'engagent en rien Denis… C’est à lui et au Seigneur seuls qu’appartiennent pleinement la Grâce, le Mystère et les fruits de cette Rencontre !

 

PREMIERE PARTIE DU TEMOIGNAGE DE DENIS :

 

Je voudrais dire que j'ai vu le Seigneur…

Autour de moi c'était tout noir. Un homme à coté de moi dit « Seigneur je te présente Denis ». Je regarde devant moi: je vois le Seigneur qui se tient là et j'entends « Alors Denis, je te fais donc si peur ? Va, tu es bon ». J'ai reçu un coup derrière les genoux et je me suis agenouillé. Je n'ai pas vu le visage du Seigneur mais une immense joie m'envahit. Pendant plusieurs jours je ne sentais plus mon corps. Mes pieds touchaient le sol mais j'étais sans poids. J'avais l'impression de « voler ». Aujourd'hui, sur cette terre, je suis comme en prison. J'attends de pouvoir le retrouver. Il est tout; sans lui il n'y à rien.

Denis

 

DEUXIEME PARTIE DU TEMOIGNAGE DE DENIS:


Vous me demandez de parler de l'impact que cela a eu dans ma vie: ENORME, MIRACULEUX, GIGANTESQUE. Le Seigneur devant moi, je le revois chaque jour. RIEN de plus beau ici bas. Je voudrais tellement faire partager cette réalité. Je sais que nous sommes des milliards mais que Dieu peut nous visiter tous en même temps.

Pour moi il est important que les gens sachent que Dieu est AMOUR et qu'il faut être tout humble devant sa puissance; que la terre où nous sommes est déjà le purgatoire, que cette terre est dirigée par Lucifer et que sans la Foi entière pour le Seigneur nous n'avons aucune chance devant les pouvoirs du mal; nous devons penser à tous ceux qui nous protègent et nous garder de les heurter par tous nos péchés; donc pardon à tous les anges, à MARIE et à son fils JESUS-CHRIST, notre Seigneur.

Que du bonheur pour moi, chaque jour qui passe, même si la vie n'est pas toujours facile: le Seigneur est en moi, il guide tous mes déplacements, je ne me pose aucune question, je me laisse guider.

Souvent je regarde mon chat et me dis que je dois parvenir à être comme lui lorsqu'il me regarde: je vois chez lui de la gentillesse, de la tendresse envers moi. Voilà, je veux devenir cela. C'est dur, car il y a tant de pièges! C'est pourquoi je ne parle pas beaucoup… seulement dans ma tête pour que le diable me piège le moins souvent possible et quand mes pensées ne sont pas toujours très "nobles", je me concentre sur la phrase « magique »: « Alors Denis, je te fais donc si peur ? Va, tu es bon »

Merci mon DIEU… sans toi je serais perdu à jamais. Je t'aime plus que moi-même. Voilà, ça je le sais ...


TROISIEME PARTIE DU TEMOIGNAGE DE DENIS:


Avant de rencontrer le Seigneur, je venais de faire une rencontre avec des Témoins de Jehova qui pendant des semaines ont voulu me convertir. Je les avais prévenus que ce n'était pas possible, car « catholique je suis, catholique je resterai toujours ». Mais je voulais bien écouter tout ce qu'ils pourraient me dire. Ils me parlaient de la Bible et me récitaient des versets. Je les écoutais et cela me plaisait, car pour moi, lire la Bible, je trouvais ça compliqué.

Ils me parlaient tout en cherchant un passage dans la Bible… voyant leurs hésitations, je leur ai donné le verset ainsi que le chapitre. Ils m'ont demandé comment je le savais, j'ai répondu que je ne savais pas, que c'était venu tout seul. Cela s'est produit, je crois, 3 ou 4 fois. Ils ont fini la discussion avec moi et ne sont jamais revenus.

J’ai vraiment regretté qu’ils ne soient pas revenus. Mais j’ai compris, grâce à ce qui s’est passé avec eux, que celui qui a la connaissance et qui s'en sert pour enseigner doit prendre garde à son enseignement (cela vaut pour les témoins de Jehova comme pour les représentants de toutes les autres religions...)

Maintenant je dois parler d'une autre chose, tout aussi importante :

Des amis sont venus me voir un jour, désespérés.

Une amie à eux venait d'avoir un accident domestique: voulant réactiver un feu dans sa cheminée, elle a arrosé les cendres avec de l'alcool à brûler. Il y a eu un retour de flamme et son visage s'est enflammé… tous ses cheveux ont brûlé. Elle était brûlée au 3ème degré.

Mes amis m'ont demandé de faire quelque chose pour elle. J'ai demandé, surpris, « pourquoi me demander à moi? » Ils ont répondu « parce que tu crois en DIEU ». A cet instant précis j'ai ressenti quelque chose en moi que je n'arrive pas à expliquer et je leur ai dit avec des larmes dans les yeux « allez la voir, elle est guérie ». Sans poser de question ils sont partis et quelques jours après je reçois un coup de téléphone: c'était l’une (parmi ces amis) qui me disait qu'à l'hôpital les infirmières et les médecins ne comprenaient pas. Selon les termes des médecins leur amie avait retrouvé une peau de bébé et c'était un miracle.

Pour moi, je savais que l’épisode avec les Témoins de Jehova, puis tout le reste- je ne peux pas tout raconter- avait un lien avec ma foi, évidemment, mais je me demandais « pourquoi moi ? »

Puis j'ai pris peur: je n'arrêtais pas de penser que ça pourrait être le diable qui était derrière tout ça. Je me suis senti très mal pendant très longtemps. Puis un jour, avec une grande colère, j'ai dit dans ma tête « je veux savoir si c'est toi, Seigneur, qui fais ça à travers moi, ou Satan! »

Voilà pourquoi je fus présenté au Seigneur. (...) C'est la vérité

Denis

 

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Quelques pensées me sont venues en lisant la première partie du témoignage de Denis...


(D’après ce que j’ai deviné de la personnalité de Denis entre ses lignes, sa modestie sera peut-être parfois froissée en lisant ce qui suit, mais je suis sûre qu’il me pardonnera certaines interprétations, sachant que je les tente pour l’édification de tous, à commencer par la mienne, et que j’écris avec simplicité ce qui me vient dans la prière).

Autour de moi c'était tout noir. Un homme à coté de moi dit « Seigneur je te présente Denis ». Je regarde devant moi: je vois le Seigneur qui se tient là et j'entends « Alors Denis, je te fais donc si peur ? Va, tu es bon ». J'ai reçu un coup derrière les genoux et je me suis agenouillé. Je n'ai pas vu le visage du Seigneur mais une immense joie m'envahit. Pendant plusieurs jours je ne sentais plus mon corps. Mes pieds touchaient le sol mais j'étais sans poids. J'avais l'impression de « voler ». Aujourd'hui, sur cette terre, je suis comme en prison. J'attends de pouvoir le retrouver. Il est tout; sans lui il n'y à rien.

Ce témoignage m’a beaucoup touchée par la Tendresse, l’Humour et la Grandeur du Seigneur (et la dignité de ses anges) qui s’en dégage…

clic anim Dans ses emails suivants, Denis explique que juste avant sa présentation au Seigneur il était en « colère », et qu’il craignait d’être trompé par l’adversaire. Cela manifeste, à mon sens, à la fois une très grande sincérité / spontanéité avec le Seigneur, et une très belle recherche de la Vérité. Denis n’hésite pas à crier vers Lui « avec ses tripes » pour que le Seigneur ne le laisse pas s’égarer et pour que, si tout vient de Lui, Il le lui manifeste, enfin, clairement. Et le Seigneur, qui a vu quels doutes assaillent et angoissent Denis depuis « très longtemps », est touché et ne tarde plus à répondre. Il fait même mieux : Il se tient soudain devant Denis et lui parle en Personne.

Cela me fait penser... que souvent nous n’osons pas nous présenter devant le Seigneur tels que nous sommes, et que nous n’osons pas nous exprimer « franchement » avec Lui : comme s’Il ne connaissait pas jusqu’au moindre détail de nos vies et de nos sentiments les plus cachés ! Parfois on est fâché, honteux, déçu, désespéré même, et au lieu de le Lui dire, de le Lui « crier » tout simplement,

--- soit on ne Lui parle plus (comme s’Il ne pouvait pas nous comprendre et nous aider, et comme si on pouvait, un seul instant, échapper à son Regard, toujours bienveillant pourtant, lui)

--- soit on lénifie notre prière ou on répète des « formules » apprises et souvent vides de sens (vides non pas objectivement mais subjectivement, car on ne prie que du bout des lèvres, sans être pleinement « habité » par les paroles que l'on adresse au Seigneur) ! La sincérité et la simplicité de Denis ont apparemment touché le cœur de Jésus… si nous pouvions, nous aussi, toujours avoir cette attitude !

clic anim Un « homme » à côté de Denis dit « Seigneur, je Te présente Denis ». C’est en cela que j'évoquais l’humour et de la tendresse du Seigneur: cet « homme », est-il l’ange gardien de Denis ?... Car les anges, êtres spirituels, ont parfois la permission, pour nous transmettre un message particulier, de se présenter à nous sous forme « humaine » (donc visible). Ce pourrait également être un saint. Mais supposons ici que c’est l’ange de Denis : il connaît ses tourments et a visiblement obtenu la permission du Seigneur de le « présenter à Lui ». Ce n’est pas le Seigneur qui se présente à Denis (Il aurait pu le faire sans intermédiaire !) mais c’est l’ange qui présente Denis au Seigneur (Il aime nous faire collaborer à son Oeuvre, et se sert le plus souvent "d'instruments", dont nos proches- et qui de plus proche, à part le Seigneur, que notre ange gardien?)! Et le Seigneur rassure immédiatement Denis : « Alors, Denis, je te fais donc si peur ? Va, tu es bon »

De cet épisode, que je trouve vraiment charmant et… puissant!, je tire pour ma part d'autres enseignements :

- Le Seigneur est à nos côtés, mais Il nous a également donné d’autres compagnons de route : les anges (et les saints, dont les premiers : la sainte Vierge et saint Joseph). En eux, nous pouvons avoir toute confiance, et nous devrions en toute chose compter sur eux, comme sur le Seigneur. Le faisons-nous assez ?! Denis est présenté au Seigneur, mais il me semble aussi que le Seigneur présente l'ange à Denis, en lui rappelant sa présence à ses côtés!

