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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:22

 

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Le Vénérable Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, Carme (1894-1967)

 

Que dirait le P. Marie-Eugène de l’Enfant Jésus pour le Carême ? Tout d’abord, « regarder Jésus », répond le P. Louis Menvielle, de la Congrégation pour le Clergé, et vice-postulateur de la cause de béatification du Carme français, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie. 

 

Père Louis Menvielle, vous êtes vice-postulateur de la cause de béatification du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, Carme et Fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie. Avant de l’écouter parler du carême, dites-nous où en est sa cause …

 

P. Louis Menvielle - Le Pape Benoît XVI a déclaré le Père Marie-Eugène « Vénérable » le 19 décembre dernier. Cela signifie que l’Eglise reconnaît la haute valeur évangélique de sa vie, ce qu’on appelle les « vertus héroïques ». Actuellement, la Congrégation pour les causes des Saints étudie une guérison qui lui est attribuée, pour voir si elle peut être retenue comme un miracle, ce qui permettrait sa béatification. Le Père Marie-Eugène (1894-1967) a été ordonné prêtre le 4 février 1922 et les témoins de sa cause ont rapporté combien ils avaient été impressionnés par sa grâce sacerdotale. Pour ses plus proches, il était avant tout prêtre, c’est-à-dire un homme saisi par le Christ Prêtre, un homme pour ainsi dire identifié au Christ bon Pasteur, un homme dont la vie, les actions, les attitudes, les paroles vous renvoyaient à Jésus qui, avec bonté et miséricorde, donne la vie et conduit son troupeau. Ils ajoutent que la vocation du Père Marie-Eugène au Carmel lui a donné le moyen de vivre en plénitude cette dimension sacerdotale : l’oraison l’a enraciné dans le Christ, la spiritualité du Carmel lui a donné les mots pour conduire les autres au Christ. Dans le Christ on trouve tout le mystère, la Plénitude, comme dit saint Paul et, à sa suite, saint Jean de la Croix. Cette cause nous présente un disciple de l’Evangile qui est à la fois un Père qui se penche avec amour sur tous nos besoins et un Maître qui nous montre le chemin de l’union à Dieu.

 

C’est le temps du carême. Qu’est-ce que le Père Marie-Eugène peut dire aux chrétiens pour vivre ce temps fort de l’année liturgique ?

 

En fils de sainte Thérèse d’Avila, il nous dit en premier lieu : regardez Jésus. Le carême est ce temps de 40 jours qui nous prépare à Pâques. C’est une montée vers Jérusalem avec Jésus. La première grande résolution que nous devons prendre, c’est de rester en compagnie de Jésus pendant ce temps de grâce qui nous est offert. Comment cela va-t-il se concrétiser ? Chaque jour, je vais prendre un temps de prière un peu prolongée pour retrouver le Christ, me plonger dans son mystère, le regarder, m’unir à lui, le laisser m’aimer et me transformer jour après jour. Les Evangélistes Marc et Luc insistent tout particulièrement sur la prière de Jésus qui n’hésite pas à tout lâcher pour se retirer dans la solitude et retrouver son Père. Il nous invite à faire pareil : « …Entre dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là dans le secret, et ton Père te le rendra » (Mt 6, 6). Entrer dans sa chambre et fermer la porte, c’est une image qui nous appelle au recueillement en quittant nos activités habituelles : éteindre la télévision, lâcher l’ordinateur, couper le téléphone, fermer nos agendas, pour être tout au Christ. Si je peux, je profite d’une église voisine de ma maison ou de mon travail. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique a toute une partie sur la prière et le moyen de la vivre (n. 2558 et suivants). Il suggère de créer un « coin prière » à la maison (2691).