- C’est l’ange qui semble avoir l’initiative- comme s’il disait « S’il-Te-plaît Seigneur, veux-tu bien, enfin, faire quelque chose pour lui?» Quelle délicatesse du Seigneur, que de répondre, et de se « soumettre » ainsi en quelque sorte, à nos prières, à nos désirs - même « hurlés intérieurement» - quand ils sont authentiques et bien ordonnés ! Combien de fois ne nous a-t-Il pas ainsi répondu, à nous aussi ? Et combien de fois ne L’avons-nous même pas remarqué, tant nous étions « dans le noir » de nos pensées et (pré)occupations diverses… parfois même frénétiques ?! L'ange semble avoir l'initiative, et parfois nous croyons aussi l'avoir, mais c'est toujours le Seigneur qui l'a en premier, car s'Il ne nous cherchait sans relâche et d'abord, nous ne Le chercherions pas non plus!

- Comme Denis le fait remarquer, nous sommes des milliards et le Seigneur pourrait se manifester à tous en même temps… S’Il le faisait avec nous aussi clairement qu’avec Denis, MAINTENANT, le remarquerions-nous, ou passerions-nous notre chemin ? Il le fait pourtant déjà, de diverses manières, et souvent nous ne sommes pas attentifs et nous passons notre chemin… Je ne sais pas pour vous, mais pour moi quelle tristesse quand j’y songe ! Puissé-je être toujours plus attentive à sa Présence constante et si prévenante à mes côtés et « DEVANT moi », même quand je ne Le vois pas !

clic anim« Alors, Je te fais donc si peur ?! » … (« N’aie pas peur ! »)…

C’est comme si le Seigneur disait : Regarde : c’est bien Moi, et J’ai bien entendu, J’entends ta prière et ta détresse. Ton ange aussi, d’ailleurs, qui te présente à moi- à chaque instant du reste! « Va, tu es bon »…

J’y entends, comme en écho, le « aime et fais ce que tu veux » de Saint Augustin. Cela signifierait : tant que tu cherches vraiment à aimer et à être bon, tout sera ordonné à cet amour et à cette bonté: tu peux donc « aller » en confiance, libre, de la liberté des enfants de Dieu. Je suis à tes côtés et devant toi, Je Suis...

En Jean 6, 20 (quand Jésus marche sur la mer à la rencontre des disciples, « coincés » dans une barque en pleine tempête- symbole de nos tempêtes intérieures également !) on peut lire : « C’est moi, n’ayez pas peur ». La note de la TOB précise : «  littéralement ‘ Je Suis, n’ayez pas peur ’ (…) l’utilisation du nom divin de l’Exode met en lumière la divinité de Jésus »

Ce « Je Suis » est très fort pour les Hébreux- c’est ainsi que Dieu s’est présenté à Moïse au buisson ardent et Jésus le reprend à son compte!

clic anim Debout devant le Seigneur- CELUI qui EST... Denis, avant de pouvoir « aller », reçoit un coup derrière les genoux et tombe agenouillé devant son Seigneur… (Est-ce également l’ange de Denis qui a « perpétré » ce « geste » ? ) Le Seigneur a manifesté sa Présence, son Amour infini, tendre et compatissant à Denis- Il en serait peut-être resté là; mais l’ange ne s’en contente pas, lui, à l’évidence : à son tour il signifie quelque chose à Denis en le forçant à s'agenouiller : la Seigneurie de Jésus-Christ et l’Honneur qui Lui est dû...

Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition de serviteur, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Ph 2, 6-11)

clic animJ’entends et vois personnellement, dans le témoignage de Denis, ce message pour chacun de nous: « Devant toi et à tes côtés, Je Suis… Va… (dans ma Paix et dans ma Joie ! N’aie plus peur, Je t'aime !) Tu es bon : Je sais qui tu es, profondément, car contrairement aux hommes, qui te jugent trop facilement, Je ne m’arrête pas aux apparences. Je sais ce dont tu es capable, dans le MEILLEUR comme dans le pire, et Je compte sur toi ! N’oublie cependant pas que ta bonté-même vient de Moi et que sans moi tu ne peux rien (ce que Denis résume en écrivant « Il est tout, sans Lui il n’y a rien »).

C’est exactement ce que je ressens depuis longtemps, comme Denis… « Il est tout, sans Lui il n’y a rien ». A travers le témoignage de Denis, le Seigneur ne nous le rappelle-t-Il pas à tous? 


clic anim" Alors Denis, Je te fais donc si peur?" ("C'est Moi et personne d'autre"...)

Le Seigneur a voulu rassurer Denis quant à la provenance divine des dons reçus (sans que Denis ne les demande, ni ne s’en aperçoive dans un premier temps - tant était déjà grande sa confiance au départ, me semble-t-il !) et manifestés d'abord aux Témoins de Jehova, puis lors de la guérison de l'amie de ses amis. L'humilité de Denis (traduite ensuite en crainte d'être trompé) a dû beaucoup plaire au Seigneur...

Puissions-nous, nous aussi, être « tout humbles » et nous rendre tout disponibles aux inspirations et dons du Seigneur, quels qu'ils soient, afin qu'Il puisse manifester SA Gloire en toute occasion!

Et puissions-nous, à l’exemple de Denis, ne jamais cesser de demander, de supplier même, la Lumière de l’Esprit-Saint, jusqu’à être éclairés comme Denis… et comme il l’a admirablement été, parce qu’il a été AUTHENTIQUE ! Oui, puissions-nous demander constamment le Don de Discernement pour ne pas être induits en erreur par l’ennemi de nos âmes, qui peut également faire des miracles, destinés à nous faire tomber dans la « vaine gloire » et  ainsi, à dévoyer l'Oeuvre et la Bonne Nouvelle du Christ !

Denis a raison de relever que « cette terre est dirigée par lucifer », mais il faut bien comprendre ses propos. Malheureusement seuls les suppôts de l’adversaire (qui eux, n’ont aucune peine à croire en lui) et ceux qui cherchent une certaine intimité avec Dieu dans leur vie quotidienne, sont encore conscients et convaincus de la néfaste et dévastatrice influence du malin.

Cependant ne lui donnons pas plus de pouvoir qu’il n’en a (déjà) ! Certains, à force d’évoquer constamment son rôle dans les malheurs d’ici-bas (ce n'est pas le cas de Denis) en oublient de se souvenir de la Souveraineté et de la Toute-Puissance du Seigneur, et même d’invoquer sa Protection, son Aide, sa Lumière… jusqu'à parfois sombrer dans le désespoir, qui lui ne vient pas de Dieu, c’est sûr !

Certes, l’adversaire (je préfère l’appeler comme cela) dirige les affaires de « cette terre » comme dirait Denis, ou de ce « monde » comme dirait saint Paul, mais c’est le Seigneur qui a toujours « la Main » sur toute chose et tout Pouvoir, toute Autorité, sur les affaires de notre « monde » comme sur toute sa Création. Restons donc très attentifs aux pièges de l’adversaire mais demeurons dans « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence » pour garder nos cœurs et nos pensées en Jésus-Christ (cf. Ph 4, 7).

N'oublions pas non plus notre responsabilité propre? Oui, nous sommes déjà en purgatoire: profitons donc pleinement de ce temps pour accueillir l'oeuvre salvifique du Christ en nous et nous laisser transformer à son Image. Il a vaincu le péché et ses conséquences, la mort... 

Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.  (1Jn 1, 6-7) Selon les mots de Denis: nous devons penser à tous ceux qui nous protègent et nous garder de les heurter par tous nos péchés... et en cela, seule une Foi entière dans le Seigneur peut nous aider...

Souvenons-nous également de la Parabole de l’ivraie et du bon grain… Le Seigneur SAIT ce qu’Il fait, et Lui seul connaît les temps et les moments du Tri et de la Moisson… Les temps de l’adversaire Lui sont aussi soumis, tout comme l’adversaire, et ils sont comptés ! Le Seigneur n’attend d’ailleurs pas la « Fin des Temps » pour faire un premier tri et procéder à une première moisson… N’avez-vous jamais remarqué comme Il les fait déjà dans nos vies, tout autour de nous et partout dans le « monde », sans cesse ?! (Dans le sens qu'Il expose le mal aux yeux de tous, pour nous aider à y voir plus clair, en vue de faire de bons choix... des choix de Vie, et de Vie éternelle!)

Nous savons, d’autre part, que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, qui sont appelés selon son dessein. (Rm 8, 28) 

Demeurons donc dans la Paix, une Confiance totale et une Joie profondes. De celles qui ont envahi Denis lorsqu’il a été « présenté au Seigneur » et qui l’ont porté depuis, surtout les premiers jours après ce Face à face avec le Seigneur, qui devrait nous interpeller, nous aussi… 

 

Je n'ai pas vu le visage du Seigneur mais une immense joie m'envahit (…) Pendant plusieurs jours j'avais l'impression de « voler ».

Aujourd'hui, sur cette terre, je suis comme en prison. J'attends de pouvoir le retrouver.

 

Oui, Seigneur, « Tu nous as faits pour Toi, et notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose en Toi » (St Augustin)

 

Je laisse à Denis le dernier mot, tiré de son dernier email:

Dieu est en nous et nous pouvons choisir de Le rejeter ou de Lui ouvrir notre coeur!

 

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Merci Denis, de votre témoignage et merci Seigneur pour tous tes Bienfaits !

Aide-nous à mieux les reconnaître, à compter sur Toi en toute chose

et à Te rendre Gloire… à genoux !

Je nous confie tous, spécialement, à Marie et à saint Joseph,

eux qui ont su accueillir les annonces faites par les anges,

se mettre en marche en toute confiance

et reconnaître à tout instant l'Oeuvre de Dieu dans leur vie... avec et par Jésus!

 


 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 12:11

 

 

INTERVIEW PRECIEUSE - ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
POUR LA COMPREHENSION DE LA FOI

des Pères Jean-Michel Maldamé, dominicain
et Xavier Lefebvre, prêtre de Paris et enseignant en Anthropologie à l'Ecole Cathédrale 

 

 

 

 

video de ktotv.com



COMMENT DIEU AGIT-IL DANS L'EVOLUTION?

Par le Père Jean-Michel Maldamé,

de formation universitaire (mathématiques et philosophie des sciences)
Docteur en Théologie 

 

Je dédie ce texte à mon papa et à mon fiston, Jean,
tous deux grands philosophes et théologiens sous l'Eternel, lol.

 

 

La question « Comment Dieu agit-il dans l'évolution ? » s'articule au souci d'un certain nombre de croyants pour qui la théorie de l'évolution présente encore quelques difficultés. Il leur semble que la notion d'évolution contredise la notion de création. Pour beaucoup, heureusement, il n'en est rien. Mais l'absence de contradiction ne signifie pas que tout soit clair et bien compris. Aussi la question : « Comment Dieu agit-il dans l'évolution ? » n'a pas seulement pour but de libérer l'esprit de certaines équivoques ; elle doit contribuer à mieux aider à comprendre tant l'évolution que la création.

La réflexion sur création et évolution repose sur un certain nombre de concepts qui sont au coeur de la science (comme ceux d'espèce, d'adaptation ou de mutation) de la philosophie (comme les concepts de vie, de finalité et d'action), mais aussi de la théologie (comme ceux de création et d'intervention de Dieu).

 1. Quel matérialisme ?

Le malaise de certains croyants à propos de l'évolution vient du prolongement d'un débat qui a eu lieu dans la pensée européenne avec la naissance des temps modernes. Le débat s'est déplacé, mais il continue d'habiter de manière cachée les esprits ; il s'agit du matérialisme. Il importe de définir ce terme et de voir ce qu'il recouvre, car il se trouve effectivement à la racine de bien des difficultés.

 1. Le matérialisme

Au dix-huitième siècle le terme de matérialisme a pris un sens nouveau en opposition avec la pensée du dix-septième marquée par Descartes. Pour ce dernier, et pour la philosophie marquée par la science classique usant du traitement mathématique des questions scientifiques, la matière est inerte. Elle est régie par le principe d'inertie bien connu des scientifiques. La quantité de mouvement et ses qualités ne sont pas des propriétés des corps, mais de l'énergie qui les a mis en mouvement. La science paradigmatique est alors la cinématique. La passivité est le propre de la matière, ainsi que l'opacité.

La notion de matière a changé de sens avec Leibniz qui sait que les corps dont s'occupent les sciences de la nature portent en eux-même l'énergie qui les meut. La science paradigmatique n'est alors plus la cinématique, mais la dynamique.

Cette conception de la matière n'est pas restée dans le monde de la physique . Elle est entrée dans les sciences de la vie au dix-huitième siècle, par exemple chez Diderot. Selon une perspective que l'on peut qualifier de « vitaliste », le vivant possède en lui-même l'énergie qui préside à ses transformations et à ses activités ; cette énergie est matière.

Cette évolution dans les concepts de science et de philosophie de la nature a une incidence sur la théologie. Dans la conception de Descartes et celle de Newton, la passivité de la matière rend nécessaire le recours à l'action de Dieu pour l'origine et la conservation du mouvement. La nouvelle conception de la matière comme porteuse d'énergie rend inutile ce recours à une cause extérieure. Pour cette raison, le terme de matérialisme prend un sens métaphysique, il désigne à la fois la conception nouvelle de la matière et l'inutilité du recours à Dieu à l'intérieur de l'explication scientifique. La science est agnostique et sa méthode porte les esprits à l'athéisme. Or la théorie de l'évolution est née en lien avec cette philosophie caractéristique du dix-huitième siècle. Elle est présente chez Lamarck.

Dans ce contexte, les travaux fondateurs de la théorie de l'évolution étaient étroitement liés à une philosophie qui refusait une référence à l'action de Dieu et donc remettait en cause l'idée de création.

2. Refus chrétiens

Pour cette raison, les croyants qui ont lu les premiers travaux sur l'évolution des êtres vivants y ont reconnu une démarche qui, par sa philosophie, heurtait leurs convictions.

Ce choc était d'autant plus vif que les tenants de la nouvelle théorie scientifique eux-mêmes étaient des militants de l'athéisme. En Allemagne, ce furent les thèses de Ernst Haeckel et d'une certaine manière des disciples de Marx. En France, la première traduction du maître livre de Darwin, L'Origine des espèces, a été faite par Clémence Royer, bien connue par ailleurs pour sa militance rationaliste et athée.

Il en est résulté une confusion qui a suscité une tension extrême entre ce que l'on appelle souvent « la science et la foi » ou plus exactement entre les scientifiques qui ne pouvaient pas récuser la validité de la nouvelle explication et des croyants convaincus de la valeur de la théologie. La frontière passait douloureusement dans le conscience des savants catholiques. Ceux-ci n'avaient d'autre possibilité que de faire de leur conviction religieuse une attitude concernant leur vie privée ou familiale et de la foi un sentiment.

3. Situation présente

Le malentendu a été levé grâce aux travaux théologiques et aux recherches théologiques. Il apparaît bien aujourd'hui qu'il faut distinguer nettement entre le réductionnisme exigé par la méthode scientifique et une philosophie réductionniste et matérialiste.

Grâce à cette distinction, il est clair que création et évolution ne s'opposent pas comme des contradictoires - de manière à s'exclure mutuellement. Le terme d'évolution désigne une théorie scientifique qui donne une vue d'ensemble d'un certain nombre de faits. Le terme de création désigne l'action de Dieu qui donne d'être à tout ce qui est. Les termes sont donc limités dans leur extension. Mais ce divorce à l'amiable ne saurait suffire, car le débat est fort intriqué. Il importe de définir ce que l'on entend par évolution et création.

Le terme d'évolution a un sens général pour nommer un changement. Il prend un sens plus spécifique dans les sciences où la pensée se fonde sur des faits. Ce sont des « faits scientifiques » ; ils supposent donc un regard exercé pour recueillir ce qui est significatif. Il s'agit de ce qui relève de la paléontologie, la génétique, la biochimie, l'écologie et autres sciences particulières. Le terme d'évolution désigne une théorie - c'est à mon avis le sens propre. Or une théorie est une interprétation des faits. Si les faits sont incontestables et ne peuvent être niés, une interprétation peut toujours être récusée et la conviction inébranlable même devant des faits incontestables.

Le statut de la théorie explique pourquoi il y a plusieurs manières de présenter la théorie de l'évolution. On peut prendre le terme pour désigner une explication d'ensemble unique et générale, mais on peut l'entendre dans un sens plus technique et dire qu'il y a diverses théories de l'évolution en fonction de la manière de penser les mécanismes ou les lois qui régissent la constitution des vivants. Il y a là un débat ouvert entre spécialistes. Mais ce débat ne saurait cautionner l'esquive qui consiste à dire que l'évolution n'est qu'une hypothèse. Les faits sont si nombreux, si divers et si concordants qu'il est honnête de dire que la théorie de l'évolution est vérifiée et doit être tenue pour assurée - même si, comme toute théorie, elle est ouverte et demande à être prolongée, voire réinterprétée à partir de faits nouveaux.

Il en va de même de la notion de création. Le terme désigne la production totale de tous les êtres par Dieu, mais il y a plusieurs manières de l'entendre et une pluralité de théologies de la création dans la Tradition de l'Eglise et il y a parmi les théologiens bien des nuances pour comprendre l'affirmation fondamentale que Dieu a tout fait à partir de rien, comme cela sera explicité plus loin.