 

La prière, quand on essaie quelque temps, on découvre vite que ce n’est pas facile. On est distrait…

 

Je vais vous étonner, mais le Père Marie-Eugène explique que la distraction et la sécheresse sont bien souvent le climat habituel de la prière. Dans son maître ouvrage Je veux voir Dieu, il y a tout un chapitre sur cette question : « distractions et sécheresses ». Bien sûr, si ma vie est dissipée, si je vis dans la tiédeur, je ne dois pas m’étonner d’être distrait et sec quand je prie. Il faut alors une conversion. Mais si je cherche à vivre avec Jésus dans la foi et l’amour, il est normal qu’en entrant dans la prière, je me plonge dans une certaine obscurité. La lumière de Dieu est tellement forte qu’elle m’éblouit. Si vous regardez le soleil en face, vous ne voyez plus rien parce que vos yeux ne sont pas faits pour fixer une lumière si intense. Vous avez l’impression de voir tout noir. De même Moïse, quand il montait sur la montagne ou s’approchait de la tente de la Rencontre, entrait dans la nuée. Même chose pour les trois apôtres qui étaient avec Jésus sur la montagne de la transfiguration : dès que le Père se manifeste, ils sont pris dans la nuée. Comment se concrétise pour nous cette nuée ? C’est l’obscurité de la prière, le sentiment parfois que Dieu est bien loin, ce sont les distractions et la sécheresse. Comment on reste dans cette nuée ? Par la foi. Au milieu de la sècheresse, des distractions, le Père Marie-Eugène invitait à rester là, à fixer le mystère dans la foi : je ne vois rien, mais je crois et j’adhère de tout mon être au mystère de Dieu qui veut m’envahir et me transformer. Il avait écrit un jour : « la foi, c’est le face à face dans les ténèbres ». On ne voit pas, on ne sent rien, mais on croit que Dieu est là, on reste en sa présence même si elle est très mystérieuse. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique va exactement dans ce sens lorsqu’il affirme que « La foi est une adhésion filiale à Dieu, au-delà de ce que nous sentons et comprenons » (n. 2609).

 

Mais Dieu, il faut bien le connaître un peu pour adhérer à lui et à sa présence.

 

Oui, la foi s’appuie sur l’intelligence. Ce n’est pas pour rien que Jean-Paul II a publié une encyclique sur foi et raison, et que Benoît XVI insiste tant sur cette relation. La lecture spirituelle est essentielle pour avancer dans la prière. Tous ces thèmes sont développés dans Je veux voir Dieu, où il y a un chapitre sur la foi, un autre sur foi et théologie, un autre encore sur les lectures spirituelles. Si nous revenons au carême, voilà un moyen de le vivre en profondeur : prendre un évangile et le lire en entier, petit bout par petit bout chaque jour. Lire aussi de façon attentive un livre sur Jésus pour aider à comprendre un peu qui il est, comment il agit, quelles sont ses réactions. Le Père Marie-Eugène donnait des titres d’ouvrages de son époque. Aujourd’hui, on pourrait conseiller, par exemple, de lire ou de relire les deux ouvrages de Benoît XVI sur Jésus de Nazareth. Les idées qu’on trouve en lisant nourrissent notre intelligence et elles nous aident à la fixer un peu quand nous prions. Mais attention, il ne s’agit pas de réfléchir pendant la prière, ce n’est pas le moment. Sainte Thérèse d’Avila disait : « L'important n'est pas de penser beaucoup, mais d'aimer beaucoup » (IV Demeures, 1,7). Cependant, lorsqu’on aime quelqu’un, on est très aidé en considérant un aspect de sa personnalité, de son mystère. Une intelligence non nourrie et vide, favorise la distraction et la sécheresse, qui ne correspondent plus alors à la nuée de la présence de Dieu. Le Père Marie-Eugène était d’origine campagnarde. Il savait utiliser les images de la nature. Voilà comment il explique l’importance de la lecture spirituelle : la contemplation de celui qui ne nourrit pas son intelligence est « une espèce de regard vague, celui du petit veau qui est en train de paître et qui ne regarde rien » ! La foi n’est pas un regard vague. Dieu est lumière et amour. Nous l’aimons en le connaissant, nous le connaissons en l’aimant, il se donne à nous comme connaissance et amour. C’est l’enseignement de saint Paul aux Ephésiens.