Si nombre de chrétiens se contentent d'une séparation à l'amiable entre le discours scientifique et le discours théologique, cette position me semble insuffisante. La récente proposition de Stephen Jay Gould d'un armistice entre les « magistères » de la science et ceux de l'Église n'est pas suffisante, car l'esprit humain est désireux d'unité. Il me semble qu'il doit y avoir une meilleure intelligence de la réalité dans un échange réciproque entre la pensée scientifique et la théologie. Toutes deux sont soucieuses de vérité et doivent s'aider. C'est en ce sens que la question posée est pour moi nécessaire au progrès de la culture et de la pensée universitaire, au bénéfice des scientifiques, des philosophes et des théologiens. Quels sont les bénéfices mutuels ?

2. La Bible mieux interprétée

La tension entre la théorie de l'évolution et la confession de foi chrétienne s'est portée sur les textes bibliques. Cette tension n'est pas d'aujourd'hui ; elle a toujours été présente dans la Tradition chrétienne et bien avant dans le monde juif. En particulier à Alexandrie.

1. L'interprétation des Écritures

La communauté juive hellénisée butait sur le réalisme de la lecture littérale du texte hébreu. Les traducteurs de la Bible grecque, Philon d'Alexandrie et saint Paul ont proposé une autre méthode de lecture, la méthode allégorique, méthode selon laquelle l'interprétation du texte se libère du sens obvie ou littéral. Par exemple, lorsqu'on lit qu'au désert Moïse frappa de son bâton le rocher d'où jaillit une source, le sens obvie ou littéral entend par bâton, rocher et source ce que ces mots désignent dans le langage commun. Dans l'épître aux Corinthiens saint Paul dit que ce rocher qui fut source d'eau vive était le Christ, déjà mystérieusement présent au milieu de son peuple pendant l'Exode (1 Co 10, 4).

Les Pères de l'Eglise ont suivi cette méthode qui leur permettait de faire droit à la lecture chrétienne et aussi d'éviter un conflit entre la cosmologie hébraïque archaïque (le firmament solide où sont accrochés les étoiles) et la cosmologie grecque où il y a pluralité de cieux portant les astres. Les termes de jours étaient en particulier entendus autrement que comme des laps de temps mesurés par les astres - mais comme des moments dans la pensée - cette interprétation était fondée sur les contradictions internes du récit biblique, quand par exemple, le premier récit de la Genèse parle de « jour » et de « lumière » dès le début du récit, alors que les astres (soleil et lune) ne sont créés que le quatrième jour, au milieu de la semaine.

Cette méthode n'a pas été la seule ; il y a eu une tradition de lecture plus soucieuse de réalisme qui a voulu lire les textes du début de la Genèse comme le compte rendu littéral des premiers moments de l'histoire cosmique entendant par « jour » ce qui est mesuré par le mouvement du soleil et par « semaine » ce qui est mesuré par la lune. Cette tradition, promue par Basile le Grand, a été reprise par saint Augustin qui l'a rendue commune en Occident chrétien. Cette théologie menait à faire concorder le texte biblique avec les observations. Ce n'était pas difficile puisque malgré quelques différences, les fondements de la science n'avaient guère changé en un millénaire.

Cette unification sous la conviction que les récits bibliques étaient des textes ayant valeur scientifique, comme des compte-rendus d'observation, a mené à des conflits lorsque la vision du monde a changé. Ces conflits ont été rendus plus vifs, parce qu'on tenait pour assuré que grâce à l'aide de l'Esprit Saint, le rédacteur du texte (Moïse) avait pu décrire ce qui s'était réellement passé.

Les premiers développement de la théorie de l'évolution ont heurté cette lecture littérale des Ecritures, dont le cadre spatio-temporel ne pouvait concorder avec les connaissances nouvelles - comme ce fut le cas pour la géographie avec la découverte de nouveaux continents, et la connaissance de la rotation de la Terre et son mouvement autour du soleil.

Pour les êtres vivants, le conflit a commencé dès le dix-huitième siècle. Le premier à y faire droit fut Buffon qui a vu que la chronologie biblique, selon laquelle nous sommes aujourd'hui en 5761, était sans fondement. Sa solution, dans les Époques de la nature, est fort éclairante. Pour que la Bible garde sa valeur, face au fait que l'histoire de la Terre et des vivants ne pouvaient entrer dans le récit de la Genèse, il s'est appuyé sur les travaux bibliques de Dom Calmet, célèbre bénédictin érudit du dix-septième qui avait renoué avec la tradition patristique pour se libérer des contradictions du texte biblique. Buffon s'en est servi pour dire que la nouvelle conception de la formation du monde ne contrariait en rien la foi. La notion de jour et de semaine n'est pas chronologique ; elle exprime des « moments » dans la mise en oeuvre de l'acte créateur pour qui, selon la lettre du psaume, « mille ans est comme un jour ».

Mais cette manière de faire n'était pas suffisante, car elle avait les défauts de l'allégorie, à savoir un aspect arbitraire.

2. Le sens littéral redéfini

Sous la pression de l'essor de l'explication scientifique, les travaux bibliques ont progressé. Ils ont surtout progressé grâce aux efforts de l'histoire et de la redécouverte de la culture du Moyen Orient ancien. Des mondes ensevelis ont été exhumés ; des cultures disparues ont été retrouvées - par exemple par la lecture des caractères égyptiens, des textes cunéiformes, des villes ensevelies. L'étude littéraire et la comparaison des textes ont permis de situer les textes dans leur contexte culturel et littéraire. L'originalité de la Bible a été mieux comprise.

Au plan littéraire, les travaux du Père Lagrange ont permis de clarifier le statut des textes. Il a proposé la notion de « genre littéraire » pour distinguer entre texte poétique, récit historique ou chronique, texte de loi, texte de prière, texte d'épopée, de poème, de complainte,... Cette précision dans la nature du texte permet de ne pas placer tous les textes de la Bible au même plan et de sortir de l'usage intempestif de la notion de véracité divine impliquée par l'inspiration. L'exagération fait partie du genre littéraire épique ; ce n'est pas un mensonge ; elle permet de faire passer le message de salut qui associe le merveilleux à l'événement. De même un texte de loi ne saurait se lire comme un poème ; le poète joue sur les mots, sur leur valeur d'image ou de métaphore, alors que le juriste ne se le permet pas dans sa rédaction. Les textes de la Genèse ont été relus avec ces nouvelles richesses d'analyse ; ils ont été mieux compris.

Le sens littéral est défini comme le sens que l'auteur a voulu exprimer en utilisant les connaissance disponibles de son temps et les ressources littéraires de sa langue. C'est ce sens qui a été reconnu comme fondateur par les textes du Magistère - de manière éminente par le Concile Vatican II et précisé par une récente déclaration du pape Jean-Paul II.

Cette nouvelle conception du sens littéral permet de lire aujourd'hui les premières pages de la Bible autrement que par le passé. On reconnaît que l'auteur a utilisé les représentations disponibles de son temps et une philosophie du vivant qui était celle de la culture où il vivait. Grâce aux travaux des savants biblistes, ces représentations communes sont bien connues aujourd'hui, alors qu'elles étaient ignorées hier.

Ainsi la nouvelle définition du sens littéral des Écritures a permis d'ouvrir un espace de liberté pour que la relation entre la science et la foi puisse se développer harmonieusement. La Bible a ainsi cessé d'être un obstacle épistémologique pour le développement de la science. Du moins pour les catholiques qui vivent dans le souffle du Concile Vatican II, car, hélas, il existe des minorités actives qui refusent cette manière de lire les textes bibliques.

Le fond de la question n'est pas seulement littéraire ou scientifique ; il porte sur la compréhension de la manière dont Dieu agit et donc sur le sens du mot création.

Avant d'aborder cette question pour elle-même relevons que la lecture de la Bible a été approfondie et que la science a permis à la foi de progresser en obligeant à repenser de manière profonde la notion d'inspiration, dans la vive conscience de la valeur du texte biblique.

3. Le sens de la vie

Corrélativement à ce progrès dans les connaissances bibliques, la théologie a aussi dialogué avec la vision nouvelle de la vie développée dans la perspective générale de l'évolution.

La théorie de l'évolution donne une présentation de la vie qui brise avec le fixisme lié à la conception platonicienne de l'espèce, à savoir la réalisation empirique d'une essence intemporelle. La théorie de l'évolution - c'est le sens de la racine latine du mot evolvere qui signifie un déroulement - place le terme dans une perspective d'un développement et donc dans une autre vision du temps.

Aussi la redécouverte du temps a été l'occasion d'une promotion de la vision de l'histoire et le sens renouvelé du fait que pour comprendre une situation il faut, selon une expression célèbre d'Aristote au premier livre de la Politique, en dire la genèse, et donc décrire les transformations progressives qui ont mené à l'état que l'on veut comprendre.

La théorie de l'évolution a imposé cette exigence dans la culture. Il n'est donc pas surprenant que les esprits formés par les sciences soient attentifs au fait que les récits qui ouvrent la Bible ne doivent pas être séparés de l'ensemble du livre, mais bien un récit placé en premier comme un porche pour une histoire qui se prolonge.

Les récits qui ouvrent la Bible sont donc une manière d'introduire à une histoire. Il y a un jeu de miroir - un cercle herméneutique - entre les textes. Le récit du commencement est écrit à la lumière de l'expérience de l'écrivain. Les premières pages de la Bible ne sont pas le compte rendu de ce qui s'est passé jadis ,- et qui aurait été miraculeusement vu par l'écrivain - mais le fruit de sa réflexion sur son expérience que l'on connaît par ailleurs. Ainsi Adam n'a pas été pensé par l'auteur du livre de la Genèse à partir d'un inimaginable et inaccessible premier homme, mais à partir de ce dont il a eu connaissance. Il a réfléchi sur ce qui a été vécu par le roi Salomon et par le peuple élu. Celui-ci a été choisi par Dieu, formé par lui avec attention grâce à la Loi donnée à Moïse (représentée par « l'arbre de la connaissance du bien et du mal ») ; il a reçu de Dieu la liberté et la responsabilité de ses actes ; il a mal usé de ce pouvoir ; il a porté les conséquences de ses fautes, lors l'Exil (représenté par l'expulsion hors du Jardin) - et reçu le salut par grâce (représenté par l'arbre de vie). Telle est l'expérience fondatrice. Le rédacteur de la Genèse a universalisé cette expérience ; il l'a étendue à tous les hommes en élargissant à tous l'Alliance conclue avec Israël. Et ainsi il a donné sens à l'histoire universelle.

Or les connaissances concernant l'histoire des êtres vivants donnent à cette universalité une dimension insoupçonnée des Anciens. Le lecteur moderne a d'autres expériences et une autre vision de l'histoire universelle. La théorie de l'évolution permet de l'élargir et de l'enrichir.

La vision fondatrice des premières pages de la Bible garde toute sa valeur et permet de dire que cette histoire a un sens. Elle est l'expression d'un don premier et d'un mouvement vers un accomplissement. Le croyant relit l'histoire des vivants comme un mouvement vers un enrichissement et un accomplissement qui passe par l'émergence de la conscience, puis de l'esprit.

Ainsi l'élargissement du regard croyant, de son histoire personnelle à celle du peuple élu, puis du peuple élu à l'humanité, peut être repris et élargi à une histoire humaine plus vaste et plus complexe qu'on ne l'imaginait jadis. La lumière de la foi donne une signification de l'aventure de la vie qui passe outre les quelques siècles que l'on imaginait il y peu de temps.

Le travail scientifique prend un sens. Il contribue à donner des éléments pour dire le sens de ce qui est donné.

La théorie de l'évolution présente des mutations, des aléas, des bifurcations et des nouveautés qui sont vues dans une perspective d'ensemble où ils prennent un sens plus profond qui se réjouit de l'essor de la vie et de ses succès - puisque nous sommes là pour en parler et lui donner sens.

Cette reconnaissance laisse cependant au seuil d'une question : si l'explication scientifique est autosuffisante et récuse toute intervention extérieure, elle n'est pas fermée sur une lecture d'un autre point de vue. C'est ainsi que la question se pose : comment Dieu agit-il dans le processus de l'évolution ?

3. L'action de Dieu dans l'évolution

Le croyant reconnaît que Dieu est créateur. La notion de création signifie que Dieu fait paraître les êtres « à partir de rien » - ex nihilo. Cette expression qui est déjà métaphysique a été mise au point par les premiers Pères de l'Église au deuxième siècle pour réfuter la philosophie hellénistique et le paganisme gréco-romain. Elle est universellement reconnue et doit être prise comme définition Or cette définition abstraite n'est pas entendue de manière uniforme par les théologiens et les philosophes.

1. Une nouvelle représentation

1. La conception qui domine encore la notion de création se trouve dans la philosophie de Descartes et la philosophie déterministe qui lui est liée. Dieu fait surgir les êtres hors du néant ; il les constitue dans leur identité, il les dispose dans l'espace et leur donne la quantité d'énergie qui préside au déroulement des mouvements. Cette vision limite la création au seul premier moment de l'univers, puisqu'après la première impulsion, Dieu laisse agir toute chose selon les lois. Il se réserve toutefois le droit d'intervenir. Son intervention est alors une rupture des lois de la nature ou pour le moins une exception ou une suspension de leur cours. Cette représentation de la création est encore la plus commune. C'est d'elle que viennent toutes les confusions qui s'appellent créationnisme ou concordisme.

Cette conception de la création limite l'action de Dieu au premier instant de l'existence et au tout premier commencement. Là où il n'y avait rien, Dieu a fait quelque chose de parfait et d'achevé, pour l'abandonner ensuite. Cette vision a présidé à la lecture de la Bible dans bien des catéchismes. Dieu a fait les divers éléments qui constituent l'univers, le cadre spatio-temporel, ensuite les êtres célestes, ensuite les êtres terrestres et parmi eux, les vivants, bien distincts les uns des autres. Cette représentation ne faisait nulle difficulté quand le petit nombre d'espèces connues et la brièveté de l'histoire du monde s'imposaient comme une évidence.

2. La théorie de l'évolution modifie cette vision de la nature. D'une part, elle multiplie les espèces et déplace les frontières entre elles. D'autre part, elle reconnaît une continuité entre les divers moments de l'histoire des transformations des vivants. Le changement dans les faits invite à penser l'action de Dieu non plus comme une intervention qui brise le cours des événements et leurs enchaînements, mais comme un accompagnement au sein même du processus.

Ce qui relance l'interrogation dans la mesure où les mutations qui sont à la base des transformations sont considérées comme dues au hasard - terme si chargé de connotations diverses qu'il doit être sévèrement critiqué.

Dans ce contexte, la question se pose donc en ces termes :«  Comment Dieu agit-il dans l'évolution ? » se pose de manière plus précise : « Comment Dieu est-il présent au processus qui préside les transformations des vivants de générations en générations ? »

3. Une première remarque s'impose : la théorie de l'évolution présente les faits au sein d'une histoire. Les événements sont tous marqués du sceau de la contingence.

Il semble que l'on pourrait dire avec certains auteurs que la reconnaissance de la contingence est un préalable indispensable ; il permet de dire que d'elles mêmes les réactions bio-chimiques marquées du sceau de l'aléatoire invitent à reconnaître que Dieu a agi pour lever l'incertitude et donner une orientation. Ainsi il apparaît que l'action de Dieu est la clef de l'évolution et la raison de son succès.

Une image vient à l'esprit : elle a été souvent utilisée dans l'apologétique. J'ai garé ma voiture sur le parking devant ma maison en rentrant le soir ; si je la retrouve le matin quelques mètres plus loin, je penserais légitimement qu'elle a pu y aller toute seule en roulant selon la déclivité du terrain ou selon un événement imprévu - elle s'est comportée en automobile ! Mais si je ne la retrouve pas et qu'on me dit qu'elle se trouve à quelques kilomètres de là, je penserai légitiment qu'elle n'y est pas allée toute seule : quelqu'un l'y a menée. D'elle-même, elle ne pouvait y aller - et ne saurait se comporter en automobile ! Cette image peut s'appliquer à l'histoire des vivants en la considérant dans son ensemble.

Ainsi la réussite de la vie attesterait l'orientation donnée par Dieu, utilisant les lois de la nature pour mener la vie à une réalisation plus haute - plus complexe, puisque des premières bactéries jusqu'à l'homme il y a manifestement une victoire sur le chaos et l'inorganisé.

Cette apologétique ne suffit pourtant pas, car elle ne répond pas à toutes les questions qui se posent : en particulier celle de savoir comment on peut joindre l'action de Dieu à celle des forces de la nature sans qu'elles ne soient dénaturées.

2. Divers ordres d'action

Une première image vient à l'esprit pour dire l'action de Dieu dans la création : celle d'un concours de forces. Plusieurs forces viennent composer entre elles pour donner un effet qui résulte de l'harmonisation de leurs concours. De même en biologie, plusieurs facteurs coopèrent pour produire un même état, facteurs internes ou facteurs externes.

Cette vision des choses est malheureusement source d'erreur. La plus commune est que Dieu est ainsi requis pour servir de « bouche-trou » à l'ignorance. Là où on ne sait pas on met l'action de Dieu ou pire encore la notion équivoque de sacré. Ce fut la maladresse de Newton qui après avoir décrit l'univers soumis à la loi de gravitation universelle fut effrayé par la perspective d'un effondrement gravitationnel général qui réduirait à néant l'ordre de l'univers. Il écrivit dans les scholies de la fin de son traité Principia mathematica que Dieu avait disposé les astres en telle position que ceci ne pourrait advenir. Plus tard, lorsque Laplace montra que les orbites planétaires étaient disposées selon l'ordre même des lois de la physique, il déclara que l'appel à l'intervention spéciale de Dieu était « une hypothèse inutile ». Les corps célestes en mouvement trouvaient d'eux-même leur position d'équilibre. Ainsi son refus s'appuyait sur l'adage bien connu des philosophes : « natura sufficit » (la nature suffit).

L'erreur de cette présentation vient de ce que l'on place tous les êtres au même plan - ontologique. La notion d'interaction ou de concours de force implique un partage des forces et donc une limitation voire une exclusion, parce que ces forces se déploient dans le même espace et sont de même mode.

L'erreur est de placer Dieu au même plan que les créatures et son action comme une force parmi d'autres. Le terme d'intervention qui le connote doit donc être évité.

Une autre image peut être ici employée. Celle de la musique. Pour qu'il y ait musique, il faut qu'il y ait un instrument et un musicien. Pas l'un sans l'autre. Pas de sonate sans piano et sans pianiste. Or dans ce que l'on entend, la sonate jouée, tout est du piano et tout est du pianiste. Tout sans exclusion aucune, car les principes d'action ne sont pas du même ordre au plan ontologique. Ainsi dans l'histoire de la vie : tout est l'oeuvre des forces de la nature et tout est l'oeuvre du créateur, parce qu'ils ne sont pas au même plan ontologique. Rien sans l'un, rien sans l'autre.