 

Donc on fait un bon carême si on prie et si on lit quelque chose sur Jésus?

 

P. Louis Menvielle - C’est déjà pas mal. Mais la prière doit à la fois s’enraciner dans la vie et déboucher dans la vie, sinon elle n’est pas authentique. Rappelons-nous l’avertissement de saint Jean : « Celui qui dit aimer Dieu et qui n'aime pas son frère est un menteur » (1 Jean 4, 20). La prière est un lieu de croissance de l’amour. Cet amour doit ensuite s’exprimer dans le concret. Et inversement l’amour qui grandit dans la vie quotidienne me permet d’aimer plus profondément dans la prière. L’amour est la synthèse de la vie chrétienne. Le Père Marie-Eugène insistait beaucoup sur l’importance de l’amour, seul moteur vraiment efficace de la croissance vers la sainteté. L’amour en-dehors de la prière prend essentiellement deux formes : l’amour dans le devoir d’état et l’amour des autres. L’amour dans le devoir d’état, c’est ce que saint Paul demande aux Colossiens : « Quoi que vous fassiez, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur » (3, 23) : faire les choses le mieux possible, honnêtement, avec conscience ; et les faire comme pour le Seigneur, en sa présence, pour le servir. C’était l’attitude de Marie à Nazareth qui faisait tout avec amour, pour Jésus et en sa présence. On voit bien de quoi il s’agit dans le travail professionnel ou dans la vie familiale. On voit aussi toutes les exigences que recouvre l’amour des autres : la fidélité conjugale, la délicatesse dans l’amour, l’attention aux autres, le temps « perdu » pour eux, l’implication dans l’éducation, le pardon (qui est peut-être l’exigence la plus difficile mais la plus urgente dans les familles et au travail), etc. Pour les prêtres, on parle de charité pastorale : c’est l’amour du Christ que le prêtre met dans tous les actes de son ministère. Et comme l’amour ne se limite pas aux « 35 heures », la charité pastorale, dans le fond, c’est l’amour que le prêtre uni au Christ met dans tous les actes de sa vie, du matin au soir et du soir au matin, précisément pour devenir amour, reflet de Dieu. Cet amour là est inséparablement amour du ministère et amour des autres. Si vous voulez voir dans Je veux voir Dieu ce qui est dit sur l’amour, il faudrait bien sûr tout lire, mais il y a un développement plus spécifique dans le dernier chapitre.

 

Vous parlez du Carême et vous n’avez pas encore employé le mot « sacrifice ».

 

La vie chrétienne, la vie évangélique, la croissance vers la sainteté ne peuvent pas faire abstraction de la Croix. Ou alors, il ne s’agit pas de la vie « en Christ », étant donné que je ne participe à sa résurrection qu’en espérance. Les maîtres spirituels n’ont pas peur du mot « ascèse » et le Père Marie-Eugène y a consacré tout un chapitre dans son livre. L’ascèse a deux buts : apprendre à dominer mes passions, à purifier les tendances mauvaises qui m’habitent, faire en sorte que mon esprit soit maître de mon corps pour pouvoir se mettre lui-même au service de l’Esprit de Dieu ; c’est le premier aspect, celui qui touche à la conversion personnelle. Nous commençons le carême par cette proclamation de Jésus : « Le Royaume de Dieu est tout proche: repentez-vous et croyez à l'Evangile » (Mc 1, 15). Evidemment, la grande question est de découvrir sur quel point nous devons nous convertir. La connaissance de soi est à la base de la vie chrétienne. Quand je découvre des points qui ne sont pas conformes à l’Evangile, je dois m’y atteler avec ardeur et courage, mais aussi avec réalisme, conscient de ma faiblesse, et donc à la fois résolu dans ma volonté de conversion et mendiant de la grâce de Dieu, en particulier celle de la confession, pour qu’elle me donne la lumière et la force de sortir de mes ornières et de ne pas m’arrêter dans la croissance. « La grande preuve de sainteté d'une âme, disait le Père Marie-Eugène, ce n'est pas qu'elle n'ait pas de tentations, ou de lassitude, mais non. C’est qu'elle réagisse et remonte de-là vers Dieu ». Il faut pour cela beaucoup d’humilité, et voilà peut-être le point crucial de l’ascèse aujourd’hui.