L'image permet de comprendre l'action de Dieu dans l'évolution. Tout est fait par les éléments de la nature, selon leurs possibilités. Mais tout est fait par Dieu. Dieu ne vient pas fausser le jeu des possibles ; il lui donne d'être et en lui donnant d'être, il ouvre le champ du possible vers une réalisation meilleure.

Ainsi la conduite de Dieu est-elle présente à tous les moments dans la continuité du temps comme une orientation et une présence et non comme une intervention qui viendrait brusquer ou fausser le jeu naturel des événements aléatoires. Il n'est donc pas nécessaire d'adopter une conception saltationniste ou de tenir pour l'orthogenèse pour reconnaître l'action de Dieu dans l'évolution. On peut adopter la théorie synthétique et ses diverses versions. Le choix entre les diverses théories doit être motivé par des considérations scientifiques sans que le jugement soit motivé par une considération théologique.

Que Dieu respecte la nature des lois et des processus de la vie, permet de répondre à notre question de savoir comment Dieu agit dans l'évolution. Mais une difficulté subsiste, celle de bien comprendre ce que l'on entend par action de Dieu. C'est là le coeur des difficultés actuelles.

3. Sagesse et puissance

Les conflits entre les scientifiques et les croyants viennent de la manière dont est pensée l'action de Dieu. Les refus de cette action sont liés à l'idée que l'on s'en fait. En effet, si la création est un don, le don actuel de l'être, il reste à se demander : L'action de Dieu est-elle une violence faite au cours des choses ?

Sur ce point la tradition théologique est partagée en deux tendances qui demeurent inconciliables. Il s'agit de l'interprétation de la toute-puissance de Dieu. On peut poser la question en termes de spiritualité dans le dilemme suivant : « Est-ce bien parce que Dieu le veut ? Ou est-ce parce que c'est bien que Dieu le veut ? »

Pour certains auteurs - dans une tradition monastique marquée par un certain anti-intellectualisme -, Dieu peut faire ce qu'il veut, puisqu'il dispose d'une liberté absolue. Dieu peut faire une chose et son contraire. Il peut faire, par exemple, que ce qui fut n'ait pas été ; il peut non seulement suspendre un enchaînement de causes, mais le modifier selon les circonstances ; il peut modifier un processus et pas un autre ; il peut bouleverser les lois de la nature. Le caractère absolu de sa toute-puissance et de sa liberté fait que Dieu peut l'impossible et même le contradictoire. Le croyant doit obéir sans comprendre.

Pour d'autres théologiens, l'action de Dieu est celle d'un Sage et donc son vouloir est ordonné. Dieu ne peut se contredire. Il ne peut faire qu'une chose qui fut jadis n'ait pas été. Il ne peut faire des cercles carrés. Il ne peut fausser le jeu des causalités.

Ainsi Dieu fait selon un certain ordre ; sa conduite respecte cet ordre, dont il est le fondateur. L'action de Dieu n'est donc pas arbitraire. Ainsi la manière dont Dieu agit dans l'évolution respecte l'ordre premier de la nature ; cet ordre est inscrit dans les lois et les règles qui président aux changements d'état. L'aléatoire reste aléatoire. Le contingent reste contingent. L'ordre naturel est respecté ; les interventions de Dieu ne sont pas des violations de l'ordre de la nature.

Seule cette dernière conception théologique me semble s'accorder avec le développement de la science.

Ainsi il importe de dire que l'action de Dieu dans l'évolution est respectueuse des lois et des règles que permet de bien comprendre la théorie de l'évolution. L'action de Dieu n'est pas une violence, ni même une ruse, pour que sa volonté se réalise inconditionnellement. Au contraire, elle fonde un ordre naturel qui n'est pas modifié de manière arbitraire. Une telle perspective invite à regarder l'ensemble de l'oeuvre de Dieu et à y voir la réalisation d'un projet respectueux de ce qui est. La démarche scientifique est honorée et justifiée. Seule cette conception me paraît respecter tant la bonté de Dieu que la grandeur de l'homme.

Conclusion

La théorie de l'évolution et la théologie de la création ne s'opposent en rien. Au contraire, elles participent d'une même recherche la vérité. Relevons quelques points par manière de conclusion.

La domination du paradigme historique permet de redonner sens à des expressions qui étaient jusque là réservées au traité de la Providence concernant l'humanité. En effet, pour respecter la liberté humaine, l'analyse théologique a dû préciser en quel sens l'action de Dieu n'était pas une violence ni une absence.

Le fait que la vie soit présentée dans une histoire universelle invite à étendre ce vocabulaire à tous les vivants. On doit donc parler de l'action de Dieu en terme de persuasion et d'appel. La notion classique de causalité efficiente trop marquée par le déterminisme est ainsi redéfinie et corrigée, pour insister sur la présence continuelle du don de l'être et le respect de la nature instituée par l'acte créateur.

Cette définition permet enfin d'honorer une dimension fondamentale de la vie. Le vivant est caractérisé par le désir d'être. Il y a en tout vivant un vouloir fondamental : le vivant tend vers son achèvement, son développement optimal. Il s'intègre dans un ensemble où il joue un rôle qui est finalement de progrès. La vie est un mouvement vers une globalité et un dépassement des limites de ce qui est acquis. Dans la philosophie classique, on appelait ceci « amour naturel ». Amour, maître mot de la vie ; plus encore, source de tout dynamisme et principe de vie ! Les chrétiens lui donnent un visage, celui du Logos (Sagesse de Dieu et Parole créatrice) dont le prologue de l'évangile de Jean nous dit : « De tout être il était la vie » (Jn 1, 3).

Jean-Michel Maldamé, op

Conférence donnée à Toulouse le 24 janvier 2001

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 19:11


 


MonAngeSympaReflet

 

Quand j’étais petite, et jusqu’à mon adolescence, la seule prière que je disais tous les soirs avec maman était « Santo Anjo do Senhor, meu zeloso guardador, pois a ti mi confiou a piedade divina, hoje e sempre me governa, rege, guarda e ilumina, amém » « Saint Ange du Seigneur, mon gardien zélé, puisqu’à toi j'ai été confiée par la bonté divine, daigne, aujourd’hui et toujours, me gouverner, me conduire, me garder et m’illuminer, amen. » 

Cette simple prière m’a sans doute préservée de bien des accidents de parcours (surtout quand je n'oubliais pas de la dire!), ouvert bien des chemins lumineux et créé des liens avec mon ange que je ne connaîtrai qu’au Ciel.

Il y aurait trop à raconter sur l’Ange sympathique. Je me contenterai pour le moment de vous relater ma première rencontre avec lui.

C’était lors d’un pèlerinage à Schio, en Italie, lieu où la Sainte Vierge est apparue (de cela je suis certaine- mais c’est encore une autre histoire) sous le vocable de « Reine de l’Amour ».

La route pour y parvenir était longue, et moi seule conduisais. Or, avec ma sœur qui m’accompagnait, nous voulions arriver tôt dans l’après-midi pour pouvoir assister à toutes les prières communautaires et suivre le Chemin de Croix. 

Les italiens sont des fous furieux sur la route, c’est bien connu ! Bien que j’aime beaucoup conduire, je m’armai donc de courage et priai mon ange gardien de nous protéger- et nous guider- jusqu’à bon port. 

Nous arrivâmes enfin après 7 heures de route, et trouvâmes sans trop de difficulté la maison qui devait nous loger. Je remerciai mon ange et nous décidâmes de nous reposer un peu, sur un lit double, car nous avions finalement un peu d’avance et étions épuisées.

Ma sœur s’endormit assez vite, par contre moi je ne parvenais pas à trouver le sommeil- j’étais trop excitée par le voyage et les rencontres de prière qui nous attendaient. J’avais hâte d’aller à la chapelle. Cependant ce n’était pas très raisonnable ; je me mis donc à prier en fermant les yeux. 

Après quelques minutes, alors que je commençais à me détendre et à m’assoupir gentiment, je perçus tout à coup, à travers mes paupières, une lumière forte dans la chambre, qui pourtant était très sombre auparavant. J’ouvris les yeux, me redressai d’un bond et me mis à crier : « Patricia ! Patricia ! Regarde ! Regarde ! » «  Quoi ?! Quoi ?! Quoi?! » La pauvre avait été réveillée en sursaut et était effrayée, évidemment, d’autant plus que je lui avais brusquement saisi le bras. 

« Regarde ! Regarde ! L’Ange ! L’Ange ! L'Ange! » Le temps de reprendre ses esprits, Patricia ne vit rien, mais moi j’avais très nettement vu ce que j’identifiai immédiatement comme un ange au pied de mon lit.

C’était la vision la plus merveilleuse, la plus belle qui soit : un jeune homme, je dirais dans les 15 à 16 ans. De lui émanait une lumière à la fois étonnamment douce et incroyablement éclatante : une sorte de blanc-doré transparent que je n’avais jamais vu ailleurs. Il avait du reste des cheveux dorés (je ne pourrais même pas dire blonds). Je ne voyais pas son corps mais seulement son visage- le « corps » n’était qu’un « rayonnement de lumière » d’une qualité indescriptible. 