 

Pourquoi ?

 

Le carême est un temps de pénitence où nous maitrisons notre corps, comme dit la liturgie, en particulier par le jeûne et l’abstinence. Ce point est incontournable, tous les saints l’ont mis en pratique et enseigné. Il ne doit cependant pas occulter une urgence de conversion, peut-être plus caractéristique de notre époque : le siècle des lumières et les progrès techniques nous ont convaincus de la grandeur de notre intelligence personnelle. Et même si l’échec des grandes idéologies et les blessures de la vie ont largement émoussé l’intelligence de l’humanité et, bien souvent, l’estime que nous avons de nous-mêmes, il reste dans le cœur de l’homme cet orgueil de la raison qui cite à son tribunal tout ce qu’il entend, tout ce qu’il voit, tout ce qui se dit, Dieu lui-même. Apprendre à devenir des enfants humbles et confiants devant Dieu, vivant dans la vérité de notre être à la fois magnifique et blessé, tel est le grand programme d’ « ascèse » que le Père Marie-Eugène, dans la ligne de la petite Thérèse, présente dans les chapitres de Je veux voir Dieu sur l’ascèse et sur l’humilité. Grandir dans l’amour et dans l’humilité en regardant le Christ, voilà un beau programme de carême !

 

Mais l’humilité, c’est difficile. On a l’impression que cela nous dépasse parfois. Qu’est-ce qu’en dit le Père Marie-Eugène ?

 

P. Louis Menvielle - Je vous cite cette phrase si encourageante de Je veux voir Dieu : « Le pauvre, conscient de sa misère, tend la main. L'orgueilleux qui voit son orgueil doit se faire mendiant de la lumière de vérité qui crée l'humilité, et sa prière doit se faire d'autant plus instante que l'orgueil est plus grand et que l'humilité est le fondement et la condition de tout progrès spirituel. (…) L'orgueil qui a pris l'habitude de supplier humblement fait jaillir de lui-même une source de lumière et de vie » (p. 359).

 

Vous disiez que l’ascèse a deux buts. Vous avez expliqué le premier qui est la conversion. Quel est le deuxième ?

 

C’est la fécondité de l’union à Jésus dans sa Passion. Si le carême nous prépare à Pâques, nous n’y arriverons qu’en passant par la Semaine Sainte. Notre société contemporaine a raison de vouloir éliminer la souffrance, ou du moins la soulager : c’est ce qu’a fait le bon samaritain de l’Evangile, il est le modèle choisi par Jésus pour concrétiser l’amour du prochain. Aimer les autres, c’est en particulier soulager leurs souffrances. Mais il faut être réaliste, cela ne supprimera pas la souffrance. Elle une composante de notre condition et nous sommes ou nous serons tous confrontés à la souffrance avant de connaître la mort. Comment vivre cela ? L’Evangile de Jean est impressionnant sur ce point : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son Fils pour qu’il aime jusqu’au bout. « J’aime le Père… je vous ai aimés… ». Et Jésus n’a pas évité ce qui nous angoisse tant : la souffrance et la mort. Au lieu de les supprimer, il les a « fécondées » en en faisant le lieu de son plus grand amour, pour le Père et pour nous. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (n. 2606) commente ainsi le dernier « grand cri » de Jésus quand « il expire en livrant son esprit » : « Toutes les détresses de l'humanité de tous les temps, esclave du péché et de la mort, toutes les demandes et les intercessions de l'histoire du salut sont recueillies dans ce Cri du Verbe incarné. Voici que le Père les accueille et, au-delà de toute espérance, les exauce en ressuscitant son Fils » et en nous unissant à lui dans l’espérance de notre propre résurrection. Dans sa souffrance et dans sa mort vécues jusqu’à l’extrême de l’amour pour son Père et chacun de nous, Jésus présente au Père toutes les détresses de l’humanité. Ces détresses, présentées par le Christ, sont accueillies par le Père qui les retourne en don de l’Esprit dès aujourd’hui et en promesse de résurrection pour demain. C’est là notre espérance, c’est là aussi notre mission, si bien manifestée par le sacrement des malades qui donne aux malades la mission et la grâce de s’unir au Christ pour présenter au Père « toutes les détresses de l’humanité » et obtenir que l’Esprit renouvelle la face de la terre.