Mais surtout il souriait. Il souriait tellement ! C’est difficile à exprimer. Il me regarda du pied de mon lit en souriant de plus belle (à ma surprise, j’eus l’impression) puis il contourna le lit et s’approcha de moi sur ma droite, toujours en me souriant avec tendresse (presque farceur je dirais). Je n’étais qu’à demi-redressée, donc il me surplombait en quelque sorte. En se déplaçant, il avait laissé une traînée de lumière derrière lui, ce qui me frappa : je n’avais jamais vu quelqu’un ou quelque chose laisser de la lumière derrière soi en se déplaçant. Il se tint là, à mes côtés quelques instants en me souriant puis disparut peu à peu, comme une image qui s’évanouit progressivement. Pas un mot, mais tant de surprise et de bonheur ! Je gardai cette lumière dans les yeux un bon moment, comme une sorte d'éblouissement imprimé dans la rétine. Et je compris intérieurement qu’il était content que nous soyons bien arrivées et qu’il nous souhaitait la bienvenue dans ce petit coin de paradis.

Quelques années plus tard- je m’en souviens aussi comme si c’était hier- mes enfants m’interrogèrent sur mon ange, après la prière du soir. Je leur avais déjà raconté cette histoire mais sans entrer dans les détails. Ils me demandèrent dans la discussion comment il était. J’hésitai un moment, ne sachant pas trop comment le décrire : « il était… il était… disons qu’il était… il était sympathique ! » Après coup je me dis « c’est bizarre de l’avoir décrit comme sympathique. J’aurais pu dire lumineux, magnifique, etc. Pourquoi sympathique ? » Et j’en rigolai intérieurement, car il l’était en effet, très sympathique.

Je couchai les enfants et retournai dans ma chambre encore toute émue de repenser à ma rencontre avec l’ange et surtout à ce « sympathique » qui avait jailli de manière si curieuse, presque incongrue pour un ange. J’avais décidé de lire un livre que maman m’avait prêté concernant des apparitions mariales en Amérique latine. « Encore une », me dis-je malgré moi, et je me mis à prier : « bon Seigneur, je vais voir ce que c’est, mais il y en a tellement de ces apparitions, qu’on s’y perd, et surtout on n’est jamais sûr si elles sont vraies ou non. Ça commence à me déranger, Tu sais... » Je priai le Notre Père et Lui parlai un long moment, lui demandant de m’aider à discerner si ces apparitions étaient vraies, et si elles étaient vraies, que je tire profit des messages transmis par la sainte Vierge.

Puis j’ouvris le livre.

Les premiers mots que je lus furent quelque chose comme « l’évêque lui demanda comment était son ange. Il lui répondit qu’il était… sympathique »… !!!!

Je ne pouvais tomber de ma chaise car j’étais étalée de tout mon long sur un futon. Mais l’intention du mouvement y était. Je restai là à regarder la page, bouche-bée de longues minutes, complètement ébahie… et je répétai « Seigneur, ce n’est pas possible, mais Seigneur, c’est pas possible, c’est pas possible, c’est pas possible…!» 

Depuis ce jour, mon Ange s’appelle tout simplement « l’Ange sympathique » et je n’ai jamais réussi à le rebaptiser J

A présent je n’ai plus aucun souvenir de quel livre il s’agissait, ni de quelles apparitions. Je l’ai cherché partout pour écrire ce témoignage mais impossible de mettre la main dessus. Il n’est pas non plus chez maman, décédée depuis. Nous avons dû le prêter plus loin. 

Toutefois je puis vous assurer devant Dieu que tout ce que j’ai écrit ici est la stricte vérité, jusqu’au moindre détail.

Et en tout cas mon ange ne se contente pas d'être sympathique. Il a aussi un grand sens de l'humour. C'est probablement lui qui m'a inspiré le "sympathique", en sachant que j'allais trouver le même attribut, donné à un autre ange, dans le livre que je m'apprêtais à lire... 

Adeodata, le 22 juin 2011
 

Le gardien de cette maison: l'ange RaQiHaEl 

Acathiste à l'ange gardien

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 07:48

fête-dieu

 

Après sa passion, Jésus ressuscité apparaît aux disciples sur le chemin d’Emmaüs. Ils ne le reconnaissent pas. La tristesse, la peur, l’incompréhension les accablent. Leurs cœurs, leurs esprits se sont refermés à la grâce, encombrés d’un mélange de sentiments contradictoires, qui tuent, dans le Souvenir-même, la foi et l’espérance. Jusqu’au partage du Pain.

Au cours d’un autre repas, avant d’être élevé au Ciel, Jésus leur fait une promesse :

« … vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Ac 1,8)

Naguère ils écoutaient le Maître, timides et craintifs. Bientôt ils parleront avec Force en son Nom, faisant des disciples de toutes les nations, leur apprenant à garder tous ses commandements et les baptisant au nom de la Trinité. « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (cf. Mt 28, 16-20)

De même que Jésus ne nous a pas quittés le jour de son Ascension, de même son Esprit n’est pas venu puis reparti en coup de Vent à la Pentecôte. Il continue d’œuvrer à chaque instant de manière mystérieuse, dans l’intimité de nos âmes et de nos vies, dans l’Eglise et dans le monde.

Il ne connaît point de barrière ni de dénomination, point de critère ni de limitation. Ses Dons sont gratuits et ne se laissent pas enfermer dans des schémas ; ils sont parfois spectaculaires en vue du Témoignage, mais le plus souvent discrets, car Il n’aime pas le bruit, l’Esprit Saint. Il aime l’humilité du Silence, car le véritable Amour est véritablement Humble. Ce n'est pas à coups de marteau qu'Il nous sculpte à l'Image du Fils, mais avec des outils d'Orfèvre. Il ne force pas la porte, Il la huile. Pour qu’éventuellement elle s’entrouvre, et que s’entrebâillant, elle cède davantage encore, en vue d’un plein jaillissement de Lumière divine.

Qui es-tu, douce lumière

Qui me combles et illumines la ténèbre de mon cœur?

Comme la main d’une mère, tu me conduis

Et si tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus.

Tu es l’espace environnant mon être

Et l’abritant en toi.

Le rejetterais-tu,

Il coulerait à pic dans l’abîme du néant

D’où tu le tiras pour l’élever vers la lumière…

L’Esprit-Saint, on ne sait d’où Il vient ni où Il va (Jn 3,8). Il est toutefois un Lieu privilégié où Il aime à (nous) opérer: les sacrements, dont Il est à la fois la source et l’accomplissement. A travers eux Il nous bénit, nous accompagne, nous éclaire, nous soigne, nous fortifie, nous sanctifie. Si nous savions quels dons sublimes sont à notre disposition !

C’est en effet l’Esprit Saint qui agit à travers le prêtre lorsqu’il prononce l’Epiclèse. Et celui-ci, dans l’Eglise latine, officie in persona Christi, en la personne du Christ, en son nom.

Ainsi, en union avec le Père et le Fils, l’Esprit-Saint rend les paroles et les gestes liturgiques « efficaces » et renouvelle l’Œuvre salvatrice du Fils. Le sacrement n’est donc pas un pur symbole (renvoyant simplement à une réalité invisible) mais un signe qui opère efficacement et immédiatement ce qu’il signifie.

clic anim Dans le sacrement du Baptême : « Je te baptise au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit »

clic anim Dans le sacrement de Réconciliation : « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés »

clic anim Dans le sacrement des malades : « Envoie du Ciel ton Esprit Saint consolateur sur cette huile… pour soulager le corps, l’âme et l’esprit des malades qui en recevront l’onction. » « Que ton Esprit affermisse la santé de N., notre frère, notre sœur, et sa foi en ton Amour »

clic anim Dans le sacrement de l’Ordre : « Que le Seigneur Jésus-Christ, Lui que le Père a consacré par l’Esprit Saint et rempli de sa puissance, vous fortifie pour sanctifier le peuple chrétien et pour offrir à Dieu le sacrifice eucharistique… » (imposition des mains-onction des mains lors de l’ordination d’un prêtre)

clic anim Dans le sacrement du mariage, les époux eux-mêmes sont les ministres du sacrement. L’Esprit Saint se fait Témoin de l’engagement, de l’union symbolisée par les alliances. Celles-ci renvoient à une autre Alliance : celle du Christ avec son Eglise. En s’unissant en Eglise, ils s’unissent à Lui et Lui confient leurs destinées désormais communes.

clic anim Dans le sacrement de Confirmation, imposition des mains et onction du saint chrême vont de pair. On rappelle d’abord le baptême puis on invoque l’Esprit Saint afin qu’il inspire et soutienne le témoignage chrétien par ses Dons et Charismes.

clic anim Dans le sacrement de l’Eucharistie : « Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le Corps et le Sang de Jésus, le Christ notre Seigneur… »

Lorsque le prêtre dit « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang » il ne rappelle pas simplement les gestes et paroles du Christ lors de la dernière Cène. A travers le prêtre, le Christ Lui-même nous offre son Corps et son Sang, pour nous faire communier à sa vie, à sa mort et à sa résurrection.

Nous devenons un seul Corps avec le Christ et avec nos frères et sœurs. « Par Lui, avec Lui et en Lui, dans l’unité du Saint-Esprit » nous nous offrons tout entiers au Père, avec nos petites morts à tous, avec nos petites résurrections à tous, aussi quotidiennes qu’inévitables, pour qu’Il les transforme. Ainsi nous pouvons, nous aussi, rendre au Père « tout Honneur et toute Gloire, pour les siècles des siècles. »

LA FETE-DIEU OU SOLENNITE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

Jésus a choisi ce qu’il y avait de plus simple, de plus humble et de plus essentiel: le pain et le vin, pour demeurer parmi nous. Dans le pain et le vin sont rassemblés tous nos labeurs et nos peines, mais aussi l’espoir, l’allégresse et même la jubilation. Toutes choses que Jésus a connues et continue de connaître à travers nous. Toutes choses que le Seigneur assume quand nous nous offrons avec lui « en hosties vivantes, saintes, agréables à Dieu. » (Rm 12, 1)

Car, sous les humbles apparences d’une hostie, demeure cachée la Splendeur de Celui qui était avant toute chose, qui est au-dessus de tout et qui peut tout.

C’est là qu’Il nous attend. C’est Lui que nous célébrons ce jeudi 23 juin, jour de la Fête-Dieu, ou dimanche prochain, selon les lieux.

C’est Lui que l’Eglise nous appelle à adorer encore, et même à suivre en certains endroits, en procession à travers villes et ruelles, exposé dans le Saint-Sacrement.

Je ne cesse de m’émerveiller de ce Don Suprême de l’Amour, rendu possible par l’Action de l’Esprit Saint, qu’est Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie. Et quand je me promène chaque année avec Lui, parmi la foule des anonymes que Lui seul connaît vraiment, parmi athées et croyants, chrétiens, agnostiques, bouddhistes et musulmans, pratiquants ou non et que sais-je encore (que sait-Il encore!)… quand je pense qu’Il nous visite tous et nous regarde chacun, mystérieusement (même ceux qui se cachent vainement derrière rideaux ou persiennes!), indépendamment des croyances ou des confessions, je ne peux que m’émerveiller encore.

Alors dans une prière confiante, je nous expose tous à Lui, comme Il s’expose Lui-même à nos regards indiscrets et indignes. Je Lui confie surtout les curieux, les hargneux, les indifférents ou les moqueurs, pour qu’Il continue son Grand Œuvre en eux, et je Lui rends d’avance Louange et Actions de grâces.

« Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous; le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre. Vous l'avez entendu, je vous ai dit: je m'en vais et je viens à vous. » (Jn 14, 25-26)

Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,

Qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,

Et pourtant insaisissable, inconcevable, au-delà de tout nom,

Saint-Esprit, éternel Amour !

N’es-tu pas la manne si douce à mon palais,

Qui du cœur du Fils déborde dans le mien,

Nourriture des anges et des bienheureux?

Lui qui s’est levé de la mort vers la vie,

Il a su m’éveiller du sommeil de la mort à une vie nouvelle.

Vie nouvelle qu’il me donne chaque jour

Et dont la plénitude doit un jour m’inonder,

Vie de ta propre vie, c’est toi en vérité,

Saint-Esprit, vie éternelle !

 

edith-stein.jpg 


Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein), Malgré la nuit.

Poésies complètes. Genève, Ad Solem, 2002.

 

Epiclèse I - II - III - Ensemble vocal Capella Sylvanensis

 

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 17:21

 

PAGE EN L'HONNEUR DE LA SAINTE TRINITE ET DE MAMAN MARIE,

- A L'OCCASION DU PREMIER ANNIVERSAIRE DE CE SITE  

EN REMERCIEMENT DE TOUS LES BIENFAITS DONT ILS NOUS COMBLENT.

Eternelle Louange à Eux! 


Bonjour!

Il y a quelque temps j’ai trouvé dans les affaires de ma maman, décédée en 2006, un chapelet de 3 douzaines, surmonté d’une médaille du Cœur de Marie… J’ai fait toutes sortes de recherches, en plusieurs langues, pour savoir quel était ce chapelet que je ne connaissais pas… impossible de trouver quoi que ce soit, sauf qu’il existe un chapelet en l’honneur des 12 premières années de la vie Jésus (mais il est fait de dizaines) et qu’il existe aussi une très belle dévotion aux 12 privilèges de Marie. 

 

(Si vous savez quel est ce chapelet de 3x12 grains, merci de me contacter !)

 

A l'occasion du 1er anniversaire de ce site (passé de quelques jours, mais peu importe), pour remercier la Vierge Marie de son intercession et de ses prévenances constantes, et pour pouvoir me servir de ce fameux mystérieux chapelet de 3x12 grains , j’ai écrit une version personnelle d’une « Couronne des 12 privilèges de Marie », précédée d'une petite prière d'introduction … je les mets à votre disposition, au cas où elles pourraient vous être utiles et en témoignage de mon amitié - de ma prière aussi! - pour tous ceux qui visitent ce site et ... y prient … 

C'est une sorte de "manie", chez moi... pour pouvoir m'approprier certaines prières, il faut parfois que je les reformule à ma manière, au plus près de ce que je ressens... libre à vous de faire de même, en téléchargeant les documents qui suivent, et en les transformant selon votre coeur!

Vous trouverez, à la suite de ma version personnelle, l’original de la dévotion aux 12 privilèges de Marie, ainsi que l'explication de son origine...

Bonne suite de Carême, et que Dieu Trine, ainsi que la Vierge Marie, vous bénissent, toujours et partout!

 

COURONNE DES 12 PRIVILEGES DE LA VIERGE MARIE (PERSO):

 


 

 

COURONNE DES 12 PRIVILEGES DE LA VIERGE MARIE (ORIGINAL):


(traduction telle que trouvée sur le net)

Elle se trouve ici en italien

Vous pouvez la télécharger ici, sous "dodici stelle alla Madonna"

 


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  • : Le blog de Dieu le Père
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  • : Le Purgatoire existe!Témoignages&prières!Site consacré à Dieu le Père,à Saint Joseph&aux âmes du Purgatoire,avec plusieurs Chapelles(bénies par un prêtre)où l'on peut allumer des bougies:Chapelle d'Abba Père,de Jésus Christ,de l'Esprit-Saint,de la Vierge Marie,de Saint Joseph,de Saint Michel Archange,des âmes du Purgatoire.
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Resurrection Raffaelino del Garbo 1510

RESURREXIT SICUT DIXIT! ALLELUIA!


- Dieu N'est QU'amour! (1) & tous ses autres attributs ne sont que ceux de l'Amour!

- ALORS, APRES PAQUES, TOUT EST FINI?

- MIRACLE DU FEU SACRE DU SAINT SEPULCRE

- NEUVAINE A LA MISERICORDE DIVINE COMMENCEE CE VENDREDI (MP3)!

- CONTEMPLONS (AVEC) LA PIETA DE MICHELANGELO

- Impropères du Vendredi Saint

- UN TRESOR A MEDITER, SURTOUT EN CE TRIDUUM PASCAL!

- EN VUE D'1 VRAIE JOIE PASCALE!

- AVEC ST JOSEPH EN CE 19 MARS

- COURONNE DES 12 PRIVILEGES DE MARIE

LE CARÊME DU PERE MARIE-EUGENE: "REGARDER JESUS"

- LE CARÊME AVEC BENOIT XVI

PRIEZ POUR MA VENUE, PRIEZ POUR MON RETOUR!

Nouveaux audios mp3 pour prier le Chapelet dans la Chapelle de Marie, notamment avec Marie qui défait les noeuds et Jean-Paul II!    

VIDEO A LA UNE :

A venir...

 

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CE SITE SERA EN MAINTENANCE ET EN RESTRUCTURATION PENDANT QUELQUE TEMPS. 

DECOUVREZ QUAND MEME PAS MAL DE DOCS&MP3 INTERESSANTS DANS LES DIVERS DOSSIERS. ET PLUS IMPORTANT, CONTINUEZ DE PRIER&ALLUMER DES BOUGIES (bénites) DANS TOUTES LES CHAPELLES ! BONNE NAVIGATION !     


 


RENDEZ-VOUS AUX CHAPELLES OÙ VOUS POURREZ ALLUMER DES BOUGIES A VOS INTENTIONS!

CHAPELLE D'ADORATION
DU SAINT-SACREMENT ON LINE

CHAPELLE D'ABBA PERE, DE JOSEPH ET DES AMES

CHAPELLE DE JESUS FILS DU PERE ET SAUVEUR

CHAPELLE DE L'ESPRIT SAINT

CHAPELLE DE MARIE

CHAPELLE DE SAINT MICHEL ARCHANGE  

MERCI DE PRIER POUR...


Esprit Saint peinture Esprit-Saint, Tu es Dieu et Consolateur. Délivre-nous aujourd'hui de la tristesse et du découragement, préserve tes enfants du désespoir et de ses funestes suites. A tous, même à ceux s'ôteraient la vie ou qu'enlèverait une mort subite ou violente, donne très miséricordieusement, avant que l'âme ne quitte le corps, le temps et la grâce d'une salutaire contrition. Amen

VIDEO A LA UNE

LE TETRAGRAMME & PS. 145

Ont Prié En Cette Chapelle...

DIEU EXISTE, je L'ai rencontré

shepher_and_his_sheeps.gif

LIVRE D'OR

ICI VOS TEMOIGNAGES/REMERCIEMENTS, A LA TRINITE, AUX SAINTS
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CE SITE... C'EST SURTOUT BEAUCOUP

Coeurgif BEAUCOUP D'AMOUR Coeurgif !

Mais il requiert aussi pas mal 
d'autres ressources, surtout en commandes de Mp3, aïe aïe aïe...
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