 

Comment le Père Marie-Eugène a-t-il vécu la souffrance ?

 

Le Père Marie-Eugène était un vivant, il n’avait rien de doloriste, il soignait les malades avec un amour paternel et aujourd’hui il obtient de Dieu la guérison d’un certain nombre. Comme Jésus qui guérissait aussi, cela ne l’empêchait pas d’avoir des paroles très fortes sur la fécondité de la souffrance vécue dans la foi et dans l’amour, dans l’antinomie de la présence comblante de Dieu au milieu de la souffrance qui vous taraude. Je pense en particulier à cette confidence, à la fin de sa vie, alors qu’il venait de subir des examens médicaux, longs et douloureux : « J'ai fait oraison pendant tout le temps, sur la table. J'étais avec l'Esprit Saint. On me demandait si je n'avais pas mal, sur cette table. Bien sûr que j'avais mal, à la colonne vertébrale, partout, mais ça ne comptait pas. J'étais avec la Trinité Sainte. Le temps ne m'a pas paru long... Dès que je me mets en oraison, l’Esprit Saint est là. Je trouve le Père, le Fils, toute la Trinité Sainte est là. Quand je mourrai, ce sera les yeux ouverts, je ne verrai pas autre chose que ce que je vois maintenant dans la foi. Comment voulez-vous que je ne sois pas heureux avec tout cela, quelles que soient mes souffrances. Cette joie qui surprend tout le monde, elle est normale ». Oui, cela surprend, et pourtant les saints nous assurent que « c’est normal ». Antinomies de la souffrance et de la fécondité, mystère insondable, terrible mais incontournable, où nous sommes appelés à devenir, comme le Christ, avec le Christ et dans le Christ, louange du Père, sauveur du monde… semences pour notre résurrection et celle de nos frères.

 

Pour aller plus loin, par exemple : « Thérèse docteur racontée par le père Marie-Eugène de l'E.-J. »,
Tome 1 : « Histoire d'un thérésien », Tome 2 : « Les clefs de la petite voie », par le P. Louis Menvielle.


Tiré du site Zenit.org

 

«Combien de temps pensez-vous qu'il faille consacrer chaque jour à l'oraison?», demande une jeune épouse au Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus. «Pour commencer, une heure par jour», répond le Père. La jeune femme tombe des nues: «Consacrer chaque jour une heure à l'oraison! mais c'est impossible! impensable! Où placer cette heure d'oraison dans une vie qui est déjà pleine comme un oeuf?» Un bon sourire éclaire le visage du Père: «Madame, si vous ne vous sentez pas prête à donner à Dieu chaque jour une heure dans l'oraison, c'est pour moi la preuve certaine que vous vous êtes trompée de porte en venant frapper à la mienne». Qui est donc ce prêtre aux exigences si étonnantes?

 

Le site de Notre-Dame de Vie - Institut séculier fondé par le Père Marie-Eugène 

Pages consacrées au Père Marie-Eugène sur le site du Carmel en France (cf. le sommet de cette page, à droite)

 

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